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Critique du Roman : Le Syndrome de l'éléphant
Le Syndrome de l'éléphant >

Critique du Roman : Le Syndrome de l'éléphant

Avis critique rédigé par Manu B. le mardi 10 juin 2008 à 1354

Doc Launey

"Le plus dur, ç'a été le transport du cadavre. Le plus dur, pas le plus horrible. Il faisait sombre, dans le grand salon. Jocelin et moi avions pénétré à l'intérieur de cette demeure cossue en pleine nuit, après nous être assurés trois jours durant, à la faveur de veilles interminables, qu'elle était vidée de tous les occupants..."
Cela fait cinq ans que ça dure. Cinq ans durant lesquels tout s'est (étrangement) bien passé. Aucun contretemps n'est jamais n'est jamais venu troubler ces visites et ces emprunts permanents. Jusqu'à ce soir. Ce soir, il y a eu quelqu'un pour troubler la monotonie du geste bien fait. Et Jocelin a dû tirer trois fois pour éliminer cette composante inattendue. Avec ces difficultés croissantes, le cambriolage que ce dernier et Launey avaient l'habitude de faire tranquillement, tourne lentement au cauchemar: il y a eu meurtre cette fois-ci. Et ça fait toute la différence. Launey prend peur, manque de fuir et de laisser son compère avec un cadavre sur les bras, puis se ravise. Une question lui taraude l'esprit: comment Jocelin a-t-il su qu'il y avait une troisième personne dans la faible lueur de la maison, et comment a-t-il réussi à atteindre aussi facilement sa cible dans ces conditions ?...
Thierry Di Rollo a failli nous surprendre. Il a failli complètement changer de registre, en nous écrivant une histoire à l'ambiance champêtre, aux répliques de comédie un peu forcées. On imagine très bien son sourire goguenard en se figurant les -et surtout SES- lecteurs lisant les premières pages: mais qu'est-ce qu'il nous a fait là ? Il faut dire que l'écrivain français commence à avoir de la bouteille et envisage peut-être maintenant ses romans sous un angle nouveau. Car de la souffrance et de la noirceur, du pessimisme et du désespoir, il nous en a servi déjà pas mal, et cela en seulement six romans et quelques nouvelles (Archeur, number nine, la profondeur des tombes, la lumière des morts, Meddik, les trois reliques d'Orvil Fischer et cendres). On s'était figuré qu'il avait écrit tout ce qu'il avait sur le coeur; et vogue vers un nouveau genre et un nouveau style !? Sauf que, sauf que toute cette bonne humeur s'éclipse derrière un voile de mystère et de folie grandissants. Di Rollo nous refait du Di Rollo. On s'en doute dès la première partie, on en est persuadé à la fin de la deuxième et on le prend en pleine gueule à la fin du roman. Les bonnes habitudes ne se perdent, pour ainsi dire, pas facilement.
Ce qui est étonnant, c'est que les scènes, les dialogues, les personnages semblent encore plus percutants (ceux dont il se sert depuis toujours) dans un monde cohérent, un monde réel, aujourd'hui. D'autant plus que les personnages paumés (Pennrose tout comme l'était Pennbaker) sont pathétiques, i. e. qu'ils émeuvent et bouleversent le lecteur par leur souffrance intérieure.
Au final, c'est (encore) une vraie réussite. Rien de trop. Ecrire un roman paraît si simple... Monde de merde.

La conclusion de

Une fois encore, Thierry Di Rollo écrit un texte concis, percutant, poignant, un monde peuplé de personnages bouleversants. Nul doute que tout le talent qu'il a développé dans la science fiction peut être aisément transposé dans un univers réel et qu'il a de beaux jours devant lui dans le polar et/ou le thriller.

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