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Critique du Film : Zombie
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Critique du Film : Zombie

Avis critique rédigé par Emmanuel G. le vendredi 21 février 2003 à 1123

Zombie


Sur le pourquoi d’une invasion généralisée de la Terre par des hordes de morts ressuscités, Zombie ne donnera pas beaucoup de détails. Alors que la civilisation semble s’éteindre autour des protagonistes de l’histoire (voir cette image saisissante de l’envol de l’hélicoptère alors qu’en arrière-plan les lumières d’un grand immeuble s’éteignent une à une), quelques scientifiques dépassés s’affrontent sur un plateau de télévision sans qu’aucun d’entre eux ne semble détenir une théorie viable. Tout au plus saura t’on que « Quand il n'y a plus de place en enfer, les morts reviennent sur terre ». Le thème de Zombie n’est donc clairement pas là…
Pris au premier degré, Zombie est tout d’abord un survival très sec et très dur. Le film repose sur une claustrophobie parfois étouffante, rythmée par les scènes gore chocs orchestrées par Tom Savini. On retrouve là des éléments du premier opus de ce qui sera au final la trilogie de George Romero, La nuit des morts vivants. Zombie est donc en premier lieu un vrai film d’horreur, dans le sens où il est avant tout très éprouvant dans sa description de la résistance farouche (mais visiblement désespérée) d’une poignée de survivants. Souvent e film adopte d’ailleurs un point de vue très détaché et froid, presque documentaire, sur ses protagonistes.
Mais Zombie ne se contente pas d’être un efficace film d’horreur. Le film est clairement une critique engagée et très virulente de la société dans son ensemble, et plus particulièrement de la consommation (ou du moins de son exaltation effrénée). Les héros s’enferment en effet dans un hypermarché, et devant l’abondance de biens, décident de ne pas le quitter, même s’il faut pour cela faire face à des hordes de morts vivants que leur instinct (de consommation ?) pousse à se regrouper dans le lieu « qui était important pour eux de leur vivant ». Cette idée logique (le lieu est effectivement une bonne place pour survivre) est volontairement dévoyée par Romero lorsqu’il nous montre les personnages s’empâter, accumuler bijoux et parures et piller les caisses de leur argent « par ce que ça peut toujours servir ». Cet aspect culminera avec l’arrivée d’une bande de pillards dans le supermarché, les personnages n’hésitant pas à prendre les armes contre des vivants pour défendre « leur » sanctuaire. D'autres piques parsèment le film, comme cette scène incroyable ou des rednecks campagnards s'amusent à dégommer des zombies en buvant de la bière sur fond de musique country. Le film et le propos de Romero s'avèrent donc particulièrement acides.
Un dernier mot sur le film, en ce qui concerne ses différentes versions. En France, nous connaissons en fait une version remontée par le réalisateur italien Dario Argento. La version montée par Romero diffère dans le ton. S'il garde sa tonalité noire, le film est dans cette version US parfois plus comique et un peu moins oppressant. Il n'en reste pas moins excellent.

La conclusion de

Un film particulièrement éprouvant, doublé d'une satire sociale imparable et inquiétante.

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