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Critique de la série télé : Once Upon a Time [2011], par Andre C.

Avis critique rédigé par Andre C. le lundi 10 octobre 2016 à 11h43

saison 3 : le capitaine Crochet débarque.

Vu le ventre mou de l'an dernier, les auteurs se devaient de se ressaisir. Ayant prouvé qu'ils avaient déjà tout dit dans la première saison, ils se devaient de redresser la barre et trouver une vitesse de croisière pour pouvoir perdurer. L'heure n'est donc plus à redéfinir un cadre pour relancer l'intérêt du show, mais plutôt d'exploiter la matière offerte par leur sujet. En cela, la 3e saison rassure, mais confirme également la déception de la précédente cuvée : fini le ton rafraîchissant des débuts, Once Upon A Time se contente maintenant d'un rythme tranquille, voire banal.

 

 

Il faut bien se rappeler qu'à ses premières heures, Once Upon A Time était une série fantastique lorgnant vers la définition classique du terme. Nous suivions deux personnages de notre monde (réel donc), Emma Swan et un petit garçon, Henry, prétendant être son fils, qui découvraient un petit bourg américain, Storybrooke. L'intérêt de l'intrigue était alors de savoir si le monde de conte de fée dont nous voyions des bribes, en flashback à chaque épisode, étaient soit des informations sur le passé des habitants soit des visions issues de l'imagination de Henry. L'histoire tournant autour de Emma et de ce petit garçon, la seconde solution était la plus probable, surtout au vu des apartés de Regina sur un détail : l'existence d'une malédiction accréditant la théorie de Henry.

 

Ainsi, une fois cette malédiction levée, Once Upon A Time prenait des allures de simple feuilleton avec des story-arcs étirés à l'infini. Avec la tension d'antan bien révolue, difficile de trouver une nouvelle dynamique pour le show, alors que tout reposait sur ce seul fil rouge. Il y avait bien la solution de se focaliser sur un nouveau maincast (après tout, d'autres habitants de Storybrooke pouvaient aussi offrir des arcs narratifs intéressants) mais cela aurait été risqué de s'aliéner une partie du public attaché aux précédentes têtes d'affiche. Ceci explique la désagréable impression que les auteurs tournaient en rond à partir du même noyau, à savoir la famille de Emma Swan, fille de Blanche-Neige et du Prince Charmant, et rivale de la méchante Reine Regina (la Evil Queen) dans le cœur de Henry.

 

De ce fait, avec cette 3e cuvée, même si l'on retrouve cette tendance à se focaliser encore sur le même groupe (une fois de plus, l'intrigue a un lien avec Emma et la quête de Regina à conquérir le cœur du son petit-fils), nous retrouvons tout de même quelques ramifications avec d'autres personnages qui tend à renouveler la dynamique globale. Tout d'abord, nous voyons quelques-uns revenir sur le devant de la scène ou débarquer et s'intégrer finalement bien au maincast (Robert Carlyle retrouve quelques éclats, le capitaine Crochet s'avère le personnage borderline qui manquait au show, etc), ensuite les auteurs renouent avec le charme des débuts : même si les autres habitants sont réduits à de la figuration, ils sont au moins présents et apportent des aides ponctuelles.

 

Sur ce dernier point, il faut avouer que les auteurs galèrent pas mal. L'arrivée du Capitaine Crochet passe comme une lettre à la poste (la réécriture de Peter Pan redonne du souffle à l'intrigue) remettant au premier plan Rumpelstiltskin, au point que cela ne pose aucun problème de voir ce pirate s'installer au sein du casting principal au moment où la saison aborde le Magicien D'Oz, avec la vilaine sorcière de l'Ouest en grand méchant. En revanche, pour les autres comme la Petite Sirène ou Robin des Bois, cela ne dépasse pas le statut de la guest-star de luxe. Pour le dernier exemple, on peut concéder qu'il s'agit d'une manière de lier la série avec sa spin-off, Once Upon A Time in Wonderland : même si cette dernière traite de Alice aux Pays des Merveille, l'histoire de Robin des Bois y était abordée.

De cette manière, cela prouve les efforts des scénaristes pour exploiter la matière que leur offre le show (l'univers de Storybrooke est une porte vers les contes et légendes populaires), mais d'un autre côté, cela démontre que ledit univers est devenu un melting-pot sans cohérence : il suffit juste que les contes et légendes en question ait un jour fait partie du patrimoine de Disney pour avoir droit à une mention dans la série. Cela peut-être amusant si on l'on se prend au jeu (la production design – les costumes et les décors - fait très souvent référence aux long-métrages animées de la maison de Mickey) mais peut-être aussi très agaçant quand on est puriste : en raison de son postulat, la série joue sur le fait qu'elle est censée nous montrer l'univers d'origine, celui qui a inspiré les contes de fée. Or, par certains parti-pris esthétiques, Once Upon A Time se donne des allures de vitrines à sa maison de production, ce qui est être un peu dérangeant.

 

Je vous l'accorde, cette tendance est à double tranchant, d'un coté, cela peut être vu en simple fan-service (on ne va pas se le cacher, c'est bien par le biais des dessins animées de Disney que beaucoup ont découvert bon nombre de contes de fée), mais d'un autre, Once Upon A Time peut être perçu comme une tentative supplémentaire pour mieux ancrer une certaine imagerie, édulcorée, dans l'inconscience collective. Néanmoins, il faut l'avouer, ce serait un peu chercher la petite bête de ne résumer cette série qu'à ce seul aspect. Tout d'abord, ces légendes ont déjà moult réécritures bien avant le traitement made in Disney (les frères Grimm, anyone?), ensuite, Once Upon a Time n'a jamais affiché l'ambition de proposer les versions définitives de ses contes, tout au plus de s'amuser avec ces légendes pour alimenter son univers.

La conclusion de à propos de la Série Télé : Once Upon a Time [2011]

Andre C.
60

Une troisième cuvée en demi-teinte, qui se suit sans déplaisir, mais sans être transcendante pour autant. Les scénaristes ne parviennent pas à trouver un axe leur permettant d'entretenir un réel second souffle et ils se complaisent dans un rythme de croisière parfois poussif, parfois enthousiasmant, se reposant beaucoup trop sur le capital sympathie du casting.

Que faut-il en retenir ?

  • Une intrigue principale qui rebondit plus aisément ;
  • Quelques ajouts dans le maincast rafraichissant (en particulier le capitaine Crochet) ;
  • Un rythme plus homogène

Que faut-il oublier ?

  • Des ramifications hasardeuses au niveau des sous-intrigues ;
  • Trop de personnages secondaires réduits à de la figuration ;
  • Des têtes d'affiche qui s'essoufflent

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