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Critique du Film : L'enfer des zombies
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Critique du Film : L'enfer des zombies

Avis critique rédigé par Nhaigraoo le vendredi 21 février 2003 à 1123

L'enfer des zombies

Oeil pour oeil...
Après avoir débuté sa carrière en filmant des comédies, Lucio Fulci investit le genre transalpin du tueur masqué, le giallo. Mais c’est en 1979 avec cet Enfer des Zombies (tire français), que Fulci devient l’un des réalisateurs horrifiques les plus célèbres. Il enchaînera alors ce qui reste ses meilleurs films, avec « Frayeurs », « L'Au dela » ou « La maison près du cimetière »…
Faisant partie de ces films plus souvent fantasmés (car pas si faciles à voir) que véritablement et objectivement visionnés, L’enfer des zombies dispose d’une belle réputation de film particulièrement gore. S’agit-il d’une réputation usurpée ? Tout dépend si l’on a la chance de tomber sur une version uncut, réintégrant les scènes expurgées (étrangement, la version récemment diffusées sur le satellite et le câble était complètement uncut, une bien belle surprise !). On y retrouve alors la célèbre scène de l’écharde de bois crevant un œil en gros plan et celle du festin anthropophage auquel se livrent plusieurs zombies affamés (les deux scènes ayant d’ailleurs la même victime, pas de chance pour elle !). Mais le film n’est pas non plus insoutenable !
Production opportuniste à la suite du Zombie de Romero, le film de Fulci va jusqu’à prendre le titre de Zombi 2 (alors qu’il n’y aucun lien de parenté entre les 2 films). Mais la comparaison entre le chef d’œuvre de Romero et le film de Fulci s’arrête à leurs titres et à leur thème. Le traitement est ensuite complètement différent. Tout d’abord, le sous-texte social du film de Romero est totalement absent de cette fausse suite, qui confirme ainsi son statut de pur film bis. Les thématiques chères à Romero n’ont pas grand-chose à faire ici. L’enfer des Zombies cherche avant tout à être un film d’horreur particulièrement efficace, ce qu’il parvient à faire avec maestria. D’ailleurs, inutile de préciser que ni le scénario, ni l’interprétation des acteurs, ne vous arracheront de cris de surprise. Autre grosse différence, le film de Fulci n’est en rien une suite à proprement parler, puisqu’il ne reprend aucune situation et encore moins des personnages du film de Romero. Pour utiliser un terme à la mode, on pourrait même le qualifier de préquelle. Le film commence et se termine à New York, et la fin nous montre que l’invasion de cadavres ambulants, sur laquelle s’ouvre le film de Romero, est en marche. Faut il y voir une explication au phénomène qui restera inexpliqué chez Romero ? Peut être, mais quoi qu’il en soit, le lien est très ténu, puisque l’Enfer des Zombies, malgré sa scène d’ouverture, a en fait pour cadre une île des Caraïbes infestée de zombies, et pas une grande ville.
Dès le moment où les personnages mettent le pied sur cette île, Fulci enchaîne les scènes chocs et surtout met en place une ambiance particulièrement glauque et putride. Fulci joue beaucoup plus sur l’écoeurement que Romero (on se souvient du simple maquillage bleuté de la majorité des morts vivants de Zombie). Ici, les zombies sont tout sauf frais : complètement pourris, sortant de terre après y avoir moisis, leurs orbites vides laissent apparaître des amas de lombrics grouillants. Bon appétit ! De la même façon, l’île est loin d’être un lieu de villégiature. L’hôpital de fortune où se réfugient les héros semble infect, pourri d’insectes et soumis à une chaleur moite et collante. L’omniprésence des cadavres en état de putréfaction, qui ont une fâcheuse tendance à se liquéfier, ajoute encore à l’aspect particulièrement glauque des décors.
Fulci ne cherche pas à édulcorer les visions dantesques de son film. Il refuse notamment d’alléger son spectacle par le recours à l’humour, même si une scène semble un peu le démentir, celle ou une plongeuse affronte un requin avant de tomber sur un mort vivant qui semble se balader sur le fond marin en toute quiétude. A la suite de quoi, on a droit à une lutte au sommet entre le zombie et le requin ! Mais c’est bien la seule incursion vraiment humoristique (est ce d’ailleurs volontaire ?) du film, tant l’ambiance glauque et lourde ne se dément pas tout au long du métrage.

La conclusion de

Apôtre du gore gerbique et putride, Lucio Fulci donne ici une fausse suite au Zombie de George Romero. Loin des préoccupations sociales de Romero, Fulci cherche seulement ici à faire peur. Il le fait très bien...

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