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Critique de la Bande Dessinée : Cycle de Bételgeuse: la planète

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 21 août 2006 à 08:55

Le voyage continue

J’ai adoré le cycle d’Aldébaran et c’est avec une certaine frénésie que j’ai entamé la lecture de cette nouvelle et épique aventure d’exploration planétaire nommée Bételgeuse, de nouveau mise en image par les traits – si particuliers - de Léo
Si Aldébaran est une planète océanique plutôt accueillante, il en est tout autrement de Bételgeuse, une planète aride et dangereuse. Comme dans son précédent cycle, la communauté humaine établie sur la planète a perdu le contact avec la Terre, et les autorités en place ont instauré un régime autoritaire destiné à régir la maigre population de la seule colonie humaine présente. Et comme dans Aldébaran, l’œuvre démarre par les déboires d’une adolescente, l’étrange Maï Lan, dramatiquement privé de son cercle familial. Quelques individus, réfractaires à cette forme de dictature, se sont établis dans un camp à l’orée du désert et jouent en quelques sortes le rôle de force rebelle. On se retrouve donc avec deux groupes antagonistes, aux deux philosophies de vie complètement différentes (d’une manière faussement manichéenne comme pourra le découvrir le lecteur au cours des tomes suivants).

Au pays des pandas muets

Fidèle à ses (bonnes) habitudes, Léo débute sa nouvelle saga en nous éblouissant avec des paysages grandioses et un étonnant bestiaire. Parmi cette masse de créatures plus ou moins monstrueuses, l’espèce la plus étonnante ressemble à une sorte de panda sans bouche, à l’intellect fortement développé, et c’est la présence de ces étranges animaux qui est en fait la principale source de désaccord des deux communautés. Une autre histoire parallèle se développe également dans l’espace, au cœur d’un astronef fantôme en orbite autour de Bételgeuse, avec deux nouveaux personnages ; les naufragés Hector et Inge. Il est intéressant de noter que même si Léo a toujours autant de difficultés à donner du dynamique à des personnages humains étrangement figés, il rattrape cet ‘’handicap’’ graphique en démarrant son histoire de manière plus complexe et tordue que lors du premier tome d’Aldébaran. Les interrogations sont plus nombreuses, un aspect qui donne encore plus de volume à l’intrigue et nous fait oublier ces dessins un peu statiques.
Dans ce premier opus se trouve également une troisième partie, qui sert à introduire dans l’histoire les personnages présents dans Aldébaran. Dans le rôle principal, Léo se tourne cette fois-ci vers Kim, un personnage encore peu développé, et à travers seulement une petite dizaine de page, il nous fait comprendre que la jeune femme sera le principal centre de gravité de ce cycle. Il prend d’ailleurs un certains plaisir à nous la montrer sous tous les détails (heureusement, on n’a pas encore droit aux débiles histoires de fesses post-ados qui seront omniprésentes plus tard) et l’on est très loin de la Kim des débuts d’Aldébaran.
Kim, la belle de l’espace

Bref, comme on peut le voir, 3 histoires en une seule qui sont destinés à se rejoindre à travers une aventure exotique et initiatique que l’on espère aussi riche qu’Aldébaran. En tout cas, à l’occasion de ce premier volet, j’ai été complètement conquis.

85

L’on pouvait être inquiet sur les capacités de Léo à se renouveler après le magnifique cycle d’Aldébaran. On est désormais rassuré. Le résultat est aussi bon, du moins dans ce premier tome, et on peut même penser que certains aspects sont encore meilleurs, notamment avec cette trame un peu plus complexe. Des qualités scénaristiques et une sensation de dépaysement qui m’a personnellement fait oublier, encore une fois, ce manque de dynamisme et d’expression dans les comportements humains.

Critique de publiée le 21 août 2006.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario alléchant et une histoire pleine de promesses
  • De nouveaux personnages intéressants, notamment Maï Lan
  • Un bestiaire toujours aussi original

Que faut-il oublier ?

  • Manque de dynamisme dans les situations
  • Des humains aux expressions bien figées

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