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Critique du Roman : Paul, le Prophète
Paul, le Prophète >

Critique du Roman : Paul, le Prophète

Avis critique rédigé par Thomas K. le lundi 31 août 2009 à 1445

ou de l'Art de boucher les trous

L'Histoire est une cible mouvante qui change à mesure que l'on découvre de nouveaux détails, que l'on corrige des erreurs, et que l'attitude des masses évolue. Les historiens sculptent la statue qu'on nomme Vérité non pas dans le granit, mais dans l'argile humide.

Extrait de la préface de la Vie de Muad'Dib, tome I

par la Princesse Irulan

Avis aux amateurs de Dune, aux éternels dévoreurs d’anecdotes sur l’univers de Frank Herbert, voici ce qui se fait de plus pointu à l’heure actuelle en matière d’ultime précision sur les protagonistes d’une épopée s’étalant sur plusieurs millénaires.

Pour les odieux profanes, plantons le décor : Paul est le fils du Duc Leto, celui-ci a été piégé par l’empereur Padishah Shaddam IV et Le Baron Harkonnen sur la planète Arrakis (aussi appelé Dune). Le Duc meurt dans ce piège, mais son fils arrive à s’enfuir, recueillis par les terribles et farouches autochtone, les Fremens, Paul se découvre des dons de prescience qui font de lui très certainement un surhomme prophétique : Le Kwisatz Haderach.

Paul se retrouve à la tête des Fremens et mène la révolution sur Dune, le Baron Harkonnen y perd la vie, Shaddam est renversé et exilé sur la planète prison Salusa Secundus. Nouvel Empereur, Paul lance à travers l’Univers ses légions de terribles jihadistes et commence son à asseoir son règne sur Arrakis.

Ce règne, nous avons pu en voir la fin dans le formidable « Le Messie de Dune » . Et il est vrai que lors de ma prime jeunesse, je fus quelque peu frustré de ne pas en savoir plus sur ce qui s’était passé entre la chute de Shaddam et le règne vieillissant d’un Paul transfiguré.

A croire que je ne fus pas le seul a ressentir cette frustration, car Brian Herbert et Kevin J. Anderson se sont proposés ici de combler nos lacunes. Le Fils de Frank Herbert et son ami avait déjà réussi à nous narrer ce qui se passait une génération avant les événements de Dune, ils avaient également voulu expliquer pourquoi l’univers de Dune était comme nous le connaissons et racontant son mythe fondateur, écrit dans le sang du terrible Jihad Butlerien contres les machines pensantes. Et finalement, ils avaient enfin osé se lancer dans la fin du cycle de Dune, malheureusement inachevé par Frank Herbert, décédé en 1986 très peu de temps après « La Maison des Mères ». Grace à eux j’avais pu enfin, quinze ans plus tard, « finir Dune ». Et je croyais en avoir bien fini…

Nous découvrons donc ici comment Paul se rend compte qu’il ne pourra plus suivre les préceptes d’enseignement de son père, qui fut un Duc renommé pour sa justesse et sa droiture. Paul fonde son empire dans le sang, les uns l’adorant comme un dieu, les autres le considérant comme la plus grande monstruosité de toute l’histoire de l’humanité. Nous voyons l’homme le plus puissant du monde commettant les plus grossières erreurs, en proie aux doutes et aux atermoiements.

Mais pour mieux comprendre Paul l’Empereur, nos auteurs nous font remonter à nouveau le temps dans la jeunesse de Paul le fils du duc, qui a connu sa première guerre, ses premiers périls et ses premiers jeux politiques au sein du Landsraad.

Comme je l’ai dit précédemment, à mon humble avis cet ouvrage s’adresse prioritairement aux passionnés de Dune, avide d’en découvrir toujours plus sur le chef d’œuvre de Frank Herbert. Le Profane aura déjà bien à faire en lisant tout d’abord les ouvrages originels, et les premiers addenda du duo Herbert fils & Anderson.

Quant à l’ouvrage lui-même, je l’ai finalement trouvé quelconque, trop léger, simplifiant à outrance les intrigues et ne laissant absolument aucune surprise au lecteur. De plus, d’un point de vue purement stylistique, le duo d’écrivains n’arrive jamais à la cheville du père génial. J’avais déjà ressenti ce gouffre lorsque j’avais relu La Maison des Mères pour reprendre la suite. Là où Frank Herbert maitrise brillamment son style, on déplore justement l’absence de style de la part de nos deux chroniqueurs. Je ne leur jetterai pas la première pierre, ils se sont lancés dans une tache colossale, et il n’est pas dit que d’autres aurait fait mieux…

Paul le Prohète ne déroge pas à cette triste règle, on ne peut en effet le lire sans imaginer ce qu’il aurait pu être s’il fut écrit par Herbert Père. Et finalement avouons le, il ne nous donne que peu ou pas d’informations vitales au reste de l’œuvre. Quand on sait de trois autres ouvrages de cette trempe sont en cours d’élaboration, on ne peut laisser le doute que nous assaillir…

La conclusion de

Un livre pour aficionados de Dune, qui laissera de marbre les puristes et ne doit pas être lu de prime abord par les profanes. Une tentative bienvenue, mais loin d’être essentielle.

Que faut-il en retenir ?

  • Dune et son formidable univers.

Que faut-il oublier ?

  • Un style inexistant face à Franck Herbert. Une approche trop légère pour une figure aussi complexe.

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