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Critique du film : Harry Potter et l'Ordre du Phénix #5 [2007], par Vincent L.

Avis critique rédigé par Vincent L. le lundi 25 février 2008 à 17h02

Harry roule son premier patin... et c'est tout...

Mettons tout de suite les choses au clair : je n'aime pas le roman L'Ordre du Phénix, opus que je trouve abêtissant et insultant pour les fans de la saga. J.K.Rowling peut se vanter d'avoir écrit son histoire à l'avance, à la lecture de ce cinquième volet, on est en droit de se demander si elle nous prend vraiment pour des demeurés.
Les évènements racontés à la fin de La coupe de feu laissaient en effet promettre une suite plus sombre, aux enjeux plus dramatique, le retour tant craint, mais inéluctable du point de vue du lecteur, de Voldemort étant astucieusement mise en valeur par la mort du personnage de Cedric Diggory. Un évènement totalement surprenant en ce qu'il se trouve en plein coeur d'un roman destinée aux plus jeunes. La saga, malgré ses défauts, était alors prometteuse. Puis L'Ordre du Phénix vint mettre fin à cela. Non, finalement, Harry Potter n'était qu'une saga commerciale comme les autres uniquement destinée à faire de l'argent sur le dos de pauvres lecteurs crédules. Comme j'étais naïf...


Le film L'Ordre du phenix peut se vanter d'être une très bonne adaptation du roman, reprenant tous les défauts qui en faisaient l'essence en les transposant sur grand écran. Autant donc dire d'emblée que l'histoire est aussi nulle qu'inutile. Si ce n'était la mort de Sirius Black, on pourrait passer du quatrième au sixième volet sans aucun problème de compréhension tant il ne se passe rien. Mais après le vide littéraire en 750 pages, voici le vide cinématographique en 230 minutes.
On reprend donc les figures imposées uniquement pour faire plaisir aux fans : les cours, le réfectoire, les nouveaux profs, les copains boulets, les animaux spéciaux et les seconds rôles inutiles. On saupoudre le tout de mystère et on introduit un personnage terriblement méchant : Dolorès Ombrage. Dolorès aime le rose et le kitsh, mais pire que tout, c'est une conservatrice méchante qui oblige les ados à rentrer leurs chemises dans leurs pantalons et les empêche d'embrasser leurs copines... On fait durer le film quatre-vingt dix minutes là dessus avant - enfin - de faire avancer l'histoire.
Puis vient la confrontation tant attendue avec Voldemort et ses mange-morts. Là aussi, on est en plein dans la figure imposée et redondante : les amis de Harry viennent avec lui pour qu'il puisse être confronté à un grave dilemme : choisir entre la fin du monde et les sauver.
Enfin, le clou est enfoncé lorsque, dans la bataille finale (par ailleurs très réussie), Sirius Black meurt. Comme dans le livre où un excès de pathos dégoulinant était sorti pour émouvoir le lecteur (il a vraiment pas de pot ce Harry, déjà qu'il n'a plus de parents, en plus il perd sa seule famille), le film n'y va pas de main morte en nous montrant Harry crier et pleurer sans le son, mais avec la petite musique qui fait pleurer.
Au final Voldemort est toujours vivant, il n'a strictement rien fichu pendant un an, mais demain, il "conquiert le monde minus !"

Que reste t-il donc à sauver dans ce cinquième volet ? En toute honnêteté, derrière la caméra, David Yates s'en tire plutôt bien. Après la déconvenue que fut la mise en scène Mike Newell pour La coupe de feu, il redresse la barre efficacement, en dépit d'un scénario plus que médiocre. Si ce n'était quelques petites erreurs, en abusant notamment trop des effets numériques (parfois ratés, ce qui, pour un film à cent cinquante millions de dollars de budget est plutôt étonnant), il pourrait se hisser au niveau d'Alfonso Cuaron.
Et puis n'oublions pas tous les seconds rôles qui, depuis le temps, maitrisent leurs personnages sur le bout des doigts. Au niveau des petits nouveaux, Imelda Staunton (Dolorès Ombrage) livre une prestation convenable (bien que très caricaturale) et Helena Bonham Carter (Beatrix Lestrange), malgré un personnage sacrifié, s'en tire avec les honneurs. A côté d'eux, les trois jeunes acteurs font de plus en plus pâle figure, surtout Emma Watson qui, dans le rôle d'Hermione, montre de plus en plus les limites de son jeu.

La conclusion de à propos du Film : Harry Potter et l'Ordre du Phénix #5 [2007]

Vincent L.
35

A l'instar du livre dont il est tiré, ce cinquième opus est absolument inutile à la progression de l'intrigue générale. L'adaptation est donc parfaitement réussie : le film est aussi ennuyeux que le roman, il possède les mêmes défauts et sombre dans les mêmes facilités. Cette fois, c'est sur, Harry Potter a réussi sa rentrée à l'école du merchandising...

Que faut-il en retenir ?

  • Les seconds rôles,
  • Une belle photographie,
  • Une mise en scène efficace.

Que faut-il oublier ?

  • Une histoire aussi nulle qu'inutile,
  • Des effets numériques parfois très limites,
  • Emma Watson.

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