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Critique de la Série Télé : Marvel : Les Agents du SHIELD

Avis critique rédigé par Andre C. le vendredi 23 mai 2014 à 11:37

saison 1 : Coulson Lives

Actuellement, la société Marvel traverse une étape cruciale de son Histoire. Si elle a réussi avec brio la transposition de son patrimoine sur grand écran, elle essaie maintenant de faire de même sur le petit. Cependant, à l'inverse de son concurrent DC, hors de question pour elle de lancer quoique que ce soit en cinquième roue du carrosse. Ainsi, dans un sens, avec Agents of S.H.I.E.L.D., la franchise Avengers se rapproche d'une autre, de space-opera celle-là : Star Trek. À cette différence près que, chez  Marvel, la logique de transmedia promet d'être poussée à un niveau jamais vu à ce jour, mais elle ne s'y prend peut-être pas de la meilleure manière qui soit.

Lorsque cette série fut annoncée, nombreux furent les fans de Marvel à rêver d'une série qui ferait découvrir au grand public tout un panel de super-héros qui n'ont pas encore eu les honneurs du grand écran. Mettons tout de suite les points sur les i, si la série comporte la mention Marvel dans le titre en V.O., les super-héros y sont réduits à de simples références. Ici, il est question du S.H.I.E.L.D., donc de l'organisation que l'on voit dans les films (et qui est dirigé par Nick Fury, incarné par Samuel L. Jackson). Les héros ne sont pas des individus aux super-pouvoirs, mais des agents spéciaux évoluant dans cet univers.

Ainsi, afin d'éviter le risque de faire une série hermétique pour quiconque n'a jamais lu un comics de sa vie, la décision a été d'opter pour un format passe-partout susceptible de rassembler autant un public casuel que les fanboys : la série d'aventure classique. Contrairement à DC Comics donc qui capitalise sur la notoriété de leurs personnages : les protagonistes de Smallvile et Arrow sont, pour la plupart, issus des comics. En théorie, cette option devait permettre à Marvel, de toucher un public plus large que les fans. Mais ce choix en a déçu plus d'un : tant d'espérance pour, au final, une série banale, d'autant plus qu'elle affiche plusieurs caractéristiques aujourd'hui dépassées.

En effet, Agents of S.H.I.E.L.D. est une création de Joss Whedon (Buffy, Angel, Firefly), en état de grâce depuis le succès de Avengers, qu'il a écrit et réalisé. En soi, son nom constitue un gage de qualité et les fans de Buffy et Angel se délecteront de retrouver ses thématiques habituelles et ses tics d'écritures. Tandis que les autres auront d'un sentiment de déjà-vu. C'est ainsi que, en portant la marque de son auteur, la série apparaît datée : à première vue, Agents of S.H.I.E.L.D. ressemble à une série dérivée sur l'agent Coulson (toujours incarné par Clark Gregg, apparu dans les films Marvel), sorti tout droit des années 90 (l'époque de Buffy justement), ce qui est déconcertant pour la série événementielle de... 2013.

De cette manière, à la place d'agents aguerris du S.H.I.E.L.D., nous voici avec un groupe composé de novice. Nous avons Ward, un agent aux états de service élogieux mais qui, physiquement, renvoie à une jeune recrue ; les deux scientifiques, Fitz et Simmons, fraîchement sortis de leur académie et, surtout, Skye, une hackeuse, qui n'est même pas un agent, juste une consultante. Ajoutez à ça la fâcheuse tendance des scénaristes à trop la mettre en avant, au détriment de Coulson et May, les deux seuls agents expérimentés relégués, eux, au second plan en tant que figure patriarcale. On doit reconnaître que l'ombre du Scooby-Gang (les amis de Buffy) n'est pas loin.

En fait, le plus ennuyeux réside dans la maladresse des deux showrunners (Jed Whedon – le frère de Joss – et Maurissa Tancharoen) à manier les effets de style typique du créateur. Le binôme de scénaristes tentent de faire « du Joss Whedon », sans parvenir totalement à en retrouver la saveur. Ils hésitent souvent entre un style classique (le respect des codes du genre) et une écriture post-modern (le constant décalage entre les stéréotypes et leur mise en situation), ce qui a fait le succès du créateur de Buffy. Pour cette raison, deux tiers des situations humoristiques sont poussifs et tombent à plat. Cependant, on peut mettre à leur crédit une aisance dans les scènes émouvantes et, dans cet exercice, ils se montrent même plus doués que Joss.

Néanmoins, il serait injuste de condamner Agents of S.H.I.E.L.D. au vu de ses premiers épisodes. Si ceux-ci sont des missions de routine, où chacun dans le groupe s'emploie à trouver ses marques, ils servent surtout aux scénaristes à poser des éléments et une base de travail solide : ils constituent un simple cycle introductive en somme. Cette prise de risque est judicieuse : la série peut désormais vivre par elle-même. De cette manière, au terme d'une moitié de saison, elle décolle grâce à plusieurs fils rouges : des origines de super-vilains, des intrigues au sein du S.H.I.E.L.D., une organisation du mal et, surtout, le mystère autour du retour de l'agent Coulson.

En effet, si mettre ce dernier en vedette est un choix marketing astucieux (il se fait remarquer depuis Iron Man en 2008), le problème concerne justement la cohérence entre cette série et les films. Ceux qui ont vu Avengers se demandent comment ce personnage peut réapparaître vu son sort funeste dans le film de Whedon. Et les raisons de sa « réapparition » ne sont pas expédiées en une ligne de dialogue (et non, Coulson n'a pas simplement retenu sa respiration), mais se voit traiter comme un des mystères que la série se doit de résoudre, dans la pure tradition « whedonesque ».   

Enfin, il convient d'évoquer les relations entre Agents of S.H.I.E.L.D. et les prochains films du studio. Par le biais de plusieurs passerelles (personnages secondaires et éléments d'intrigues), le studio Marvel a créée un univers cinématographique, que les fans appellent le Marvel Cinematic Universe (ou M.C.U.) et cette série doit s'y faire une place. Cette démarche n'est pas révolutionnaire : la franchise Star Trek s'y est déjà frotté. Les aventures du groupe de Coulson se déroulent ainsi en parallèle à la sortie des long-métrages à venir, une logique transmedia (les histoires narrées dans les films ayant un impact sur la série) poussée à un niveau encore inédit comme le prouve ce cross-over avec Captain America 2 alors que ce dernier sortait à peine en salle.

60

Une première cuvée inégale où les showrunners tâtonnent pour trouver leur propre style. En voulant éviter de sombrer dans le pure fan-service, ils prennent le risque fou de travailler « à l'ancienne » afin d'offrir une série avec une base solide. Si le début est laborieux, la suite arrive déjà à atteindre des sommets et à remplir une bonne partie de ses promesses. Dès lors, Agents of S.H.I.E.L.D. se voit comme une vraie extension de l'univers Marvel avec une écriture « old-school ».

Critique de publiée le 23 mai 2014.

Que faut-il en retenir ?

  • Une mythologie fascinante au fil des épisodes ;
  • Une saveur "old school", très "serial" dans l'esprit ;
  • Des personnages de plus en plus attachants

Que faut-il oublier ?

  • Un début bien laborieux ;
  • Un casting qui manque de charisme

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