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Critique de la Série animée : Iron Man

Avis critique rédigé par Bastien L. le jeudi 8 septembre 2011 à 17:21

L'homme invincible est là !

Quelle juteuse compagnie que Marvel ! Une véritable mine d'or comprenant des milliers de personnages, dont des dizaines de héros aux multiples aventures. Mais si on a souvent le droit à des œuvres dérivées de qualité, force est d'admettre que l'on doit quand même se taper quelques bouses n'ayant d'intéressant que leurs licences.

La genèse de cette série a déjà été expliquée récemment dans la critique de Captain America - donc si vous voulez plus de précisions, lisez-en l'introduction. Pour faire court, cette série d'Iron Man date de 1966 et fit partie d'un groupe de cinq séries ayant chacune son héros. Ces petites séries furent ainsi les premières adaptations télévisuelles des comic books Marvel. Ces curiosités sont ainsi réapparues en DVD il y a quelques années à travers des éditions proposées par TF1 Vidéo. On retrouve ainsi, durant 13 épisodes, le fringuant Tony Stark et son alter-ego, l'invincible Iron Man. Chaque épisode sont plus ou moins indépendants les uns des autres - tout en ayant comme points communs le héros, bien sûr, ses acolytes et quelques ennemis récurrents comme le terrible Mandarin.

On se retrouve ainsi devant une production qui a un certain charme. Bien malgré elle. Non pas parce qu'elle soit de qualité, mais parce que cette série est bien le pur produit de son époque. Regarder Iron Man c'est vraiment retourber dans les années 1960 américaines entre ses divertissements, la guerre froide et une certaine vision du monde qui va avec. En fait, force est de constater que cette série est une petite production qui a vraiment mal vieilli et qui n'a d'intéressant que la curiosité qu'on éprouve en regardant une antiquité. Le point fort du titre est le style graphique du comics plutôt bien respecté. Les postures des personnages, les couleurs ou encore les onomatopées qui envahissent l'écran pendant les combats font penser à une véritable bande-dessinée-animée. Après, les animations restent assez basiques avec parfois juste les lèvres bougeant chez les personnages. Les producteurs ont dû se dire que cela serait suffisant pour un public qui n'a pas l'habitude de voir ses héros bouger. C'est ici que la série accuse le plus son âge avec une réalisation trop sommaire et une action trop statique pour pouvoir captiver. Bref, on s'ennuie ferme durant les 13 épisodes, l'effet curiosité disparaissant dès la fin du premier.


Mais cette impression négative ne repose pas uniquement sur l'animation, les différentes histoires y sont pour beaucoup. Et cela même si le schéma n'est pas sans rappeler les aventures dessinées des super-héros. Chaque épisode propose cette trilogie : Découverte du méchant, héros mis très en difficulté et victoire in extremis. Alors, je ne connais pas le début de carrière en planches du héros métallique, mais l'aspect complexe et torturé du personnage ne transparait ici jamais. De même, la série fait grandement l'impasse sur le personnage de Tony Stark qui n'apparait que pour dire que seul Iron Man peut résoudre la situation. Ou encore à la fin des aventures, histoire de dire qu'il n'est pas l'homme invincible. En voyant la série, on se demande comment les autres réussissent à avaler une couleuvre aux allures d'anaconda. Sinon les fans du héros seront content de retrouver tous les personnages secondaires de l'œuvre entre Happy Hogan, Pepper Potts ou des vilains comme le Mandarin (apparaissant plusieurs fois),  Titanium Man (ép. 4), la Veuve Noire (ép. 5 et 7) ou encore le terrible Chevalier Noir (ép. 10). On retrouve aussi l'idée du partenariat entre Stark et l'armée américaine amenant en trame de fond l'idée d'un contrôle du congrès sur ses activités. Les différentes histoire sont donc peu intéressantes avec des ennemis plus bavards que dangereux et finalement assez peu de guest-stars venant égayer les aventures du super-héros. Seul le Captain America fera une petite apparition dans le dernier épisode.


L'autre problème de la série est forcément sa lecture très américaine du monde de 1966. Le personnage étant très lié à l'armée, on se retrouve à la limite de la propagande sur certains épisodes. Encore une fois, je ne peux dire si cela transparait ou non dès l'œuvre originale. Les ennemis restent quand même souvent les Russes et les Chinois qui justifient la nécéssité américaine d'une course à l'armement. En effet, à chaque fois qu'Iron Man intervient, les deux puissances sont en train de tester des armes destructrices. Le discours sous-jacent fait quand même d'Iron Man le héros du monde libre face à ses méchantes puissances communistes - comme l'explique l'épisode 5. Dans ce dernier, Iron Man se doit d'accepter un défi: combattre un Russe pour prouver la suprématie américaine... Personnage de Tony Stark tout aussi patriotique et macho comme un bon Américain, celui qui pense que sa bonne femme de secrétaire est folle quand elle lui annonce un problème qu'il va constater la minute après. Cette approche datée du personnage se renforce avec l'omniprésence des dialogues comme des monologues du héros. La production a pensé qu'il serait utile de ne jamais laisser de moments sans paroles. Ainsi le héros commente sans cesse dans sa tête ce qui se passe à l'écran, à se demander si on a vraiment besoin de le regarder...


Enfin, parlons un peu du traitement français de l'ensemble. Là encore, une bonne spécialité gauloise est au rendez-vous : Les épisodes n'étant pas dans l'ordre de diffusion originale. Ensuite les doublages d'époque sont des plus calamiteux, comme douteux. Les accents des ennemis russes, chinois et arabes seraient vraiment à la limite de l'incident diplomatique s'ils étaient faits aujourd'hui. Au mieux, on pourra trouver ça involontairement drôle comme du mauvais Michel Leeb. Au pire cela révèle encore une fois du racisme de nos années 1960. On a quand même le droit à des meilleurs doublages plus actuels pendant deux épisodes mais le mal est déjà fait.

 

10

Iron Man est donc une très mauvaise série animée qui a bien trop vieilli. On se demande encore comment le DVD est parvenu parmi nous. Les fans de Stark ne peuvent que pleurer face à un tel résultat. Ou alors se marrer de temps en temps face à cette antiquité involontairement drôle et pouvant aujourd'hui être jugée comme politiquement très maladroite. De la bonne bouse animée, symbole d'une certaine époque, et des premiers pas  - casse-gueule - des super-héros à la télé.

Critique de publiée le 8 septembre 2011.

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