75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°4 : Au secours ! Un Publi-killer se ballade dans le coin. Une seule solution, le désactiver pour de bon.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Film : Iron Man 3
Iron Man 3 >

Critique du Film : Iron Man 3

Avis critique rédigé par Vincent L. le mardi 30 avril 2013 à 1211

Du Iron Man ? Peut-être pas tant que ça...

Franchise cinématographique parmi les plus populaires actuellement, Iron Man n'a jusqu'ici jamais bénéficié d'un traitement totalement abouti. La volonté affichée de Marvel étant en effet de ne se servir de ces longs-métrages que pour vendre le cross-over Avengers, la saga était donc à l'image du manque d'ambition flagrant de ses producteurs : histoires inexistantes, méchants sans envergure, héros superficiels et réalisations atones (pour le dire gentiment). Des faiblesses structurelles conséquentes, donc, mais qui parvenaient cependant à trouver quelques contre-points permettant malgré tout de conquérir le public : des effets spéciaux impeccables, un humour bon-enfant respectant l'esprit du comic et, surtout, un acteur principal charismatique faisant l'unanimité. Si cela avait abouti à un premier opus assez divertissant, le deuxième film avait cependant souffert d'une véritable chute qualitative.

Premier film post-Avengers de la saga, ce troisième volet s'est, dès le départ, présenté comme plus ambitieux que ses prédécesseurs. Exit le yes-man Jon Favreau, désormais relégué au poste décoratif de producteur exécutif, bienvenue au scénariste/réalisateur Shane Black, bien connu des cinéphiles pour ses scripts emblématiques du cinéma d'action des années 80 (L'arme fatale, Le dernier samaritain, Last Action Hero, c'est lui !) et remarqué en 2005 pour la qualité de son premier film (Kiss Kiss Bang Bang). Mais pour celui qui a, en son temps, contribué à relancer la carrière de Robert Downey Jr., la tâche s'annonçait malgré tout compliquée, car la franchise n'a jamais laissé de place à des choses surfaites comme les visées artistiques ou la personnalité de son réalisateur (on n'ira pas jusqu'à dire que c'est Kevin Feige qui réalise vraiment tous les films Marvel, mais bon, quand même...)

Au final, il est agréable de constater que si Shane Black n'a pas réussi à complètement s'imposer vis à vis du studio, sa touche personnelle est indéniablement présente dans le scénario du film. Loin d'être anecdotique, cela permet de donner à ce troisième opus plus de personnalité que les deux autres réunis. Ainsi, là où Tony Stark/Robert Downey Jr. écrasait l'ensemble des autres personnages dans les deux précédents longs-métrages (l'acteur se devait d'en faire des caisses pour contrebalancer toutes les faiblesses des films), une place est désormais laissée aux autres protagonistes. Conséquence : les méchants sont mieux développés (réservant même quelques surprises), le side-kick a une vraie place dans l'histoire et gagne en personnalité (pour aller vers un spin-off ?) et le scénario prend le temps de raconter une histoire construite (pas terriblement originale, certes, mais existante malgré tout).

Le scénario s'avère même par moment audacieux, se permettant des prises de risques conséquentes vis à vis du matériaux d'origine. Les fans hardcores risquent ainsi de se bouffer les couilles face au traitement réservé au Mandarin, et le parti pris de traiter ce nouveau long-métrage plus comme un thriller high-tech que comme un film de super-héros classique ne fera clairement pas l'unanimité, mais cela apporte tout de même son lot de surprises et fait sortir la franchise des sentiers balisés qu'elle arpentait jusque là. De même, la partie humoristique s'éloigne clairement de l'esprit des comics pour épouser ce qui fait la personnalité du travail de Shane Black : partir vers le buddy-movie, jouer et se moquer des codes du genre et, bien sur, s'appuyer avant tout sur les dialogues (même s'il n'y a pas de punch lines fracassantes, ceux-ci réservent malgré tout de bonnes surprises, à l'instar du running gag autour d'Iron Patriot).

De fait, Robert Downey Jr. est ici plus sobre, mieux cadré. Là où il cannibalisait l'écran et l'ensemble de ses partenaires dans Iron Man 2, il joue ici un jeu d'équipe appréciable qui permet aux autres comédiens d'exister à ses côtés. S'il reste évidemment au coeur de toutes les attentions, il partage donc cette fois la vedette. Don Cheadle gagne désormais plus d'importance, quittant le statut de simple faire-valoir pour cette fois devenir le partenaire d'Iron Man ; l'acteur, habitué aux seconds rôles, amène ainsi avec une certaine efficacité ce qu'il faut d'humour et de charisme pour servir son personnage. Quant à Ben Kingsley et Guy Pearce, ils s'éclatent visiblement dans des rôles de méchants résolument funs. Dans le lot, seule la fadasse Gwyneth Paltrow peine une nouvelle fois à susciter le moindre intérêt, chose d'autant plus dommage que son personnage est plus au centre des évènements que dans les deux précédents films.

Mais malgré tout cela, il y a encore un grain de sable dans la mécanique d'Iron Man 3 : la mise en scène. Ainsi, si l'on retrouve la patte de Shane Black dans l'écriture, il n'en va pas de même question réalisation. C'est bien simple : on ne nous aurait pas dit que le réalisateur était différent, on ne s'en serait même pas aperçu ! Les scènes d'actions, si elles sont lisibles, s'avèrent une nouvelle fois peu trépidantes (malgré des mises en situation qui aurait pu amener à de belles fulgurances), et le film souffre globalement de soucis de rythme très conséquents, notamment dans toute sa première partie (mais pourquoi faire plus de deux heures sur une histoire qui pouvait aisément tenir sur une demi-heure de moins ?). De fait, Iron Man 3 n'assure pas dans sa partie "grand spectacle", y compris lors de son final qui fait pourtant la part belle aux effets spéciaux (réussis) et à la pyrotechnie (assez démesurée).

La conclusion de

Iron Man 3 s'impose au final comme le meilleur volet de la trilogie. Si le résultat n'est une nouvelle fois pas transcendant, il est cependant plus abouti que sur les deux précédents films, et fait preuve de suffisamment d'audace pour réserver quelques surprises au spectateur. Les fans pourront détester, mais cette prise de risque fait que le long-métrage quitte les figures imposées - donc prévisibles - du film de super-héros pour s'aventurer de manière un peu plus audacieuse du côté du thriller high-tech. On regrettera cependant que la patte de Shane Black ne se sente réellement que dans le scénario, la mise en scène étant une nouvelle fois fade, insipide et formellement peu efficace. Iron Man 3 a investi dans un scénariste, soyons fou, parions que le prochain pourra enfin se payer un vrai réalisateur !

Que faut-il en retenir ?

  • Robert Downey Jr., encore et toujours,
  • Un traitement original,
  • Des partis-pris risqués,
  • La Shane Black's touch,
  • Des effets spéciaux réussis.

Que faut-il oublier ?

  • Une histoire convenue,
  • Des problèmes de rythmes,
  • Des scènes d'action très moyennes,
  • Gwyneth Paltrow, insipide.

Acheter Iron Man 3 en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Iron Man 3 sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Iron Man

En savoir plus sur l'oeuvre Iron Man