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Critique de la Série Télé : Fruits Basket
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Critique de la Série Télé : Fruits Basket

Avis critique rédigé par Bastien L. le lundi 3 mai 2010 à 1049

Le jeu du chat et de la souris

Quand on m’a proposé de regarder l’adaptation animée d’un Shojo (manga pour adolescentes) datant de 2001 et ayant pour traduction « panier de fruit », je suis resté quelque peu dubitatif ; mais il faut savoir se laisser rattraper par sa sensibilité pour apprécier une œuvre pas si lisse que ça.

Reprenons depuis le début. Fruits Basket est donc à la base un manga créé par Natsuki Takaya en 1999. Cette jeune mangaka (créatrice de manga), de 26 ans à l’époque, réussit à donner vie à une série populaire qui comportera 23 volumes, et qui traversera les frontières grâce à un succès aussi public que critique. Là dessus, les animateurs de Studio DEEN décidèrent d’en adapter les 8 premiers volumes en 2001, créant une saison de 23 épisodes qui, elle aussi, parcourut le monde.

Concernant l’histoire, il s’agit des aventures d’une lycéenne nommée Tohru Honda qui, ayant perdu son père et plus récemment sa mère, vit dans une tente au coeur de la forêt, non loin de la ville où se trouve son lycée. Mais, un beau matin, elle découvre qu’elle se trouve près d’une belle maison isolée où vivent deux hommes, l’un d'eux étant le plus beau garçon de son lycée, Yuki Sôma. Voyant la jeune fille seule et esseulée, Yuki et son cousin Shiguré décident de l’héberger, en attendant qu’elle trouve quelque chose de mieux. Au même moment débarque un autre garçon, Kyô, qui déclare vouloir se battre avec Yuki. Tohru, voulant les en empêcher, provoque les transformations des trois garçons en chien, chat et rat… Thoru vient en fait de faire son premier pas dans la famille Sôma qui est, depuis des siècles, victime d’une malédiction entrainant que ses membres sont possédés par les esprits des animaux des douze signes du zodiaque chinois, plus celui du chat relié à eux par une vieille légende. Chaque esprit agit sur la personne, le rendant d’abord excessivement beau, mais lui donnant aussi des caractéristiques dudit animal (avec, pour le chat par exemple, un besoin de solitude et un caractère très soupe au lait).

Au fil des épisodes, on rencontre donc tous les membres de la famille, chacun ayant une vraie personnalité, comme le blagueur mais bienveillant Shiguré ou le gentil et réservé médecin Hatori, alors que d’autres relèvent plus de la psychiatrie comme la "borderline" Kagura, le schizophrénique Hatsuharu voire le travesti timide à l’excès RitsuTohru va donc agir comme une sorte de catalyseur, et va aider chaque personnage maudit à trouver sa place dans le monde grâce à sa gentillesse et son envie d’aller vers l’autre. Cela est plus criant dans les épisodes 8 et 15, où elle découvre le lourd passé d’Hatori et de Momiji, ces deux personnages étant ceux qui ont le plus souffert de leurs états. Le ton de la série oscille donc entre le drame et la comédie, sans oublier un peu de romantisme, insufflant un bon rythme aux épisodes, qui arrivent à avoir des caractères distincts (comme le très drôle épisode 6, véritable tour de force dans le comique de situation faisant suite à l’émouvant épisode 5, où les Sôma se rendent compte à quelle point Tohru commence à changer leurs vies).

Au niveau de l’animation, le dessin animé est certes daté (ayant pris une décennie dans la tronche) mais le tout reste assez correct. Le Studio DEEN, créé en 1975, n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’on lui doit l’adaptation de Ranma 1/2 et de plein d’autres animes une quinzaine d’année avant Fruits Basket. Si les premiers épisodes accusent d’un manque de fluidité chronique, la suite est beaucoup plus appréciable, même si se sont les effets d’ordinateur (notamment lors des transformations) qui ont le plus souffert du vieillissement de la série. Néanmoins, les animateurs ont su proposer des décors forestiers splendides, ou des jeux de lumières bien pensés. Le seul vrai tour de force vient de l'épisode 18, où des lycéennes ecervelés tentent une incursion chez la freak de service, le tout au travers d'une narration à la camera façon Le projet Blair Witch ainsi que d'autres trouvailles bienvenus dans l'animation. Evidemment, les réticents aux mangas auront peut-être du mal à suivre les transformations très fréquentes des visages des protagonistes pour des raisons parfois assez futiles, et la réaction souvent surréaliste des personnages, mais c’est le propre du genre, et il est vrai qu’il ne faut pas enchaîner trop vite les épisodes au risque de s’en détacher. Autre point noir concernant l’animation : il n’est parfois pas évident de savoir si le personnage s’exprime à voix haute ou dans sa tête. Pour ce qui est de l’ambiance sonore, les bruitages sont parfaits, la musique un peu anecdotique et le casting vocal français s’en sort avec les honneurs, même si le doubleur de Momiji à tendance à casser les oreilles en surjouant.

La série propose néanmoins une intéressante plongée dans la société japonaise, étant donné que le fantastique est très léger, on y apprend pas mal de choses sur le pays du soleil levant. Ensuite, le côté moral de la série est assez étrange puisqu’on oscille entre une morale assez bien pensante (comme la sacralisation du lycée où il ne faut pas arriver en retard et où une mauvaise note fait culpabiliser à mort, c’est d'ailleurs le sujet de l’épisode 19) et une histoire qui semble s’amuser à frôler quelques tabous, comme le thème de l’homosexualité masculine à travers le personnage d’Ayamé qui, lors de l’épisode 14, propose de remédier aux frustrations masculines liés à l’adolescence en offrant son corps à ceux qui veulent… On alterne entre valeurs franchement réactionnaires, comme Tohru acceptant sans broncher son rôle de femme à tout faire, et une dénonciation d’une société jugeant trop facilement (épisode 5), sans que l’histoire tranche vraiment… Un mot sur la fin de la série assez ouverte et riche en émotion, sur trois épisodes assez haletants laissant la porte ouverte à une saison deux qui ne viendra jamais.

Les images ici présentes proviennent de ce site.

La conclusion de

Au final, Fruit Basket est une série assez bancale tant dans l’animation que dans l’histoire qui en plus de souffrir de quelques incohérences, est parfois trop lourde comme l’enthousiasme naïf à la limite du niais de son personnage principal. Néanmoins, l’ensemble se laisse regarder avec de très bonnes trouvailles comiques et des personnages attachants qu’ils soient principaux (Kyô le sentimental bourru) ou secondaires (le classieux Hatori). L’œuvre est donc assez riche pour plaire aux fans de manga comme au moins habitués même si elle ne s’adresse pas aux réfractaires. Si vous vous en donnez la peine, vous ne regretterez pas vraiment d’être entré dans le monde de Fruit Basket.

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