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Critique du Roman : Dune *
Dune * >

Critique du Roman : Dune *

Avis critique rédigé par Manu B. le mardi 21 février 2006 à 0119

La saga commence...

"Durant la semaine qui précéda le départ pour Arrakis, alors que la frénésie des ultimes préparatifs avaient atteint un degré presque insupportable, une vieille femme vint rendre visite à la mère du garçon, Paul..."
Dune est désertique, inhospitalière et pourtant c'est la planète où l'on trouve l'épice, l'une des plus grandes richesses de l'univers. Dune est le lieu où est envoyé le Duc Leto, sa femme Jessica et son fils Paul. C'est un piège, ils le savent bien. Un coup politique meurtrier se prépare. Que va pouvoir faire le duc ? Pactiser avec les fremens, autochtones de la planète ? Dans l'ombre se préparent également les révérendes Mères du Bene Gesserit...
Le mythe. J'ai entendu parler de Dune, comme beaucoup, lorsque le film Dune de David Lynch sortit en 1984. Le film peut paraître maintenant désuet, aux effets spéciaux presque risibles, et pourtant j'ai toujours trouvé un certain charme au côté maintenant kitsch de Dune. Ce qui m'a intrigué était cet univers baroque, et la dépendance de toute une galaxie envers l'épice. Et comme le destin est souvent étonnant, il réserve parfois des surprises, puisque l'épice que tout le monde convoite se trouve sur la plus insignifiante planète de l'univers, et la plus désertique et invivable de toutes. Les joyaux ne se trouvent jamais dans les fleurs, il faut suer, il faut creuser dans les galeries pour les dénicher. Ici, l'épice est aussi difficile à trouver, d'autant que des gardiens incarnés sous forme de vers de sables gigantesques veillent jalousement sur leur précieuse épice, tout comme les dragons de la fantasy veillent sur les trésors des donjons. Car en somme, Dune est de ce genre d'histoire où un homme forge une légende, où le destin fera de lui, l'élu, le leader d'une révolution. Dune fait partie de ces cycles mythiques de la littérature, au même titre que le seigneur des anneaux de la fantasy, ou bien de la Fondation de la science fiction. On a parfois comparé Dune au Lawrence d'Arabie, l'épice étant l'or noir. Pourquoi pas ? Le parallèle est troublant, la comparaison judicieuse, sauf que Dune est une saga, les suites du premier volume montrent à quel point F Herbert a voulu créé un mythe, que certains considèrent comme le plus grand de la science fiction, et le plus connu. Pour ma part, certains opus du cycle m'ont laissé dubitatif et m'ont presque ennuyé, je pense notamment à l'empereur dieu de Dune que certains révèrent et d'autres détestent. En tout cas, Dune est l'histoire d'un élu, qui restera dans les tablettes de l'histoire de cet univers pendant des milliers d'années.
L'univers de Dune. Parlons donc de cet univers. C'est un univers de science fiction très ambivalent car il s'agit d'une société galactique très féodale. Elle a lieu plusieurs dizaines d'années dans le futur, ce qui confère habituellement à une certaine sophistication technologique d'une telle société. Et pourtant, on est revenu à un empire, tout comme dans la Fondation d'Asimov. Est ce à dire que le modèle le plus stable pour une société couvrant tout un pan de l'univers est l'empire ? Ou donc est notre société démocratique que l'on imagine ? Est ce là notre utopie de la future société ? Je me suis posé bien souvent la question. Toujours est il que l'empereur est entouré de ses sujets, de ses seigneurs, de ses ducs dont l'un est le Duc Leto, père de Paul Atreides et que le destin a voulu que l'enfant élu arrive sur le lieu de son avènement prochain. L'organisation en maisons m'a aussi fait penser aux maisons du zodiac, les maisons des dieux, desquelles Frank Herbert aurait pu s'inspirer. Mais ce modèle féodal inclut aussi une composante religieuse, dont une société secrète -quasiment une secte- que constitue le Bene Gesserit. Les révérendes Mères de ce groupuscule, considérées par certains comme des sorcières, oeuvrent dans l'ombre, depuis des millénaires et des millénaires. Et elles poursuivent leur travail de fourmi, pour la conception d'un être exceptionnel... Tout va basculer lorsque cet usufruit va tomber entre les mains d'autres êtres à la foi également inébranlable: les fremens. On entre presque dans une guerre de religions que Paul va arbitrer, en tant que Messie.
Ainsi donc, l'univers de Dune est d'une richesse presque inégalée dans la science fiction, tant sur le point politique, militaire, social que religieux.
Le début. C'est dans ce contexte que le jeune Paul est parachuté sur Arakis aka Dune, la planète de l'épice qui allonge la vie, qui permet le voyage dans l'espace et le temps. Les luttes d'influence politiques, militaires et religieuses vont projeter Paul vers son destin. La première partie de ce roman nous raconte donc la chute de la maison Atréides. L'action est mêlée à la description progressive de l'univers de F Herbert de manière judicieuse. On ne s'ennuie pas une seconde, la menace gronde, la destinée va s'accomplir...

La conclusion de

La saga commence de manière musclée. Vous vous laisserez emporter dans le flot des pages et des vagues d'Arrakis sans protester.
Prix Hugo en 1966 Prix Nebula en 1966. Prix Locus pour Meilleur roman de tous les temps en 1975, 1987 & 1998.

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