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Critique de la Mini-série : Ah! My Goddess - OAV saison
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Critique de la Mini-série : Ah! My Goddess - OAV saison

Avis critique rédigé par Bastien L. le vendredi 3 décembre 2010 à 1431

C'est beau mais c'est...

Critique de la version originale sous-titrée

Paru à partir de la fin des années 1980 et encore populaire aujourd'hui, le manga Ah, My Goddess ! se vit adapté en animé dès 1993 avec une qualité pas vraiment au rendez-vous.

Ah ! My Goddess est donc un manga de type seinen (une bande-dessinée japonaise dont la cible éditoriale s'oriente vers de jeunes hommes entre 15 et 30 ans) créé par Kosuke Fujishima. Jouissant d'une grande popularité autant au Japon qu'au delà des frontières, cette série continue d'être éditée encore aujourd'hui. Il est donc logique que le monde de l'animation s'intéresse au projet. Cela se fait donc en 1993 sous la forme de 5 OAV (Original Animation Video) sous la houlette du studio Anime International Company connu depuis près de dix ans pour de nombreuses séries et OAV.


L'histoire de la série est celle du jeune étudiant Keichi Morisato qui, n'arrivant pas à joindre un livreur alimentaire en plein après-midi, enchaîne les numéros et compose celui d'une sorte d'assistance de divine. A peine le temps de raccrocher qu'il voit débarquer dans son salon une sublime déesse lui expliquant qu'il peut demander n'importe quel souhait. Et comme Keichi est un jeune homme comme un autre et que la déesse est plutôt pas mal, il demande qu'elle reste à ses côtés toute la vie... C'est ainsi qu'il se retrouve en « couple » avec Belldandy qui l’emmène vivre dans un temple abandonné. Alors que Keichi pense qu'il va pouvoir conclure tranquillement avec sa belle, voilà que débarque sa soeur en recherche d'un logement ainsi que les déesses-soeurs de Belldandy, Urd et Skuld... Mais au-delà de cela, la proximité de Belldandy et Keichi semble poser problème au système divin que ces déesses représentent et leur avenir mutuel semble compromis alors qu'ils tombent éperdument amoureux l'un de l'autre.


Le gros problème du scénario de cette adaptation c'est que l'on sent trop les coupures franches qu'il a fallu faire dans l'œuvre originale. Cinq épisodes de 30 minutes semble peut-être un peu court pour adapter correctement cet univers qui promettait beaucoup sur le papier. L'idée d'avoir la confrontation entre les humains vraiment terre-à-terre et ces déesses d'inspiration nordique avait de quoi séduire mais l'oscillation entre comédie puis drame romantique est plutôt malhabile dans l'enchaînement des épisodes. Les trois premiers sont donc sur le ton de la comédie et les deux derniers sur celui du drame alors qu'un mélange au sein des épisodes aurait été plus judicieux. L'ensemble est donc mal agencé et tout se passe excessivement vite. Ainsi, les personnages acceptent les situations trop rapidement et l’intrigue avance souvent sous forme d'ellipses alors qu'il ne se passe souvent pas grand chose pendant des épisodes monotones. Le problème vient aussi des deux personnages principaux qui s’avèrent conventionnels. Seuls les secondaires égayent un peu l'ensemble entre les deux sœurs de Belldandy un peu timbrées ou encore les amis du club de course de Keichi assez drôles. Les meilleurs moments de la mini-série sont donc les aides maladroites d'Urd pour aider Keichi à conclure (épisode 2), la course de dragster organisée n'importe comment par les amis du héros (épisode 3), sans oublier le climax final nous réveillant un peu.


Du côté de l'animation, évidemment l'anime a pris un sérieux coup de vieux depuis 1993. Néanmoins le dessin est de qualité et conserve largement son charme même s'il s'avère très classique avec peu d'effets numériques, ce qui est toujours appréciable. C'est surtout dans la mise en scène et dans l'animation que la série semble datée et fait que cela accentue la monotonie du scénario. Les designs des personnages sont de qualité entre les héros ordinaires, reconnaissables au premier coup d'œil et assez attachants, et les déesses avec leur côté différent bien retranscrit dans les choix vestimentaires. Concernant les décors, ils sont agréables à l'œil puisque assez lumineux comme le temple bordé de verdure, la plage (épisode 2) ou une belle forêt verdoyante (épisode 5)... L'autre point noir de la série vient aussi des musiques qui sont d'une banalité et d'une ringardise assez frappantes, on a affaire à du déjà entendu mille fois. Elles gâchent parfois des scènes par leur côté trop caricatural. Dommage car le reste de l'ambiance sonore est réussit et que le casting vocal s'en sort avec les honneurs dans son ensemble.

 

La conclusion de

Cette mini-série semble donc être une adaptation rapide et bâclée faîte pour surfer sur le succès manga du moment. Il est donc dommage qu'elle ne rende pas plus hommage que cela au matériel original qui se verra adaptée plus tard en film comme en séries télévisuelles.

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