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Critique du roman : Coalescence #1 [2006], par Thomas K.

Avis critique rédigé par Thomas K. le lundi 9 novembre 2009 à 16h45

Chute de Rome et fourmis humaines…

George, une colonie de fourmis n’est pas une dictature, ou une utopie communiste. C’est une famille. Une conséquence logique de la pression due a une forte densité de population et a un environnement extérieur hostile. Parfois ça paye de rester à la maison avec maman, parce que c’est plus sur comme ça, mais d’un autre coté, ça exige un ordre social pour gérer la population. Alors tu aides maman à élever tes sœurs. C’est dur, mais c’est un système stable. L’émergence fait marcher la colonie dans on ensemble, tout le monde en retire un bénéfice génétique, et ça ne marchas pas mal… les biologistes appelle cette façon de vivre l’eusocialité – eu est le préfixe grec qui veut dire « parfait »


Me voici à nouveau aux prises de l’œuvre de Stephen Baxter. Dans le premier tome d’une trilogie, Les Enfants de la Destinée, qui va nous mener au moins cinq cent milles ans dans le futur…

Cette trilogie commence par la mort du père de George Poole. George va donc s’occuper de régler les affaires de son père et notamment faire le ménage de sa maison. Parmi ses comics, ses maquettes de vaisseau spatiaux et ses magazines porno, George trouve une photo de famille. Une curieuse photo où il voit à ses coté une jumelle de trois ans qu’il ne se rappelle pas avoir jamais connu…

Parallèlement nous commençons à suivre les pérégrinations douloureuses de Régina, une fille de la noblesse romaine de Bretagne qui va devoir fuir les invasions barbares. Son grand père l’emmenant le long du mur d’Hadrien, elle fuyant, devenant fermière, puis intendant d’un nouveau seigneur local… Artorius, armé de sa célèbre épée « «Calib » et dont le « Dunon » se trouve sur les rives de la rivière Caml.

George, complètement déboussolé par la mort de son père et la découverte d’une sœur jumelle qu’il n’a jamais connu, décide de mener l’enquête, aidé en cela par son ancien ami d’enfance Peter. Peter est aussi un ancien flic, devenu un vrai nerd fanatique des conspirations. Ses recherches vont le mener jusqu’à Rome où il va découvrir le mystérieux Ordre de Sainte Marie Reine des Vierges. Ordre qui a élevé dans son curieux dogme sa sœur Rosa.

1500 ans plus tôt, Regina décide de fuir les invasions saxonnes et se réfugie au centre du Monde, Rome. Elle va y retrouver sa mère qui appartient à un groupe de Vestales Christianisées. Groupe qu’elle va rejoindre et adapter aux besoins de son temps. Car quand les Wisigoths d’Odoacre renverseront Romulus Augustule, dernier empereur romain d’occident, ils ne trouveront jamais ces femmes qui se sont enfoncés dans les Catacombes…

Et parfois dans le ciel, de curieuses lumières détournent l’attention de tous. Et quand les savants trouvent traces loin très loin dans la ceinture de Kuiper, au frontière du système solaire, d’une forme polygonale ne pouvant qu’être artificielle, l’humanité comprend qu’elle n’est peut être pas finalement si seule que ça…

Cette fois encore Baxter frappe fort, il nous fait remonter le temps lors de la fin du moribond empire romain d’occident, et il arrive très bien à transcrire l’état de déchéance rapide et inexorable de ce qui fut l’empire le plus puissant du monde. Il va se servir de ce traumatisme à l’échelle du monde pour justifier l’apparition d’une nouvelle espèce d’humains, vivant sous terre et perdant de plus en plus ce que les philosophes considéreront comme le propre de l’Homme. Une première tentative inconsciente de s’adapter aux conditions terribles de l’invasion… mais qui ne prend pas en compte que l’homme ne peut se permettre de stagner au stade de l’eusocialité, quand on sait qu’au delà des étoiles d’autres espèces arrivent…

Nous sommes plongés à nouveau dans une histoire qui s’étale à travers l’espace et le temps sur plusieurs dizaines de générations, et pour savoir déjà quelle est à peu prêt la teneur de la suite de ce premier tome, nous n’en sommes qu’aux balbutiements.

La conclusion de à propos du Roman : Coalescence #1 [2006]

Thomas K.
80

Du grand Stephen Baxter, on y retrouve le souci du détail, une culture générale riche et utilement exploitée, des perspectives spatiales et temporelles gigantesques digne d’un Frank Herbert sous ecstasy. Mais Baxter est comme un bon cigare, il faut apprécier les moments durs et douloureux pour savoir en tirer tout le plaisir possible, comprendre ici que quelques lenteurs risque d’en dégouter certains. J’ai cependant fini ce tome avec l’envie débordante de dévorer la suite de la trilogie…

Que faut-il en retenir ?

  • Histoire revisitée avec brio. Une sévère envie d’en savoir plus.

Que faut-il oublier ?

  • Ma partialité trop évidente. Ce tome ne suffit pas à lui-même. Des longueurs et des lenteurs courante chez l’auteur.

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