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Critique du film : Jurassic World #4 [2015], par Vincent L.

Avis critique rédigé par Vincent L. le mardi 7 juillet 2015 à 09h00

Harder, Faster, Stronger...


Succès inattendu de ce début d'été 2015, Jurassic World aura réussi l'exploit de surpasser les chiffres d'exploitation de la grosse machine du moment, le bien nommé Avengers 2. Si on n'était pas franchement inquiet quant à la carrière commerciale du film, le voir si rapidement dépasser la barre symbolique du milliard de dollars reste toutefois une surprise, notamment au regard de cette masse d'éléments qui ne vendaient pas du rêve : un réalisateur inconnu du grand public (Colin Trevorrow, dont le premier film n'est même pas sorti en France), une campagne promotionnelle s'appuyant sur quelques idées a priori bien pourries (le dressage de raptors notamment), l'absence des personnages iconiques de la saga, des premières images ne faisant que recycler les idées des autres films de la franchise,...

Néanmoins, en dépit de cette somme de facteurs peu engageants, il faut bien se rendre à l'évidence : le grand public avait visiblement envie de retourner sur Isla Nublar, probablement à la recherche d'une certaine nostalgie vis à vis de ce film culte et intemporel qu'est Jurassic Park premier du nom. Il faut d'ailleurs bien l'avouer, Jurassik World joue à fond cette carte de la nostalgie, multipliant d'ailleurs le fan service au delà de toute raison. Colin Trevorrow n'a cessé de clamer son amour pour le premier film, et, au regard de son travail sur ce quatrième opus, on ne peut que croire à sa bonne foi. Mais si ces déclarations n'étaient visiblement pas teintées d'opportuniste, elles n'en constitue pas mois un des problèmes majeurs de ce film tant les références à Jurassic Park sont omniprésentes et manquent clairement de subtilité.


« Si la mise en scène de Colin Trevorrow est bien trop référencée, elle s'avère malgré tout efficace pour mettre en valeur ce nouvel opus et maintenir notre attention tout au long de ces deux heures. »


Impossible, donc, de passer à côté de toutes ces références, et ce même si on ne connaît que moyennement le premier film. Ici, tout est fait pour susciter la fibre nostalgique des spectateurs. Sauf qu'à force de clins d'oeils et de références omniprésentes, l'effet obtenu est tout autre : l'impression que Jurassic World n'est finalement qu'un ersatz du premier film qui tente d'en reproduire la magie, mais sans vraiment comprendre tout ce qui pouvait en faire la saveur. Le trop-plein d'effets spéciaux est une démonstration flagrante de cet état de fait : un dinosaure chez Spielberg, c'était magique, trente dinosaures par plan chez Trevorrow, c'est anodin. Et ce n'est malheureusement pas la reprise de plans iconiques super-appuyés ou du thème musical qui peut changer la donne, au pire simplement renvoyer au doux souvenir de Jurassic Park.

Si, sur la forme, les références sont omniprésentes, sur le fond, les choses sont en tout point similaires, le scénario ne faisant que reprendre toute la structure du premier film : des scientifiques en mode "savants fous" qui ne maîtrisent pas leurs créations, l'attaque de deux enfants de la famille du directeur qui doivent s'enfuir dans le parc pour survivre, un baroudeur à qui on ne la fait pas qui va aller les aider, un sabotage qui va faire dégénérer les choses, un chef d'entreprise qui tente de sauver la situation tout en protégeant ses investissements,... Même la séquence finale est quasiment un copier-coller de celle de Jurassic Park ! Péripéties, dialogues, plans iconiques, costumes, Jurassic World se situe clairement dans l'univers merveilleux du tiers-monde de l'imagination.



Pourtant, en dépit de tout cela, on ne peut que se rendre à l'évidence : on ne s'ennuie pas devant Jurassic World. Malgré ce manque total de prise de risque, force est de constater que l'on retourne bien volontiers au milieu des dinosaures. Et si la mise en scène de Colin Trevorrow est bien trop référencée, elle s'avère malgré tout efficace pour mettre en valeur ce nouvel opus et maintenir notre attention tout au long de ces deux heures. Malgré une perte d'intérêt qui va croissante jusqu'à un dernier acte raté (et une scène finale ridicule), malgré des personnages sans saveur (en dépit d'un casting qui fait correctement le taf) et des partis-pris criticables (domestiquer des raptors, une idée dont le traitement est contraire aux thématiques de la franchise), on passe un agréable moment devant ce film globalement distrayant, même si assez anecdotique en comparaison de son modèle.

En fait, le plus frustrant est cette impression qu'avec un peu plus de culot, Jurassic World aurait pu être plus que ce simple divertissement. Quelques excellentes idées parsèment ainsi le film, notamment la conception du parc, vraiment bien pensée, dans lequel les dinosaures sont devenus une attraction commune, comme une sorte de zoo friqué (mention spéciale aux petits poneys tricératops). Le scénario sait d'ailleurs jouer dessus en évoquant, dans une belle tirade, le public blasé auquel il s'adresse (en substance "il y a vingt ans, les gosses pouvaient s'émerveiller devant un T-Rex, aujourd'hui, il faut plus gros, plus fort, plus monstrueux"). Des idées timidement exploitées, qui auraient mérité un meilleur développement, mais qui ont au moins le mérite d'être là et de donner un minimum de corps à un film qui en manque cruellement.

La conclusion de à propos du Film : Jurassic World #4 [2015]

Vincent L.
60

A la fois suite (sur le fond) et remake (sur la forme), Jurassic World va piocher dans l'ensemble de la saga Jurassic Park ce qui fonctionnait et le compile dans un film qui reprend en substance la trame du premier épisode. Il en ressort un film dépourvu de toute forme d'inventivité artistique, mais malgré tout distrayant dès lors que l'on y recherche juste une petite Madelaine de Proust inoffensive, ni plus, ni moins.

Que faut-il en retenir ?

  • Un blockbuster distrayant,
  • Une mise en scène correcte,
  • Des comédiens qui font le taf,
  • Le parc, bien pensé,
  • Un sous-texte timide, mais amusant.

Que faut-il oublier ?

  • Aucune inventivité,
  • Du fan service très lourd,
  • Un dernier acte à la limite du ridicule,
  • Un trop plein d'effets spéciaux.

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