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Critique du Roman : L'Héritage

Avis critique rédigé par Sylvain T. le mercredi 25 janvier 2012 à 16:04

Un final en demi-teinte

Après de long mois d’attente, le quatrième et dernier tome de la série L'Héritage est enfin sorti aux États-Unis. Auparavant prévu pour n’être qu’une trilogie, c’est finalement une tétralogie qui est apparue. Mais après un troisième opus médiocre, Eragon peut-il se relever pour son ultime vol ?

À vouloir surfer sur le succès international de sa série, Christopher Paolini s’en est brulé les ailes. Si l’épopée d’Eragon n’a jamais été une tonitruante réussite d’un point de vue qualitatif, elle n’en demeure pas moins un joli succès pour son jeune auteur, fils d’un géant de l’édition. Mais après beaucoup d’années passées en compagnie du dragonnier, il était enfin temps de lui dire adieu. Et bien que rien ne soit définitivement arrêté, car il peut toujours y avoir une suite sous forme de spin-off par exemple (comme c’est le cas pour beaucoup d’autres livres), l’auteur a su mettre un point final à son aventure d’une bien meilleure manière que ce à quoi l'on attendait. Car ce qui colle à la peau de la tétralogie de l’Héritage, c’est sans aucun doute la naïveté des actions qui se déroulent au fil des pages, ou encore le gros problème de structure qui émane des aventures que traverse le héros de l’histoire.

C’est toutefois sans a priori que l’on se lance dans la lecture de ce quatrième tome qui sera appelé en France « L’Héritage », du nom de la tétralogie de Christopher Paolini (la boucle est bouclée en quelque sorte). Lire les dernières pages (880 en VO tout de même !) sera sans doute difficile pour les fans, mais au regard de ce qu’a été la série, on peut finalement se dire que c’est « enfin » fini. Toutefois, et c’est là qu’entre en jeu la surprise : cette ultime aventure n’est pas aussi déplaisante que Brisingr. Mieux : elle se permet même d’être haletante dès que l’on commence à lire les derniers chapitres. Il serait toutefois malhonnête de ne pas admettre qu’il y a encore et toujours les mêmes erreurs. Tome après tome, l’auteur ne semble pas prendre en compte certaines critiques. L’aventure débute encore une fois difficilement, et des récits secondaires viennent prendre une part trop importante. Les évènements concluant la tétralogie mettent énormément de temps à apparaitre, tant est si bien que l’on a tendance à tout bonnement filtrer ce genre d’éléments qui n’a aucune véritable importance - pour peu évidemment que l’on soit habitué à Christopher Paolini et que l’on soit à l’aise avec ce genre de procédé.

Ce quatrième tome nous entraine fort logiquement jusqu’à la bataille finale qui met en scène Eragon, sa dragonne, ainsi que le vil Galbatorix. C’est principalement ce passage, particulièrement long, qui est à retenir et qui donne une entière satisfaction au lecteur. Ordonné, relatant les faits importants, on a clairement l’impression que l’auteur s’est redressé d’un coup, sans prévenir, pour nous offrir un final palpitant. Si le tout sonne un peu faux, voire s'avère prévisible, le tout est relativement bien écrit. On garde toutefois une impression de déjà-vu, le jeune Christopher Paolini piochant allègrement - sans en atteindre l’excellence - du côté de J.R.R. Tolkien. On retiendra donc de la tétralogie de l’Héritage un sentiment insidieux. Tantôt exaspéré par ce cruel manque d’originalité, des récits de second ordre tout ce qu’il y a de plus inutiles et un certain amateurisme dans l’écriture, tantôt surpris par une relativement remontée qualitative du récit. La série s’éteint sur une note positive, c’est sans doute cela qui compte après tout.

50

L’Héritage est loin du médiocre Brisingr, et c’est sans doute mieux pour celles et ceux qui souhaitaient un final de haute volée. Non dénué des défauts que la série se traine depuis déjà trop longtemps, ce quatrième et dernier volume offre un point d’orgue satisfaisant, mais toujours trop amateur pour réellement rester en mémoire. On ne se souviendra sans doute pas de cette série, mais on attendra avec une certaine impatience les prochains écrits de son auteur. À bon entendeur.

Critique de publiée le 25 janvier 2012.

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