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Critique de la Série Télé : Defiance
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Critique de la Série Télé : Defiance

Avis critique rédigé par Andre C. le samedi 11 juin 2016 à 1409

Saison 2 : toujours passable, mais en progrès.

Après une première saison poussive, les auteurs de Defiance se devaient de relever le niveau et pas qu'un peu. L'an dernier, ils avaient eu le mérite de poser les bases de tout un univers qui ne demandait qu'à être exploré et une galerie de personnages suffisamment variée pour offrir des perspectives intéressantes. Pour la seconde cuvée, toute la question était de savoir si les scénaristes avaient réussi à apprendre de leurs erreurs et nous allons le voir, si il y a bien du mieux sur certains aspects, il restait encore beaucoup de travail à accomplir.

 

Si quelques téléspectateurs ont été persévérants, c'est sans doute en raison de menus détails qui ont dû retenir leur attention : la description de cette ville qu'est Defiance à mi-chemin entre le post-apocalyptique (la ville a toujours du mal à se remettre d'une guerre civile) et le western (notre héros, Nolan, n'est ni plus ni moins qu'un shérif, le bar ressemble  un saloon, etc) ; une thématique religieuse qui confère au show une saveur mystique, puisque chacun suit ses propres dogmes, et un bon nombre de races extra-terrestres ont un background qui titille notre curiosité. Alors, ses motifs n'ont rien de novateur en soi (elles ont toutes été traitées dans FireFly, Star Trek : Deep Space Nine ou encore BattleStar Galactica), mais elles ont le mérite de constituer une base solide de travail, encore aurait-il fallu que le traitement soit à la hauteur.

Surtout que cette année, il y avait vraiment matière. En effet, la dynamique a sensiblement changé. Même si nous restons toujours focalisés sur le même groupe de personnage, le maincast, la situation de Defiance est plus tendue que jamais : une armée vient de débarquer et a mis la ville sous sa coupe. De cette manière, certaines castes, dont le fonctionnement s'apparentaient à une mafia ont soit perdues leur autorité soit ont vu leur tête pensante sous les verrous, parfois les deux. Une situation qui clarifie une bonne fois pour toutes le statut de la série, auparavant trop brouillonne pour être convaincante : dorénavant, Nolan a des comptes à rendre au nouveau chef de la ville, Nild Pottinger, même si l'ancien (Julie Benz, transfuge de Dexter) est toujours dans les parages dans un rôle de conseillère.

 

En cela, il faut bien reconnaître qu'il y a du mieux au niveau de l'écriture des personnages, chacun ayant son fil rouge bien défini. Du moins dans le maincast, puisque du côté des personnages secondaires les choses laissent encore à désirer. D'un côté, les relations entre Nolan et sa protégée sont mis sur le devant de la scène et deviennent de plus en plus intéressantes (Irisa devenant de plus en plus renfermée en renouant avec ses semblables au grand dam de Nolan), de même que les intrigues au sein de la famille Tarr (la bonne surprise de la saison) où nous voyons la mère s'efforcer de tirer les ficelles aussi bien de sa caste que de sa propre famille. Sa situation est d'autant plus complexe puisque, d'une part, sa race obéit à des doctrines où les femmes sont considérées inférieures aux hommes et, d'autre part, le père est déjà psychologiquement très instable.

De l'autre côté, les intrigues politiques et autres conspirations sont encore à la peine vu que les motivations de chacun ne sont jamais évidentes à cerner : certains jouent-ils un double jeu ? Ou sont-ils juste bienveillants et ne font que prendre des mauvaises décisions ? C'est le cas notamment de Pottinger, tour à tour intronisé en nouvelle menace (il est vite perçu comme un dictateur) et un chef de guerre mal à l'aise en diplomatie. L'acteur n'est pas en cause (au contraire, il semble très à l'aise), démontrant bien les carences d'écriture des auteurs. Nous pouvons constater la même chose avec la nouvelle acolyte de Nolan, que Pottinger lui refile, qui ne sert à priori qu'à remettre notre justicier à sa place à chaque fois qu'il émet une idée lors de ses enquêtes. Comme si elle avait pris Nolan en grippe sans que l'on ne sache trop pourquoi.

 

D'ailleurs, plus généralement, on peut observer que les personnages déjà bien installé bénéficient d'un traitement qui favorise l'empathie. Cela va évidemment de paire avec une écriture un chouïa meilleure, mais il est difficile de ne pas s'attacher aux protagonistes que l'on a déjà vu évoluer lors de la précédente cuvée. Ceci est compréhensible dans la mesure où nous les avons déjà vus pendant une dizaine d'épisodes à chercher leurs propres marques : chacun d'eux se voient doter d'un story-arc qui lui est propre, que ce soit la famille Tarr ou le médecin de la ville. Certains volent même la vedette à Nolan, je pense notamment à Stahma Tarr que je citais plus haut, mais c'est également le cas de McCawley, interprété par ce bourlingueur de Graham Greene, un minier qui subit les effets de la nouvelle politique totalitaire de plein fouet.

Malheureusement, pour ceux dont cette seconde cuvée marque les premiers pas, on ne peut pas dire que leur introduction soit faite sous de bons auspices. Il faut bien reconnaître que le capital sympathie de Defiance peut grimper de quelques crans lorsque l'on s'aperçoit de la présence d'acteurs du standing de William Atherton et Linda Hamilton (Sarah Connor en personne quand même) à son casting. Mais ce même capital sympathie s'étiole au fil des épisodes quand nous nous rendons compte que, finalement, leur personnage n'ont que du peu de consistance. Alors, certes, ces derniers sont mêlés aux histoires de familles des protagonistes principaux (Hamilton devrait même logiquement prendre de plus en plus d'importance par la suite), mais, encore une fois, cela manque tellement d'homogénéité avec l'ensemble (William Atherton fait vraiment pièce rapporté) que l'impression d'un équilibre bancal persiste.

Sans compter que le visuel n'a pas évolué d'un iota, le montage est un peu plus nerveux (logique, en raison de l'ambiance tendue), mais la production design reste identique d'une année sur l'autre : la ville décrite est toujours la même, c'est entendu (ben oui, nous sommes toujours à Defiance), mais cela amoindrit surtout le changement de dynamique à laquelle tendait cette seconde cuvée.

La conclusion de

Une saison légèrement meilleure que la précédente. Les auteurs ne parviennent toujours pas à nous passionner pour toutes les intrigues et sous-intrigues, mais plusieurs personnages parviennent à tirer leur épingle du jeu. En cela, il y a déjà du progrès. Mais l'ensemble manque cruellement de réelle dynamique tirant l'appréciation générale vers le bas.

Que faut-il en retenir ?

  • Des personnages enfin attachants ;
  • Une ambiance mystique qui donne une saveur au show ;
  • Des fils rouges bien définis

Que faut-il oublier ?

  • Des nouveaux visages qui manquent d'intérêt ;
  • Une dynamique toujours poussive ;
  • Un déroulement trop lent des sous-intrigues

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