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Critique du film : Les Animaux Fantastiques : Les Crimes de Grindelwald #2 [2018], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le mercredi 21 novembre 2018 à 14h00

Dumbledore vs. Grindelwald

Critique de la version 2D.

Sorti fin 2016, Les Animaux Fantastiques proposait un spin-off vraiment divertissant qui élargissait l'univers magique d'Harry Potter. Après ce succès mérité, une suite débarque sur nos écrans. Son but : concilier les aventures de Norbert Dragonneau avec la mythologie de Poudlard. J'étais assez impatient de voir ce film afin de retrouver un quatuor de personnages attachants, des créatures encore plus magnifiques et regarder les wagons doucement se raccrocher aux récits du temps de Potter.

On ne change pas une équipe qui gagne, et cet adage s'applique parfaitement aux Crimes de Grindelwald, sous-titre du deuxième épisode des Animaux Fantastiques. L'équipe technique derrière le projet est ainsi quasiment inchangée depuis le cinquième opus des adaptations de Harry Potter. On retrouve l'équipe de producteurs chevronnée aux grosses productions (David Heyman, Steve Kloves, Lionel Wigram), la romancière J.K. Rowling qui est ici la seule scénariste du film,  l'efficace yes-man David Yates à la réalisation (ce ce qui ne fera pas chavirer d'envie tout le monde, mais le bonhomme semble avoir la confiance de tous). Côté casting, on retrouve donc Eddie Redmayne, Katherine Waterston, Alison Sudol et Dan Fogler, les quatre héros du premier opus. Leurs ennemis sont aussi de la partie puisqu'Ezra Miller et Johnny Depp répondent à l'appel entourés de nombreux seconds rôles. Mais le nouveau venu le plus excitant est sans conteste Jude Law, le "jeune" Dumbledore, personnage mythique de la saga. 

Le film se déroule en 1927, quelques mois après les événements du premier opus. Le sorcier suprémaciste Grindelwald (Johnny Depp) réussit à s'échapper lors de son transfert entre les Etats-Unis et l'Europe. Il semble être sur la piste de Croyance (Ezra Miller), jeune homme doté d'un grand pouvoir destructeur que l'on pensait disparu. Il n'est pas le seul à le rechercher puisque les ministères de la magie - américain comme anglais - sont sur ses traces. Les Américains envoient Tina Goldstein (Katherine Waterston) tandis que les Anglais tentent de convaincre Norbert Dragonneau (Eddie Redmayne), son frère Thésée (Callum Turner) et de sa future belle-soeur/ex grand amour Leta Lestrange (Zoë Kravitz), mais sans succès. Il faudra l'intervention du grand sorcier et professeur Albus Dumbledore (Jude Law), ancien compagnon de Grindelwald, ainsi que le retour de Queenie (Alison Sudol), la sœur de Tina, et son petit-ami Jacob (Dan Fogler) pour le convaincre de s'investir. Il va ainsi se rendre à Paris et découvrir une situation complexe où il devra composer avec des animaux magiques lâchés en pleine ville, l'éloignement sentimental de Tina, les souvenirs de Leta son amour perdu, la quête d'identité de Croyance et surtout la montée en puissance de Grindelwald.

La principale crainte que l'on pouvait avoir avec le scénario de ce film était sa capacité à embrasser l'ensemble de ses personnages et enjeux. Comment donner autant d'intérêt aux aventure des héros du premier opus tout en préparant une guerre entre sorciers personnifiée par Grindewald et Dumbledore ? Le pari n'est qu'en partie réussi. En effet, le film reste divertissant et plaisant à suivre de bout en bout. Néanmoins, certains personnages deviennent vraiment moins intéressant à suivre, à l'instar de Queenie ou Jacob dont on se fiche un peu comparé aux apparitions de Dumbledore. Heureusement, Norbert Dragonneau parvient à bien synthétiser les différents enjeux du film tant son personnage se révèle attachant en sorcier au coeur pur. On peut presque se demander, au final, si l'histoire entre Grindelwald et Dumbledore n'est pas plus intéressante que tout le reste, mais cela revient à critiquer le film pour ce qu'il n'est pas... Néanmoins, pour ce qui est de la structure pure du scénario, on peut tout de même reprocher de grandes facilités scénaristiques : tous les personnages semblent toujours facilement se retrouver, l'intégration de certains protagonistes dans l'intrigue est forcée,... De même, J.K. Rowling enchaîne les coups de théâtre à une vitesse folle dans une dernière demi-heure ce qui ne plaira pas à tous.

Malgré ce scénario très perfectible, il n'y a rien de vraiment rédhibitoire tant on suit l'histoire sans grand problème. Tout est fluide, et on apprécie l'ambiance qui se dégage du métrage ainsi que les quelques thèmes qui sont abordés. J.K. Rowling assume complètement le côté "entre-deux-guerres" de son récit. On pense évidemment à la mise en place des totalitarismes en Europe, la figure de Grindelwald évoquant souvent l’antisémitisme d'Hitler. On ressent également la montée des extrémismes avec de nombreuses scènes plutôt sombre. Bien qu'il s'agisse d'un divertissement assez familial, on trouve quelques scènes assez osées pour ce type de blockbuster, comme un meurtre gratuit hors-champ ou un Grindewald aux discours très ambivalent frappant parfois bien trop juste sur la nature humaine. De même, le thème de l'homosexualité masculine a rarement été traité avec autant de maîtrise dans un blockbuster. On s'attache bien à Norbert, personnage propulsé dans une intrigue qui le dépasse où il ressent la pression de devoir choisir un camp offrant au métrage quelques élans pessimistes bien traités. L'utilisation de Paris est en revanche très "carte postale", sans qu'on ait l'impression de l'apport véritable de notre capitale (ça aurait pu être n'importe quelle ville). Les fans sont enfin caressés dans le sens du poil, avec des clins d'oeil plus ou moins appuyés et quelques séquences dans des lieux bien connus. A ce niveau, l'amateur d'Harry Potter pourra être comblé de nombreuses manières.

Le scénario n'exclut pas les animaux fantastiques, même s'ils sont moins présents. On retrouve notamment les habituels niffleurs et surtout une poignée de créatures inédites plus ou moins grosses. Elles sont une nouvelle fois impressionnantes et permettent de démontrer la grande tenue de la direction artistique de la saga. Les créatures s’intègrent parfaitement à l'univers des sorciers. L'univers créé sous nos yeux enchante nos rétines et offre une plongée dans un passé assez charmant avec des reconstitutions plutôt bien faîtes. Le travail sur les costumes est assez incroyable par ailleurs (notamment le Paris bohème). On a même le droit à des visites de ministères de la magie de pays différents. Au fur et à mesure que l'histoire avance, on se dit que Les Animaux Fantastiques commence à embrasser un côté uchronie vraiment intéressant. Comme dit précédemment, les fans des aventures du binoclard à cicatrice seront dans leurs pantoufles face à un univers qui s'étend délicieusement. On retrouve James Newton Howard à la musique, et le compositeur livre un travail très intéressant avec des nouveaux thèmes assez beaux et des reprises bien amenées. Bref, pour ce qui est de son ambiance et sa direction artistique, le film fait mouche.

David Yates livre donc sa sixième réalisation dans l'univers de J.K. Rowling. Fidèle à lui-même, ce faiseur très efficace livre une copie propre. On sent quand même le bonhomme moins à l'aise sur des scènes plus rythmées, notamment la course-poursuite inaugurale qui offre quelques moments assez confus. Mise à part ça, l'ensemble démontre un savoir-faire solide, mais sans aucune once de folie. David Yates sait mettre en valeur des effets spéciaux de qualité, qui offrent quelques fulgurances visuelles assez appréciables (comme quand Grindewald appelle ses partisans ou les vingt dernières minutes avant l'épilogue). De manière générale, les effets spéciaux sont impressionants, avec une large utilisation des images de synthèse pour animer notamment les animaux, les combats de sorciers ou encore les pouvoirs de Croyance... Du très solide à ce niveau.

Pour ce qui est du casting, on retrouve avec plaisir Eddie Redmayne (Les Misérables, Les Animaux Fantastiques) campant un Norbert mélangeant parfaitement détermination physique et hésitation vocale. Il est toujours accompagné de la charmante Katherine Waterston (Les Animaux Fantastiques, Alien : Covenant) vraiment dans le ton. Alison Sudol (Les Animaux Fantastiques),  Dan Fogler (Les Animaux Fantastiques, The Walking Dead) ou Ezra Miller (Les Animaux Fantastiques, Justice League) sont fidèles à eux-mêmes. On mettra plus le projecteur sur Zoë Kravitz (Le commencement, Mad Max : Fury Road) qui montre ses réelles qualités d'actrices. Mais on apprécie surtout les prestations géniales de Jude Law (Bienvenue à Gattaca, Existenz) en Dumbledore (très classe avec de vrais félures sous son assurance) et de Johnny Depp (Sleepy Hollow, Pirates des Caraïbes...), qui n'avait pas été aussi bon depuis longtemps.

La conclusion de à propos du Film : Les Animaux Fantastiques : Les Crimes de Grindelwald #2 [2018]

Bastien L.
73

Les Crimes de Grindelwald offre une suite divertissante et un approfondissement appréciable à la saga créée par J.K. Rowling. Si on réussit à passer outre un scénario pas toujours bien construit et une mise en scène efficace mais bateau, on peut profiter d'une ambiance sans pareil, d'une maestria visuelle et d'un casting solide. Pour la suite, c'est à se demander si une prise de risque pourrait donner ce petit plus qui manque cruellement au film. Peut-être trancher dans le vif de l'équipe technique qui se repose sur ses lauriers ou dans les personnages qui deviennent un poil trop nombreux.

Que faut-il en retenir ?

  • L'ambiance Harry Potter façon préquelle
  • Des effets spéciaux magiques
  • Jude Law et Johnny Depp

Que faut-il oublier ?

  • Trop de personnages
  • Des facilités sénaristiques
  • La mise en scène convenue de David Yates

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