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Critique de la Bande Dessinée : Cycle d'Antarès: Episode 3
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Critique de la Bande Dessinée : Cycle d'Antarès: Episode 3

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 7 septembre 2010 à 1457

Plage réservée, baignade interdite

Echoués dans une zone inexplorée de la planète Antarès, Kim, Marc et quelques colons s’embarquent dans un véhicule motorisé pour un long retour vers le camp de base. En route, ils vont découvrir les particularismes dangereux de la faune et de la flore de la planète, et être les témoins de quelques mystérieux phénomènes...

Ce tome est le premier qui se déroule exclusivement sur le sol de la planète Antarès. On évolue donc dans un genre que Leo maitrise parfaitement bien, à savoir le planet opera.  En encore une fois, l’auteur étonne par ses capacités à renouveler son bestiaire pour nous offrir la vue de créatures  et de plantes incroyables, faisant de l’exploration des lieux des moments de lecture captivant.  En ce qui concerne la construction du scénario, Léo a définitivement fait de Kim Keller le personnage central de ses histoires. En effet, malgré le retour de d’Alexa, de Marc, de Maï Lan et de monsieur Pad dans le déroulement de l’intrigue, Kim reste, en sa qualité de femme forte et de mère célibataire, l’héroïne qui fait avancer tous les aspects (aventureux et romantiques) de  cette histoire empreint d’humanisme. On sent pertinemment que l’auteur est très attaché au personnage, d’autant plus qu’il y a la désormais présence de sa fille, Lynn, une enfant hybride qui développe des capacités extrasensorielles.  Devenue une sorte de Ripley écolo, c’est elle qui parvient à assurer la survie du groupe.

La force de cet album repose donc encore une fois  sur trois éléments narratifs qui s’entremêlent avec un grand naturel : découverte d’un écosystème surprenant à travers un récit très aventureux ; apparition de nouveaux et très spectaculaires mystères (encore d’origine cosmiques ?) ; nouvelles retrouvailles avec des personnages familiers, éléments d’un univers (Les Mondes d'Aldebaran) extrêmement cohérent. Au final, le récit est très agréable à lire, sans chute de rythme ni de digression, Leo ayant apparemment décidé, cette fois-ci, d’aller dans le vif du sujet sans trop s’égarer en route. Il se permet néanmoins des petites parenthèses amoureuses, par l’intermédiaire d’un nouveau carré composé de Kim, Marc, Maï Lan et un nouveau venu, un médecin prénommé Amos. Pourquoi  pas, si cela peut permettre de rendre les personnages plus vivants. Par contre, force est d’avouer que s’il n’est pas désagréable d’admirer les plastiques avantageuses des héroïnes  (Kim gagne une taille de tour de poitrine à chaque album!), les raisons de leur impudeur ne sont souvent que de simples prétextes pour les dénuder. Leur attitude apparaît dans ces conditions peu crédible, d’autant plus que la plupart de leurs compagnons sont les membres d’une secte puritaine. Cet aspect est presque ridicule en ce qui concerne le personnage de Maï Lan, dont le profil psychologique varie désormais entre la ravissante idiote et l’allumeuse immature.

Pour ce qui est du dessin, on connaît désormais bien le trait de Léo, avec son style très raide, son manque de naturel dans les expressions des visages et sa mise en cadre classique et ultra-calculé. On aime ou l’on n’aime pas. Par contre, je ne sais pas si c’est juste une impression, mais j’ai eu la sensation que la technique de Léo a (un peu) gagnée en dynamique, avec des dessins qui paraissent moins « figés » qu’auparavant.  Le design des créatures est, lui, toujours aussi surprenant.

La conclusion de

Excellent album ! Je n’arrive pas à comprendre comment Léo, qui nous propose à peu près toujours la même histoire, parvient à nous accrocher à chaque fois avec ses récits SF exotiques. Là encore, avec le récit de cette épopée à travers un territoire inconnu et inhospitalier, on reste bluffé par tant de qualité, tant par l’efficacité de la mise en cadre, le design des créatures, que par cette manière de marier éléments humanistes, écologistes, romantiques et aventureux. On oublie bien vite les « défauts » d’un dessin perfectible pour se laisser embarquer dans l’histoire.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario aventureux riche en rencontres
  • Ecologie et humanisme
  • Des personnages familiers
  • un univers extrêmement cohérent
  • Un récit très mouvementé et doté d’un bon suspense
  • Le bestiaire, extraordinaire

Que faut-il oublier ?

  • Les mêmes problématiques qu’Aldébaran
  • Le manque de dynamique dans le dessin

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