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Critique de la Série animée : Avatar : le dernier maître de l'air
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Critique de la Série animée : Avatar : le dernier maître de l'air

Avis critique rédigé par Vincent L. le dimanche 25 janvier 2009 à 2302

Le retour du Jedi...

Les trois saisons d’Avatar, mises bout à bout, possèdent les mêmes points forts et les mêmes lacunes que toute trilogie cinématographique – voire littéraire – se voulant épique. Un début prometteur, quoique possédant de légères insuffisances, mais posant les bases et les enjeux de l’histoire, un second volet sombre et désespéré, marqué par une série de victoires des “forces du mal” et enfin une troisième partie s’orientant doucement mais surement vers un inévitable happy end. De Star Wars au le Seigneur des Anneaux en passant par Matrix ou Pirates des Caraïbes, ces trilogies héroïques possèdent ainsi une trame scénaristique relativement similaire. Avatar, loin de vouloir se démarquer des ces modèles plus ou moins prestigieux, affirme tout au long de son troisième livre son classicisme et sa volonté de se poser à leur côté comme une véritable saga homérique, et ce malgré son format bien moins prestigieux.

Nous retrouvons donc nos héros quelques mois après les dramatiques évènements qui ont clôt le Livre de la Terre, alors que l’Avatar sort de son coma pour découvrir un monde d’ores et déjà soumis à la volonté du tyrannique roi de la Nation du Feu. Écrasés par la puissance nouvellement acquise de leur nemesis, leur lutte semble devenue inutile et désespérée, d’autant que le compte à rebours lancé dans la saison précédente arrive bientôt à son terme. Pourtant, la situation est grave, mais pas totalement désespéré, car le Jour du soleil noir leur donne tout de même une marche de manœuvre non négligeable pour tenter de renverser leur ennemi. Schéma classique, certes, mais efficace, d’autant qu’au final, si le traitement de l’histoire n’est pas follement original, il réserve malgré tout quelques agréables surprises.

En effet, si ce troisième et dernier Livre se doit, en toute logique, de se clore par la défaite de la Nation du Feu, les scénaristes n’en ont pas pour autant oublié que le succès de la série reposait essentiellement sur sa capacité à surprendre le spectateur. Ainsi, bien que l’on sache pertinemment où l’on se dirige (une victoire des ”gentils” sur les ”méchants” pour être bassement simpliste), les histoires proposées ont su prendre nombre de détours intéressant pour aboutir à ce dénouement attendu. Point d’entraînement désespéré à la Dragon Ball Z pour que nos héros augmentent leur puissance et leur pouvoir - et ainsi pouvoir mieux s’en servir dans un déchaînement d’effets visuels propre à séduire l’audimat le plus jeune - mais simplement une capacité rare, aussi bien chez les personnages de séries comme de cinéma : se servir de leurs cerveaux à bon escient et de tabler sur leurs faiblesses pour savoir les transformer en force.

C’est ainsi que le double épisode du Jour du soleil noir reste un modèle d’intelligence et de malignité. Monter une invasion à cinquante, c’est bien entendu suicidaire et totalement risible, sauf lorsque les héros se servent de leurs pouvoir avec des trésors de subtilité et d’astuce. Certes, ils n’arrêtent pas les balles, ne font pas de kung-fu ou ne déchainent pas les éléments pour alterner boules de feu et projectiles magiques, certes cette utilisation n’est pas visuellement impressionnante, ni même intrinsèquement rythmée, mais elle n’en est pas moins surprenante, aussi bien dans son déroulement que dans sa conclusion. Il en va ainsi de même dans la plupart des épisodes de la saison : en adoptant d’autres points de vue pour narrer l’histoire racontée, en utilisant des flashback pour approfondir le background du monde, en développant nombre de points de détails pour donner une réelle profondeur à la série.

Ceci mis à part, la grande force de la série reste tout de même ses personnages attachants et évolutifs. Evolution physique comme psychologique – même si totalement pas crédible : on donne à un ado de seize ans le commandement d’une armée ! – qui amènent les personnages dans des recoins encore non-explorés de leur personnalité : la lâcheté de l’Avatar, la cruauté de Katara, le génie militaire de Sokka. De tous, c’est encore une fois le personnage de Zukko qui s’avère être le plus intéressant. De simple faire-valoir dans le premier livre, il devient ici un personnage clé déchiré entre son destin et ses ambitions. Et si son arrivée dans le groupe de l’Avatar reste couru d’avance, il n’en demeure pourtant pas moins jouissif, essentiellement grâce aux nombreuses lignes de dialogues écrites pour l’occasion.

Le fait d’avoir fait le choix de montrer certains évènements du côté “méchant” est enfin la dernière bonne idée de cette saison. Loin de se cantonner à nous montrer des génies du mal complotant autour d’une table pour dominer le monde, les scénaristes nous font le portrait de personnages complexes, avec les failles et leurs doutes. Dans le lot, seul Ozai, grand méchant de la série, reste désespérément manichéen, à l’instar de tout bon méchant de trilogie qui se respecte, de l'Empereur à l'Agent Smith – à l’exception peut-être du Magnéto de Bryan Singer - peu ont su s’affirmer comme des méchants réalistes et construits. Celui d’Avatar n’y fait pas exception, malheureusement…

La conclusion de

Avatar aura démontré le génie d’une bande de scénaristes à créer une série épique et intelligente à unique destination d’un public familial. Intelligente et rusée, elle supporte sans aucun problème la comparaison avec des programmes et des films destinés aux adultes. Comme quoi, il ne faut pas nécessairement être interdit aux moins de seize ans et sombrer dans une débauche de violence et de gore pour faire naitre un souffle épique. Avatar l’a réussi, en dessin animé et par épisodes de vingt minutes. Respect…

Que faut-il en retenir ?

  • Le jour du soleil noir, génial,
  • Déroulement de l’histoire souvent surprenant,
  • Un monde toujours aussi riche,
  • Évolution psychologique des personnages,
  • Une animation de qualité,
  • Un humour toujours réussi.

Que faut-il oublier ?

  • Trop classique dans ses tenants et aboutissant,
  • Un grand méchant lisse et peu construit,
  • Un graphisme toujours assez basique.

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