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Critique du film : Jurassic Park 3 [2001], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 10 mars 2008 à 15h01

On prend (presque) les mêmes et on recommence

En compagnie du boyfriend de sa mère, un gamin fait du parachute ascensionnel au dessus d'une île tropicale à l'accès formellement interdit. Quand, soudain, le duo est attaqué et enlevé par une créature non identifiée. Désespérés, les parents divorcés de cet jeune imprudent acceptent alors de coopérer afin d'organiser une expédition de secours. Pour ce faire, ils vont cependant avoir besoin de l'aide d'un spécialiste, à savoir le docteur Grant, car cette île se trouve être Sorna, le site B de Jurassic Park, aujourd’hui abandonnée aux dinosaures...
Pour ce troisième volet de la saga Jurassic Park, Steven Spielberg laisse les coudées franches à l'un de ses faiseurs favoris, Joe Johnston. Le monsieur est bien connu du cinéphile, et s'il manque, comme ils se doit pour ce genre de fonction, d'une quelconque trace de personnalité, il n'en est pas moins un excellent technicien et un homme de confiance, tant il parvient sans défaut à respecter les limitations budgétaires et les délais. Le choix de ce réalisateur n'est donc pas réellement une surprise. De toute façon, de l'originalité, Jurassic Park III n'en a guère besoin tant le scénario rachitique et naïf laisse apparaître sans détour les objectifs recherchés par les producteurs. A savoir de l'action et des effets spéciaux, à la manière d'un jeu vidéo...
Car dans Jurassic Park troisième du nom, fi de psychologie ou d'enjeux dramatiques tangibles. Non, c'est juste l'histoire d'un groupe de personnes qui court avec une meute de dinosaures collée aux fesses. Donc, dans ces conditions, inutile de s'attader à peaufiner les personnalités des protagonistes ou travailler plus à éviter les incohérences. Le résultat se fait ainsi vite ressentir. Entre le gamin qui survit huit semaines, seul, sur une île infestée de créatures et qui parvient même à garder un teint de pêche, et une mère de famille si conne qu'elle braille dans la nature comme si elle avait paumé son fils dans un centre commercial, on nage en pleine débilité, mais bon... Le but recherché; amuser les kids fan de dinos, reste la priorité (d'où le gag cartoon du téléphone qui resiste même aux sucs gastriques de dinosaures).


Pour ce faire, on a surenchéri sur le nombre de grosses bébêtes. Ptérodactyles, spinosaure, brachiosaures, tyrannosaures, etc. et bien entendu vélociraptors savants, sont donc au programme de ce Jurassic Park qui sent un peu le réchauffé. Une faune impressionnante qui ne parvient pas cependant à donner une impression de vie sauvage sur cette île tant l'environnement reste pauvre en espèces de tailles plus modestes; on peut noter par exemple l'absence d'insectes et de parasites. Bref, plongé dans cet environnement hostile mais cruellement artificiel, cette petite équipée humaine va devoir atteindre la côte en passant par diverses cases épreuves, à la manière d'un jeu de l'oie cinématographique et spectaculaire. Certains y arriveront d'ailleurs mieux que d'autres, comme ce jeune scientifique qui parvient à effectuer mille exploits sans fêler le moindre spécimen de son chargement d'oeufs (essayez un jour pour voir... si vous n'avez pas d'oeufs de velociraptors, reportez-vous sur de bons vieux oeufs de poule, la difficulté est la même). D'autres, les seconds couteaux, y perdront bien sûr la vie.
Les effets spéciaux sont toujours aussi impressionnants. Rien à redire sur ce point, admirer la maîtrise technique de ILM est un véritable régal, même si l'effet de surprise - depuis l'émerveillement connu à l'occasion du premier volet - n'est plus de mise. Je dois donc cependant avouer que le spectacle technique a largement suffit à me faire rester devant l'écran jusqu'au générique de fin. D'autant plus que le montage est très rythmé et efficace; probablement le fruit d'un story-board en béton armé.
Du coté de l'interprétation, on peut nier que le casting est éminemment sympathique. Même si les comédiens n'ont rien d'autre à faire que déguerpir entre deux phrases de dialogues vide d'intérêt, il se plient volontiers aux règles et parviennent même à nous faire presque gober les blagues à deux balles (ah, cette remise au goût du jour du tic-tac du Capitaine Crochet!) qui fleurissent dans ce script puéril. Ils ont l'air tous d'être très contents d'être là, quasiment sans aucun texte à apprendre (le nombre de zéros sur leur chèque y est peut-être aussi pour quelque chose...).

La conclusion de à propos du Film : Jurassic Park 3 [2001]

Nicolas L.
55

Jurassic Park III remplit parfaitement son objectif: amuser l'audience la plus jeune en lui offrant la vision de moult dinosaures (les enfants adoooorent ces grosses bêtes, ça doit leur rappeler le familier ronflement de leur papa) poursuivant à travers un jeu d'épreuve basique une sympathique équipe d'aventuriers. Pas trop violent, doté d'effets spéciaux vraiment géniaux et d'un montage efficace, le film de Joe Johnston est une sympathique série B de luxe pour jeunes spectateurs.

Que faut-il en retenir ?

  • De superbes effets spéciaux
  • Un casting sympathique
  • Un spectacle divertissant pour jeunes spectateurs

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario alibi
  • Une trame linéaire et prévisible
  • Aucune originalité dans la réalisation

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