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Critique de la Série Télé : Marvel : Les Agents du SHIELD
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Critique de la Série Télé : Marvel : Les Agents du SHIELD

Avis critique rédigé par Andre C. le samedi 3 septembre 2016 à 1013

saison 3 : Civil War en approche !

On peut dire que Agents of SHIELD revient de loin. Après des premiers épisodes timides où les auteurs se cherchaient, elle s'est de plus en plus affirmée comme la série de science-fiction la plus passionnante à l'heure actuelle. On en est même arrivé au point où, vu le nombre de fils rouges qui ont été lancé, il serait aisé de s'emmêler les pinceaux et de se perdre dans une cacophonie assourdissante. Cette 3e cuvée a-t-elle franchi un cap de non retour ? Rien n'est moins sûr.

 

Après avoir réussi à s'affranchir des films, la série de Jed Whedon et Maurissa Taucharoen continue son bonhomme de chemin en étendant l'univers Marvel. Dorénavant, Agents of SHIELD a ses propres thématiques et story-arcs qui lui permettent d'évoluer en marge des long-métrages Marvel, ce qui n'interdit pas de multiples clins d'oeils et autres allusions à ces derniers, univers partagé oblige : on le sait désormais, le premier Avengers posait les graines de Civil War, alors qu'Agents of SHIELD annonce le prochain film The Inhumans. Pour ce faire, les auteurs ont dû délimiter un cadre pour éviter de marcher sur les plates bandes du versant cinéma en approfondissant ici et là des éléments à peine survolés sur grand écran : dans Avengers 2, la technologie permettant de soigner les Avengers est similaire à celle qui a ressuscité Coulson ; le foyer familial de Hawkeye paraît provenir du même programme que la maison où se cache Skye ; et surtout les expériences d'HYDRA sur les humains (qui auraient donné leurs pouvoirs aux jumeaux Maximoff) renvoient à la mythologie de la série.

En fait, dorénavant, les fans ne sont plus que dans l'attente de l'apparition d'un personnage issu d'un des shows de Marvel Television (que ce soit Agents of SHIELD ou DareDevil), ceci afin de clarifier une bonne fois pour toutes les connexions entre les deux médias. Tout concourait d'ailleurs à ce que cette cuvée soit celle du top départ de ce gimmick : le story-arc de cette 3e saison s'inspire du cross-over Civil War de Mark Millar qui est, ni plus ni moins, que la base du travail de Captain America 3 sortant en fin de saison. Il était donc aisé de tirer des plans sur la comète au regard des thématiques de conflits entre les service (le SHIELD doit travailler avec une autre agence gouvernementale, l'ATCU, et la confiance n'est pas au beau fixe), de scission au sein du groupe et de l'angle politique du cas des Inhumains qui préfigure les accords de Sokovie. Au passage, ceux qui ont été déçus que le film des frères Russos ne traite pas suffisamment dudit angle politique de son sujet risque d'être aux anges vu que cet angle est, ici, abordé frontalement. Le tour de force des auteurs est donc d'être en synchronisation parfaite avec les long-métrages, corroborant la cohérence interne de l'univers ciné et télé sur le long terme. Ceci, alors que dans le métrage des frères Russos, seule une réplique tend à suggérer un univers étendu.

 

Mais le fil rouge de cette saison ne se résume pas à ce long teasing vers Captain America 3. En effet, les deux auteurs continuent de gérer les storylines qu'ils ont introduits depuis le début tels que la mythologie des Inhumains, les agissements d'HYDRA (qui peine ici à se reconstruire) ou tout simplement les relations entre les personnages qui gagnent de plus en plus en profondeur. Pour le premier point, cela permet à la série de creuser son sillon (le cas des Inhumains est toujours considéré comme une affaire top secrète, il est donc normal que les films ne les mentionnent pas) et, pour le second, cela donne lieu à quelques révélations. Enfin, toutes ses intrigues permettent surtout à Agents of SHIELD d'éviter de tourner au rond au risque de spoiler les long-métrages : les auteurs ont, de cette manière, tellement de choses à raconter que les allusions aux films (le fan-service) se font plus rares sans que cela soit frustrant.

En fait, ce que prouvent les auteurs, c'est que si Agent of SHIELD est complémentaire, elle est surtout autonome. Si les multiples intrigues peuvent trouver des échos sur grand écran, les showrunners Whedon (Jed, le frère de Joss donc) et Taucharoen confirment que la série a bel et bien son propre background et des personnages auxquels le public s'est attaché : il suffit de voir sur quoi débouche le cliff-hanger autour de la disparition de Simmons (sur quelle planète a-t-elle atterri?), la popularité grandissante de Chloé Bennett depuis que la véritable identité de Skye a été révélé et la dynamique de groupe renouvelée suite à l'arrivée de Bobbi Morse et Lance Hunter. L'univers ciné n'est pas oublié pour autant puisque l'on retrouve le Président Ellis (William Sadler reprend le  rôle qu'il campait dans Iron Man 3), le fils de Strucker (ledit Strucker qui a été éliminé trop tôt de Avengers 2) et même un mystérieux membre du Conseil de Sécurité incarné par Powers Boothes.

 

Pour ainsi dire, le principal reproche que l'on pourrait leur faire, et qui rend cette cuvée en deçà de la précédente saison, est qu'à force de courir après plusieurs lièvres à la fois, les auteurs finissent par s'éparpiller. Aussi, il arrive régulièrement qu'un seul épisode ait tellement d'informations qu'il est souvent dur à digérer, surtout dans la première moitié de cette fournée, et plusieurs intrigues ont tendance à se marcher sur les pieds : la story-arc sur HYDRA prend beaucoup de temps pour s'enclencher, l'angle politique des Inhumains est brusquement délaissée, l'arrivée des Secrets Warriors annoncée l'an dernier s'avère un pétard mouillée, etc. Tout ceci confère un sentiment mitigé à un ensemble pourtant très riche, comme si les auteurs avaient eu les yeux plus gros que le ventre et découvraient, au pied du mur, les limites de leur format.

La conclusion de

Même si Agents of SHIELD est toujours passionnante, on espère que cette troisième cuvée va amener les auteurs à se remettre en question. Cette fois, il y a de tellement de thématiques que le format des 22 épisodes ne permet pas de leur rendre justice. Cela fait une saison très riche certes, mais aussi très frustrante puisque le potentiel de toutes les story-arcs n'est pas exploité convenablement. Souhaitons que les scénaristes tirent des leçons de leurs erreurs afin qu'ils puissent tenir sur la longueur.
 

Que faut-il en retenir ?

  • Une mythologie aux ramifications plus ample ;
  • Le style intimiste rendant le show plus intense ;
  • De plus en plus de super-pouvoirs (merci les Inhumains)

Que faut-il oublier ?

  • Des enchevêtrements poussifs des intrigues et sous-intrigues ;
  • Un traitement pas toujours très heureux des personnages ;
  • Un rythme trop précipité par moment

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