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Critique du Film : Eragon

Avis critique rédigé par Lucie M. le mardi 12 décembre 2006 à 14:51

Gentillet et Guilleret !

« Je m’attendais à mieux. »
Cette phrase est un des principaux leitmotive du long métrage d’Eragon ; que les nombreux fans du roman sauront reconnaître bien évidemment. Néanmoins, cette phrase souvent adressée à Eragon est également une évidence qui nous apparaît au fil du film.
Comme tout le monde le sait, la saga d’Eragon est une véritable tempête de triomphe dans la littérature jeunesse depuis trois ans. Un phénomène qui a débuté bien avant grâce à la saga d’Harry Potter de J.K. Rowling ouvrant les portes à la médiatisation de la littérature jeunesse. Enfin bref nous ne sommes pas là pour dresser un portrait avantageux ou défavorable de la médiatisation de tels ou tels romans puisque cela a redonné l’envie de lire aux plus jeunes. Donc je disais nombreux sont ceux qui ont dévoré les deux premiers tomes de l’Héritage – qu’ils soient petits ou grands – et nombreux sont ceux qui attendent avec ferveur le troisième volet de cette trilogie dragonesque écrite par Christopher Paolini. D’ailleurs, Paolini est en train d’écrire le troisième !
Bien évidemment, j’imagine que l’attente de voir cette adaptation sur grand écran est immense et que certains ont déjà imaginé dans leur tête le schéma de celle-ci en voyant sur Internet ou ailleurs les images de certaines scènes du film, les affiches ainsi que les bandes-annonces. À mon humble avis, la plupart des fans d’Eragon ne seront pas trop déçus par cette adaptation qui reste assez fidèle à l’œuvre originale de Paolini tout en étant quand même simplifiée. Toutefois, je ne vais pas faire l’hypocrite, car comme tout le monde peut le constater en lisant ma chronique du premier tome je n’avais pas été très tendre avec celui-ci. Pourtant, c’est avec bonhomie et sans a priori – là je mens effrontément ! - que je me suis rendue à l’avant-première presse de ce long métrage d’Eragon.


« Un brin de bravoure pour trois grains de folie. »
C’est ce que nous pourrions reprocher à la réalisation de Stefen Fangmeier seulement la phrase n’est pas dans le bon sens. Ce serait plutôt « Trop de brins de bravoure pour zéro grain de folie .». En plus clair, car je pense que là personne ne comprend ce que j’essaye de dire, c’est que la réalisation de Stefen Fangmeier est totalement plate et uniforme, ne contenant pas assez de grains de folie, mais TROP DE BRAVOURE ! Mais d’où cela provient-il ? Qu’en est donc la cause ? Il y a plusieurs solutions à ce résultat édulcoré et spongieux : trop de scènes coupées à l’élaboration du montage et une évidente épuration des moments forts ou tragiques puisque cette franchise Eragon est principalement destinée aux enfants. Cette absence de prise de risques ampute conséquemment le film qui perd malheureusement de son mordant. Un mordant qui aurait dû être présent puisque Eragon propose quand même une scène de bataille – celle de Farthen Dûr – , qui soit dit en passant est fort ridicule, des scènes de combats à l’épée , la quête d’un pauvre orphelin qui a tout perdu et où des créatures comme les Ra’zacs ou les Urgals qui ne sont pas très sympathiques lui courent après. Bref, même si je ne suis pas une fan de l’œuvre originale d’Eragon , je pensais qu’un long métrage d’héroic-fantasy dont les effets spéciaux ont été réalisés par deux des plus grands studios existants WETA et Industrial Light and Magic puis possédant un casting de malade aurait pu être un peu plus couillu ! Même s’il était destiné à un jeune public.
En ce qui concerne les prises de vues en extérieur, nous pouvons remarquer que leur ressemblance à des cartes postales gentillettes pourvues d’un somptueux ciel bleu saupoudré de nuages rosés est toujours de mise. Cela renforce le côté gentillet du film et le rend de plus niais. Le plus poussif reste quand même la scène où nous voyons un couché de soleil, superbe bien sûr, où un Eragon pensif est assis sur une colline juste après que son cousin est quitté la ferme pour échapper à l’armée de Galbatorix. C’est suintant de bonnes intentions ! Snif…Bref, les lieux choisis pour tourner les scènes d’extérieurs sont tellement édulcorés qu’elles ressemblent à des décors. La nature qui aurait dû être sauvage et indisciplinée n’est là qu'ordonnée pour faciliter les errances d’une caméra trop sage. Dommage, car le passage où Eragon et Brom, se rendant à cheval au royaume des Vardens, aurait pu être un dangereux périple puisqu’ils sont quand même poursuivis par les ignobles Ra’zacs et les stupides Urgals ! Et bien non, il nous semble juste voir une simple balade équestre en forêt.

Évidemment, depuis la trilogie du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson chaque film d’essence fantasy souffre d’une comparaison qui nous vient instinctivement à l’esprit. Il ne faut évidemment pas le faire, mais c’est plus fort que nous. Cette comparaison déloyale est accentuée avec Eragon puisque l’œuvre originale de Paolini est bien sûr inspirée de l’œuvre de Tolkien même si en fin de compte rien n’y est identique. Pourtant, nous pourrions, être plus vache envers Eragon est le comparé à l’inoubliable Donjons & Dragons où déjà l’excellent acteur Jeremy Irons s’essayait au monde de la fantasy. Mais cette comparaison outrancière viendra évidemment à de nombreux esprits ! Premièrement, dans le choix des costumes des différentes peuplades du film qui est un mélange de vêtements modernes avec des vêtements folkloriques venant de différentes cultures ce qui prétextera souvent à rire. Il y a également de nombreux passages où des notes d’humours présentes passeront à l’as et le public rigolera plus à des moments inattendus.

Cependant, une chose est sûre c’est la réussite de l’animation de la dragonne Saphira qui est somptueuse. La dragonne possède un nombre appréciable d’expressions diverses la rendant presque vivante. Néanmoins, malgré cette animation experte et malgré le doublage de Saphira par la belle Rachel Weisz, la dragonne manquera de sauvagerie animale et ressemblera plus à une mère poule qu’à autre chose. Autrement une autre réussite de synthèse est présente dans Eragon ce sont les Ra’Zacs – les mercenaires de Durza - qui nous filent quand même quelques petits frissons, mais les pauvres sont tellement mal employés à l’écran, particulièrement quand Durza les invoque, qu’ils passeront presque inaperçus. Mais essayons de rester sur les points forts du film et parlons du casting tonitruant. Enfin, comment faire pour trouver des points positifs durables à Eragon ? et cela même en parlant des acteurs, c’est un exercice qui restera très difficile puisque même si des têtes d’affiches comme Jeremy Irons, John Malkovich, Robert Carlyle ou même Rachel Weisz, sont présentes ils sont tellement mal mis en scène qu’ils en deviennent fades. Et je ne m’éterniserais même pas sur le jeune Edward Speleers qui malgré de grands efforts d’interprétations semble plus embêté qu’autre chose à chaque étape de sa quête !

40

Finalemennt, Eragon est un film manquant de mordant, de majesté et de prise de risques se vouant directement à un public jeune et fan de l’œuvre originale de Paolini. Nous ne retiendrons donc que les effets visuels réalisés par les studios WETA et Industrial Light and Magic. Eragon est un simple film pour une période de Noël propice à amener les têtes blondes au cinéma pour que les parents roupilles tranquillement installés dans des fauteuils confortables.

Critique de publiée le 12 décembre 2006.

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