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Critique du Téléfilm : Battlestar Galactica - Razor
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Critique du Téléfilm : Battlestar Galactica - Razor

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 25 septembre 2008 à 0046

Un bol d'oxygène

Razor est un long épisode de double durée qui se positionne exactement dans la période charnière entre la deuxième et la troisième saison (mais diffusé aux USA en début de quatrième saison). Nullement indispensable à la compréhension de la série, il nous propose de suivre les aventures passées et présentes du Battlestar Pegasus, l’énorme croiseur stellaire qui fait une apparition éclair dans les épisodes « standards » (de l’épisode 2/10 à l’épisode 3/03, où il est détruit).
Ainsi, comme si les créateurs avaient réalisé qu’il était vraiment dommage de ne pas plus exploiter le filon de possibilités présenté par l’introduction dans la série d’un nouveau bâtiment militaire, l’on voit surgir des nouveaux enjeux et de nouvelles pistes (qui serviront de base de travail pour le développement d’intrigues futures) à travers une structure narrative reposant à la fois sur des flashback de personnages éphémères (le capitaine Kendra Shaw) et récurrents (l’amiral Adama) et sur des évènements prenant place après la prise de fonction de Lee Adama en place et lieu du commandant Garner.


Le plus intéressant dans ce Razor est qu’il se présente comme une bulle d’oxygène après une troisième saison un peu poussive (certains épisodes se relevant, à mon gout, nettement trop mièvres). Les personnages les plus « pathos » de la série (Laura Roslin, Saul Tigh) et les plus excentriques (Gaius Baltar) sont écartés alors que Kara Thrace met de coté ses atermoiements amoureux pour retrouver son aspect énergique. Le récit se concentre donc sur quatre personnages (Lee et William Adama, Helena Cain, Kendra Shaw) et trois périodes (l’histoire du Pegasus sous le commandement de Cain, les souvenirs de William Adama sur la première guerre cylon, et une périlleuse mission de sauvetage réalisée sous le commandement de Lee Adama). Cela aurait pu être indigeste mais finalement, grâce à une bonne mise en place et un script aux limites bien défini, l’expérience se passe plutôt bien.
Ce double épisode est donc agréable à suivre. Pourtant, en grattant un peu, on s’aperçoit que le scénario est parfois cousu de fil blanc, notamment sur les supposées conséquences des évènements de Razor sur le déroulement de la troisième saison. Des évènements et des découvertes si importantes qu’elles ne peuvent pas logiquement avoir été occultées par les témoins que sont Lee Adama, Kara Thrace et William Adama (au moins dans leurs discussions privées), hors cela sera le cas. On peut aussi reprocher une atmosphère un peu prêchi-prêcha – le péché mignon de cette série – et la centralisation de nombreux évènements majeurs, voire d’ordre galactique, sur les mêmes personnages (William Adama notamment), rendant l’ensemble un peu trop artificiel. La façon d’approcher la liaison homosexuelle entre Gina-Six et l’amiral Cain, à travers deux profils psychologiques retords et cruels, pourrait également être jugée comme tendancieuse aux yeux des plus susceptibles. Enfin, quelques facilités dans le scénario mettent un peu à mal la crédibilité de certaines situations (l’évacuation du commando en raptor, au milieu d’un essaim de cylons).

Mais attention, ces défauts ne doivent pas faire oublier les nombreuses qualités de ce double épisode. Ainsi, au niveau du rythme, Razor retrouve l’énergie qui avait de la saison deux un modèle du genre, avec d’excellentes séquences d’action. Comme d’habitude, les nombreux effets spéciaux sont d’une grande qualité, avec des vues spatiales magnifiques. Puis, bien sûr, il y a l’effet nostalgie ! Les téléspectateurs les plus vieux (comme moi) ne vont pas manquer de s’émouvoir à la vue des vieux modèles de centurions, certes modélisés en numériques (et un peu plus costaud que les figurants en panoplie de 1978), mais si mignons avec leur loupiotes rouge qui gigote dans leur casque. Personnellement, j’ai adoré ce moment…

La conclusion de

Malgré qu’il ne soit pas indispensable à la compréhension de la série, je conseille à tous les amateurs de space op’ la vision de Razor. Bien réalisé, doté d’excellents effets spéciaux, ce double épisode de luxe retrouve l’énergie déployée tout au long de la saison deux et qui s’est un peu étiolée par la suite. De très bon augure pour la saison 4…

Que faut-il en retenir ?

  • Bon rythme, bon FX
  • Des nouveaux personnages haut en couleurs
  • Des idées intéressantes

Que faut-il oublier ?

  • Quelques facilités scénaristiques
  • Un ton prêchi-prêcha qui peut lasser

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