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Critique du Film : Iron Man 2
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Critique du Film : Iron Man 2

Avis critique rédigé par Vincent L. le lundi 10 mai 2010 à 2220

Une suite paresseuse...

Sortie il y a deux ans, l'adaptation cinématographique d'Iron Man avait à l'époque fait le bonheur et la joie des fans ; le film n'était pas très bien réalisé, son scénario n'était pas extraordinaire, mais il avait dans la manche un atout indéniable : son acteur principal, Robert Downey Jr., comédien talentueux dont la vie privée sulfureuse semblait être le parfait miroir de celle de son personnage, Tony Stark. Mettant au service du long-métrage son charisme et son humour, investissant un personnage que l'on croirait écrit juste pour lui, il avait rendu appréciable cette adaptation qui, par ailleurs, n'avait pas grand chose pour elle. Voir Iron Man 2 débarquer sur les écrans, c'était ainsi l'assurance d'assister à un nouveau Downey-show, et de se payer de bonnes tranches de rigolades entrecoupée de scènes d'actions bien bourrines. Il ne restait donc qu'à corriger ou améliorer les grosses lacunes du premier opus pour livrer un long-métrage réellement abouti. Le résultat final est pourtant très loin de ces attentes.

Réalisé par un acteur - Jon Favreau - scénarisé par un autre acteur - Justin Theroux - Iron Man 2 s'étire sur près de deux heures, mettant en place un scénario qui ne sacrifie jamais rien au spectaculaire, mais qui ne raconte rien de très intéressant non plus. Ce ne sont pourtant pas moins de quatre histoires qui s'y entremêlent : Stark en train de mourir à petit feu, plusieurs groupes ou factions s'affrontant pour obtenir la technologie d'Iron Man, une histoire de vengeance filiale et la mise en place du futur film Avengers. Un script ambitieux, certes, mais souffrant d'un problème majeur : rien de ce qui est raconté n'est totalement convaincant : ainsi, on sait que Stark ne va de toute façon pas mourir, le duel autour de la technologie est loin de posséder la complexité voulue, l'histoire de vengeance est expédiée en deux misérables scènes d'actions et tout ce qui tourne autour des Avengers est finalement plus bavard et référencé - attention, les geeks parlent aux geeks ! - que réellement construit.

Honnêtement, on ne peut pas ouvertement affirmer que ce scénario soit réellement inférieur à celui d'autres adaptations de comics, voire plus directement à celui du premier opus. Le véritable soucis se situe plutôt dans le fait que celui-ci ne laisse aucune place aux scènes d'action. En effet, Jon Favreau n'ayant pas le dixième du talent d'un Christopher Nolan, Iron Man 2 ne transpire d'aucune ambiance particulière qui pourrait contrebalancer les faiblesses du script. La seule porte de sortie se situe donc dans le fait de noyer le poisson en plaçant très régulièrement des séquences musclées, et ce à l'instar de ce qui avait été fait dans le premier Iron Man ; cette suite étant excessivement radine en scènes d'action, le spectateur n'a donc plus rien à se mettre sous la dent, et ne peut donc que juger le scénario que pour ce qu'il est réellement. Iron Man 2 ressemble ainsi à un patchwork indigeste jamais abouti, partant tellement dans tous les sens qu'il en arrive à sous-traiter absolument tout.

L'idée étant qu'avant toute autre chose, les producteurs ont très visiblement voulu faire un film tournant autour du personnage de Tony Stark. Clairement, le super-héros est totalement éclipsé par l'homme sous le costume : l'effet spécial principal d'Iron Man 2 s'appelle Robert Downey Jr., et il est impératif que celui-ci apparaisse à l'écran un maximum de temps. Alors Tony Stark est "plus" : plus mégalo, plus alcoolique, plus suffisant et ayant une plus grande tendance à l'auto-destruction. La pitoyable histoire de la maladie ne semble ainsi être présente que pour justifier le retour en arrière du personnage principal, ainsi que la majeure partie des gags de cette suite. Ayant carte blanche pour faire son show, Robert Downey Jr. s'en donne à coeur joie pour le plus grand plaisir des fans. Les quinze premières minutes sont à ce titre un pur bonheur pour les zygomatiques ; mais avec l'avancée du film, cela s'avère de plus en plus convenu. Downey. se met donc à cabotiner à mort, surjouant parfois plus que de raison.

Laisser Robert Downey Jr. en roue libre est d'autant plus frustrant que face à lui, Iron Man 2 réuni un casting aussi prestigieux que totalement sous-employé. A ce titre, la participation de Mickey Rourke s'avère être une sacrée déception, la scène de confrontation que l'on attendait la bave aux lèvres entre lui et Robert Downey Jr. s'apparentant plus aux retrouvailles De Niro/Pacino du grotesque La loi et l'ordre qu'à celui du mythique Heat. Autour d'eux, Scarlett Johansson n'est qu'un physique agréable mais sans personnalité, Samuel L. Jackson est clairement venu cachetonner et Don Cheadle se retrouve coincé dans un personnage très en retrait. Gwyneth Paltrow, quant à elle, s'avère une nouvelle fois trop fade pour réussir à transcender son personnage d'amoureuse écervelée. De tous, finalement, seul Sam Rockwell arrive à s'en sortir très convenablement en marchand d'arme dont l'excentricité n'a d'égal que son ridicule (il faut cependant reconnaître qu'il est le seul à être aidé par le script).

Techniquement, si le film tient largement la route au regard des productions actuelles, il faut bien avouer que cela n'est pas un seul instant mis en valeur par la calamiteuse réalisation de Jon Favreau. Déjà pas le point fort du premier Iron Man, les scènes d'actions sont ici réduites à peau de chagrin, le réalisateur utilisant la plupart du temps de grands angles fixes pour filmer paresseusement les passages les plus musclés ; en témoigne ainsi la séquence sur le circuit de Monaco, où les F1 découpées volent dans tous les sens sous le regard d'une caméra malheureusement amorphe. Hors de ces quelques séquences, force est de constater qu'il peine sérieusement à insuffler du rythme à son long-métrage, ne pouvant, contrairement au premier opus, s'appuyer sur des dialogues consistants ou des situations permettant d'exploiter un véritable potentiel comique. Ici, son travail s'est finalement limité à braquer ses caméras sur le génial Robert Downey Jr., ce qui fait illusion un moment, mais finit également par lasser.

La conclusion de

Iron Man 2 reprend au final le basique incontournable de toute suite hollywoodienne considérée comme réussie : la règle du "plus". Sauf qu'ici, en lieu et place du traditionnel plus d'action, plus d'aventures, plus d'effets spéciaux, nous avons le droit à plus de Robert Downey Jr. et plus de Tony Stark. L'initiative serait absolument géniale si, par ailleurs, le film pensait à raconter quelque chose, ce qui n'est malheureusement ici jamais le cas. Etalé sur prêt de deux heures, le long-métrage souffre de son absence d'histoire, d'un script très médiocrement écrit, d'une réalisation pareusseuse, d'un casting génial totalement sous-exploité et d'un très sérieux manque de rythme. Il ne reste donc, finalement, que le charisme et le talent de Robert Downey Jr. dans un rôle suffisamment fun pour offrir à cette suite un semblant d'intérêt ; mais sur deux heures, même lui finit par lasser...

Que faut-il en retenir ?

  • Robert Downey Jr, qui sauve le film du naufrage,
  • Techniquement réussi,
  • Une bande-originale sympathique.

Que faut-il oublier ?

  • D'énormes problèmes de rythme,
  • Histoire racontée inexistante,
  • Scénario mal écrit,
  • Réalisation paresseuse,
  • Des acteurs géniaux totalement sous-exploité.

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