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Iron Man 3 >

Critique du Film : Iron Man 3

Avis critique rédigé par Richard B. le lundi 22 avril 2013 à 20:21

Vengeance et rancune à l'encontre de Tony Stark

Après avoir fait équipe avec les Avengers, et survécu de justesse à l'invasion des Chitauris, Tony Stark a réalisé que son armure actuelle pourrait se montrer perfectible face à quelques dangers dont il n'avait jusqu'ici pas conscience. Le milliardaire excentrique décide donc de perfectionner son costume du super héros pour pouvoir le contrôler à distance. Une initiative qui tombe à point nommé puisqu'il devra affronter le Mandarin, un redoutable terroriste qui ambitionne de mettre les États-Unis, ainsi que son président, à genoux.

Aux origines.

Avant de se pencher plus avant sur le film de Shane Black, il est bon de s'attarder sur les origines (les vraies) des deux nouveaux méchants proposés aux spectateurs dans ce troisième chapitre des aventures de Tony Stark, alias Iron Man. Tout d'abord, commençons par évoquer le Mandarin. Apparu pour la première fois en 1964 sous la plume de Stan Lee et le trait de Don Heck, fils d'un riche chinois et d'une Anglaise, le Mandarin est considéré comme le pire ennemi d'Iron Man. Adepte de technologies, spécialiste en bio-armement, c'est après avoir étudié la technologie d'un vaisseau extraterrestre, et découvert dix anneaux capables de le rendre surpuissant, que le Mandarin se met à avoir des ambitions mégalomanes. L’autre protagoniste, Aldrich Killian, est un personnage bien plus récent, puisque créé en 2005 par Warren Ellis (scénariste) et Adi Granov (dessinateur) sur un album intitulé Iron Man : Extremis (source principale d'inspiration du film de Shane Black et sorte de reboot des comics Iron Man). Brillant généticien, il découvre un procédé permettant de réparer le corps humain et faire que celui-ci arrive à se régénérer.

À noter que le personnage de Maya Hansen (joué dans le film par Rebecca Hall) apparaissait également dans Iron Man : Extremis, ainsi que cette idée de voir désormais un Tony Stark capable d’attirer les pièces de l'armure vers lui ou encore de la contrôler par la pensée.

Iron Man 3

Vers un Iron Man plus sombre ?

Lorsqu'il nous fut donné de découvrir les premières images de cet Iron Man 3, il y avait de quoi être réellement surexcité. Tout d'abord, le Mandarin allait enfin faire son apparition et le ton des bandes-annonces laissait envisager un volet réellement plus sombre (Nolan et son Dark Knight n'y étant pas pour rien), avec un Iron Man se révélant comme quasiment vaincu ou du moins démuni. Iron Man 3 s'annonçait donc clairement comme le meilleur film de la franchise et potentiellement le meilleur film des productions Marvel (bien qu'Avengers ou encore The First Avenger: Captain America aient mis la barre particulièrement haute). Mille fois hélas, si le résultat demeure honnête, il y a là une grosse erreur sur la marchandise. Le film promis n'est pas au rendez-vous, et les passages les plus impressionnants se trouvent, une nouvelle fois, déjà montrés. De plus, l'humour est tout aussi présent que sur les précédents films - sinon plus - et le traitement réservé au Mandarin devrait énormément décevoir les fans.

Au demeurant, côté scénario, Iron Man 3 gagne en personnalité, puisque le film se manifeste comme une sorte de mixe de diverses œuvres de Shane Black, scénariste émérite à qui l’on doit L'Arme fatale, Le dernier samaritain ou encore Au revoir à jamais. Cette fois-ci Tony Stark ne sera donc pas un héros solitaire, mais sera accompagné tout d'abord par un ingénieux sidekick - façon Last Action Hero - ensuite il trouvera un compagnon de combat, James Rhodes (désormais aux commandes d’Iron Patriot). Le scénario de Shane Black – qui prend des risques énormes avec le matériau d'origine – ne manque pas de bonnes idées et arrive par moment à réellement surprendre, et il est vrai qu'à un certain stade on ne sait plus trop si on doit crier au génie, ou inversement, à la trahison ! Peut-être aussi parce que Tony Stark reste trop prisonnier de son côté clown façon « politiquement correct » (l'époque l’oblige ?) et que sont absentes les percutantes « punchlines » chères à l’auteur. Qui a oublié ces grands classiques : «La seule chose que j’ai contre lui c’est qu’il a l’air d’un sale con. Mais si je l’arrête pour ça je devrais arrêter la moitié des députés de la ville » ; «C’est vrai t’as raison, c’était un accident. Tu t’es pris les pieds dans le tapis, et t’es tombé la bite la première sur ma femme.» A la décharge de Shane Black, il est bon de signaler qu’il n’était pas seul à travailler sur l’écriture du script puisqu’il était associé à Drew Pearce (Pacific Rim).

Iron Man 3

Maintenant, Shane Black ne signe ici que son deuxième film comme réalisateur. Et si Kiss Kiss Bang Bang reste une belle réussite, celle-ci se situe plus dans son histoire et ses dialogues que dans sa mise en scène, assez traditionnelle. Là encore,Shane Black ne fait pas des étincelles. Entre Jon Favreau - qui conserve son rôle de Happy Hogan - ou lui, il n'y a guère de différence. Le film est certes appliqué et dans un ton assez similaire aux précédents – on est dans un film de studio –, mais on pourra reprocher à Black de ne pas arriver à rendre totalement épique et iconique certaines scènes qui auraient pu l'être. Ainsi, Iron Man 3 ne fera pas oublier les quarante minutes de combats dantesques et héroïques d'Avengers, cela même si tous les éléments sont mis en place pour cela. La caméra apparait même assez hésitante dans les séquences les plus virevoltantes, avec une notion de danger immédiat pas toujours omniprésente.

60

Iron Man 3 a pour avantage de refléter la personnalité de son réalisateur/scénariste qui revient à un genre qu'il maîtrise : le buddy movies. Par contre, le film présente deux soucis venant créer une certaine forme de déception. Tout d'abord, ce troisième volet - faussement - en solo de Tony Stark manque parfois de rythme. Ensuite, le film de Shane Black prend aussi le risque de se mettre à dos quelques fans des comics de par des libertés prises qui sont loin d'être légères. Si Iron Man 3 reste tout de même plaisant, il ne se montre pas du tout à la hauteur de sa splendide bande-annonce.

Critique de publiée le 22 avril 2013.

Que faut-il en retenir ?

  • Guy Pearce.
  • Un film qui reste dans l'esprit Shane Black.

Que faut-il oublier ?

  • Problème de rythme.
  • Le Mandarin.

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