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Critique du Film : L'Armée des morts
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Critique du Film : L'Armée des morts

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 29 janvier 2006 à 1656

Les zombis du 21ième siècle sont pressés

Suite à un évènement d’origine inconnu, la Terre entière est envahie par des hordes de morts-vivants agressifs et contagieux. Un groupe d’individus se réfugie dans un centre commercial pour leur échapper…
En 1978, le cinéaste George Romero et son ami transalpin Dario Argento mettaient en chantier un film qui restera dans la postérité comme étant la référence du genre. Dawn of the Dead – Zombi en France – avait pour mission de raconter la tentative de survie d’un groupe d’individu cerné dans un lieu clos – une grande surface – par une multitude de morts-vivants les étouffant inexorablement. Mais, en seconde lecture, il se présentait également comme un véritable pamphlet contre la société de consommation et une métaphore sur la révolte des classes sociales opprimées.
Grâce à une ambiance glauque et angoissante, une musique efficace – dans la version européenne -, un montage nerveux et incisif, et des effets spéciaux de qualité, le film réussit son pari. Ceux qui ne voyait pas en lui la critique sociale se contentant d’apprécier ce génial western moderne, avec notamment l’intervention des loubards dans la galerie, encore plus ‘’inhumains’’ que les zombis – absent de cette nouvelle version, d’ailleurs. Il eut un colossal succès en salle et encore plus en vidéo.
De nombreuses années plus tard, Zack Snyder remet le couvert avec ce remake, ou plutôt cette variation sur le mythe du zombi. Car si la trame principale reste, les différences sont nombreuses. Déjà, dans l’attitude du zombi lui-même. Comme Danny Boyle avec son 28 Jours Plus Tard, les zombis de la version 2004 sont agressifs, bien entendu, mais aussi extrêmement rapide et agiles. Si cela permet, au moyen de jeux de cadre habiles, de donner une sensation de stress plus pressante lors des scènes d’action, cela a comme inconvénient, à mon avis, d’ôter cette impression de lente marée implacable et irrésistible. Le zombi perd son coté surnaturel et son aspect ‘’entité digestive’’ – assimilant lentement de nouvelles énergies par dévoration - pour être remplacer par cette sensation de voir une bande de loubards dopés aux amphétamines, ou une émeute de dockers enragés.

Les zombis version 2004 sont pressés

Le deuxième changement se trouve plutôt dans l’aspect narratif. Les temps ayant changé, ce jeune cinéaste, issu du milieu de la pub, trouve probablement que les revendications des années 70 n’ont plus lieux d’être et il supprime du script toutes les scènes et les tous les phrases de dialogue pouvant amener à considérer son film comme une métaphore péjorative sur la société actuelle. Ainsi, fini ces plans sur les médias avides d’information, out les séquences au cours desquels les zombis continuent à faire leur course ‘’comme il l’ont toujours fait’’, et la séquence d’introduction dans le milieu black avec les flics bourrins a été carrément supprimée.
En fait, Zack Snyder se concentre essentiellement sur la partie se passant dans le centre commercial, puis il rajoute une spectaculaire fuite en camion blindé dans le pur style Mad Max. Bref, il consacre essentiellement son film à un traitement spectaculaire porté vers l’horreur. De ce coté là, il n’y réussi pas trop mal avec cette séquence d’accouchement de morts-vivants qui lorgne plus du coté de Yuzna que de Romero et une magnifique explosion dévastatrice au milieu d’une foule de milliers de zombis. Le montage est bien nerveux, l’action bien menée et les effets spéciaux de qualité.
Le problème est que mis à part quelques sursauts, l’Armée des Morts ne fait pas peur. Il est certainement stressant et parfois assez jubilatoire, mais avec ce montage aussi axé sur l’action exacerbée, le rythme ne laisse pas le temps d’instaurer un climax propice à la peur viscérale. Comme dans un bon jeu vidéo, ça shoote du mort-vivant à tout va, ça courre dans tous les coins, mais on ne ressent aucune angoisse. Hormis à certains rares moments, comme lors des discussions avec un type réfugié sur le toit d’un magasin situé un peu plus loin.
Manif de zombis

On notera aussi quelques légères incohérences, comme le fait qu’en moins de 10 minutes, il n’y plus âme qui vive dans un quartier envahi de flics, ou cette méthode expéditive de Snyder afin se débarrasser de plusieurs protagonistes dans un improbable accident de bus causé par une tronçonneuse échappant au contrôle de son utilisateur. Sans compter qu’une femme zombie enceinte braillant comme une damnée durant probablement plusieurs heure n’attire pas l’attention des autres membres du groupe, au sein d’un centre commercial désert qui doit être vraiment propice à la résonance des sons. Mais bon, rien de bien grave en fait.

La conclusion de

Au final, L’Armée des Morts n’invente rien, et perd même un bon nombre d’aspects présents dans le modèle original. Reste un film d’action bien mené, une série B horrifique doté de bonnes séquences avec des acteurs crédibles et assez charismatiques appuyés par une remarquable photographie et un sens du cadre opportun. Un film à voir.

Que faut-il en retenir ?

  • Bonne réalisation
  • Effets spéciaux réussis
  • Séquences d’actions jubilatoires

Que faut-il oublier ?

  • Scénario trop épuré
  • Quelques incohérences mineures

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