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Critique du Film : L'enfer des zombies
L'enfer des zombies >

Critique du Film : L'enfer des zombies

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 20 octobre 2005 à 0856

Putrefaction Island

Le port de New York. Un voilier dérive lentement, mettant en danger la navigation. Alertées, les autorités envoient les gardes-côtes intercepter l’embarcation. Deux de ses hommes montent à bord, découvrent des traces de lutte, et sont agressés par une créature obèse et pestilentielle. Après avoir tué l’un des deux agents, le monstre tombe et disparaît dans les flots.
Suite à cet évènement, Ann, la fille du docteur Menard - le propriétaire du mystérieux bateau - décide de se rendre sur l’île de Matoul afin d’avoir des nouvelles de son père et obtenir des éclaircissements sur cette étrange et macabre affaire.

En compagnie d’un jeune reporter et d’un couple de voyageurs, elle arrive sur l’île pour découvrir que son père expérimente d’étranges travaux, au milieu d’une population locale contaminée par une terrible maladie…

Le cinéaste Lucio Fulci est, en plus d’un grand artiste, un habile opportuniste, en quelque sorte un Mario Bava des années 80. En effet, durant sa longue carrière, il a approché un maximum de styles et de genres différents, allant du western spaghetti (Les 4 de l’Apocalypse, l’excellent Temps du Massacre) au film historique (Liens d’amour et de sang, Béatrice Cenci), en passant par des œuvres d’aventures (Croc-Blanc), de guerre (I Due Parà) et surtout par un grand nombre de comédie (notamment avec Totò et Franco Franchi). Il a toujours travaillé en fonction des modes du moment et, à la fin des années 70, il est considéré comme un vétéran du cinéma transalpin et une valeur commerciale sûre.

Hors, depuis peu, Lucio Fulci s’intéresse au cinéma d’horreur, très en vogue en cette fin des années 70. Il réalise en 1977 un premier film oeuvrant dans le genre, L'Emmurée vivante ; un brillant premier essai. Puis, après le succès populaire du film Zombie de George A. Romero, Fulci voit dans le genre gore une occasion de se renouveler. Il veut ne pas la rater et, en 1979, il tourne L'enfer des zombies, un film qui pourrait être en quelque sorte une préquelle du film du duo Romero/Argento. Une bonne idée car c’est justement ce film, le premier d’une trilogie thématique (Frayeurs et L'Au-delà suivront) – je ne mêle pas le miteux Zombi 3 à l’affaire - qui va le faire définitivement entrer dans le panthéon des grands auteurs fantastiques.

L’Enfer des Zombies est un film-choc. Dés l’ouverture du film, Fulci nous entraîne, lors de la visite du bateau, sur le sentier de l’horreur viscérale. Il est impossible de rester insensible à la vision de ces aliments pourris grouillant de vers et ces débris humains traînant dans le voilier, tout en étant ballotté par l’écoeurant roulis du navire qui grince horriblement, tel un cercueil flottant. Un cercueil. C’est de cela qu’il s’agit réellement, mais le mort qui y repose ne l’est pas vraiment… et il punit de façon horrible tous les profanateurs.

La couleur est annoncée, et elle n’est  pas écarlate, elle est d’un rouge souillé… elle est gore. Arrivé sur l’île de Matoul – un lieu triste et morne, contraire à l’idée commune que l’on se fait d’une île des Caraïbes - le spectateur va alors plonger dans un spectacle, non seulement horrible, comme dans les films de Romero, mais aussi dans un monde d’immondices, de souillure et de pourriture. Tout dans le film, le grain de la bande - qui ressemble à un drap sali -, la musique lancinante de Fabio Brizzi et le style de cadrage, posé et serein, comme pour un film romantique, donne l’impression d’assister au déroulement d’un rêve macabre, un voyage onirique au milieu des chairs et des viscères. Le réalisateur, par ce mélange de lyrisme poétique et d’horreur pure, parvient à accrocher le spectateur au fil du récit, malgré le dégoût et les nausées q’il ne manque pas de ressentir. On a envie de gerber mais il nous est impossible de quitter des yeux les exactions de ces créatures sans compassion, qui dans une véritable exposition privée de tout tabou, commettent des actes abominables lors de gigantesques repas orgiaques composés de viscères et de chairs humaines. En fait, le cinéaste s’attarde plus sur le dégoût que nous inspirent ces cadavres en putréfaction plutôt que sur la menace concrète qu’ils représentent. Le tout sans une once d’humour, ni de second degré, accentuant encore plus le malaise.

Au milieu de ce festival sanguinolent, les comédiens interprètent leurs personnages avec compétence et conviction, transformant le spectacle en autre chose qu’une simple exhibition « goreuse ». Tisa Farrow – la sœur de Mia Farrow – amène le seul sentiment de réconfort dans le métrage, car elle incarne la seule personne digne d’être sauvée et nous conforte par sa résolution, très loin des rôles de potiches habituelles qui abondent dans le genre. Un ange parmi les démons. Dans les autres principaux, Al Cliver et Ian McCullough jouent sans excès ni caricatures et apportent au film un surcroît de réaliste.

Bien entendu, l’un des principaux attraits de ce genre de film est l’exhibition des effets spéciaux et des maquillages. Là encore, le défi est brillamment relevé. Bénéficiant d’un éclairage parfait, Gianetto de Rossi se déchaîne dans les effets chocs et les scènes bien craspecs. Enucléations, Explosions de chairs, arrachements de viscères, geysers de sang, rien, ou presque, ne nous est épargné. Les maquillages des zombies sont également très soignés et collent parfaitement au réalisme souhaité par le cinéaste.

En fait, le seul défaut que l’on pourrait reprocher au film est de ne pas vraiment bénéficier d’un traitement narratif très subtil, en raison d’un scénario définitivement axé sur le graphique. Cette histoire de docteur qui redonne un semblant d’existence aux morts, par un mélange de science et de magie vaudou, est un peu légère. Et, de plus, l’histoire est linéaire et peu surprenante. On est loin des critiques sociales chères à Romero et le cinéaste se concentre essentiellement sur son traitement de la terreur pure, sans artifice ni message caché, comme une sorte de porno de horreur. Il nous dit :‘’Vous voulez être horrifié ? Vous voulez avoir vraiment peur ? Commençons par rompre les tabous, et allons droit au but ! ‘’

La conclusion de

Avec Zombi 2, Fulci prend en priorité le parti de repousser l’horreur graphique à son paroxysme, et il entreprend de dépasser dans le domaine de l’horreur pure tout ce qui a était fait précédemment. Il y parvient totalement car l’Enfer des Zombies est une véritable orgie morbide et macabre, la célébration des chairs mortes et purulentes. Si on peut reprocher au film son manque de profondeur, force d’admettre qu’il atteint sans problème son objectif premier : nous horrifier.

Que faut-il en retenir ?

  • Ambiance morbide très bien restituée
  • Effets spéciaux impressionnants
  • Interprétation de qualité

Que faut-il oublier ?

  • Scénario un peu simpliste

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