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Critique du Film : Predators

Avis critique rédigé par Richard B. le mercredi 30 juin 2010 à 00:06

Chapitre 3 : la chasse est ouverte !

Si dans un premier temps, avant sa sortie en salle, il subsistait plus ou moins une interrogation sur le statut de ce nouveau « Predator », entre remake, reboot ou bien tout simplement suite, au final PredatorS (notez bien le « S ») peut-être définitivement considéré comme un prolongement de la saga débuté depuis 1987.

Dans ce nouvel opus, un groupe d’humains se retrouve parachuté sur une planète qui possède quelques similitudes  avec nos zones forestières. Une fois regroupés, après une légère analyse de la situation, ils comprennent qu’ils ont tous pour caractéristique commune d’être des tueurs implacables, ce qui va très vite les amener à penser qu’ils ont été rassemblés pour servir de gibier. Les questions pour lesquelles ils ne trouvent pas encore de réponse c’est : pourquoi ? Et par qui ?

En amenant la traque à ne plus se dérouler sur notre planète, mais sur une autre, Robert Rodriguez et Nimród Antal permettent à la licence d’évoluer tous en ne déstabilisant pas ses fans, mais surtout de se rapprocher d’une sorte de chasse du comte Zaroff, les humains étant sur un territoire que maîtrisent parfaitement les chasseurs. Toujours dans le cadre référentiel, Predators débute sur une construction narrative qui semble assez similaire à celle de Cube. Comme sur le film de Vincenzo Natali, le groupe de personnes se retrouve projeté, sans savoir comment et pourquoi, dans un lieu hostile, cloisonné, ne semblant pas avoir de limites, la vaste jungle remplaçant ici les multiples pièces du Cube. La dernière référence, et aussi celle à laquelle on pense le plus est de toute évidence Aliens, non seulement par la présence du « S », mais aussi dans la mesure où tout comme James Cameron qui avait apporté sa Reine, Robert Rodriguez et ses deux scénaristes, Alex Litvak et Michael Finch, ont essayé d’y ajouter eux aussi quelques éléments à la mythologie comme le fait qu’il existerait diverses castes de Predators qui se traqueraient entrent elles. D'un côté, il y a le Predator classique, physiquement similaire à celui des deux premiers films de la série, de l’autre les Predators « New Look » assez semblables, mais légèrement redessinés pour l’occasion. De ce mixage scénaristique, tout en reprenant les bases acquises via les séquelles, naît une suite plutôt bien amenée, pas forcément très originale, mais certainement proche de ce que l’on pouvait attendre d’un prolongement digne de ce nom.

Durant toute la promotion Robert Rodriguez, qui se trouve être producteur, semblait bien plus enclin à parler de Predators que Nimród Antal, à tel point que l’on se demandait qui l’avait réalisé ? S'il n’y a pas de réponse totalement claire à cette interrogation, il parait assez visible que Rodriguez a eu son mot à dire sur le casting et le scénario. Par contre, il semble avoir bel et bien laissé les commandes de la réalisation à Nimród Antal. Cela se devine en partie aux morts laissés derrière eux par nos Predators et sur les séquences  d'actions. Sous les mains d’un Rodriguez on peut aisément imaginer que celui-ci aurait imprimé plus de folie dans les affrontements, plus d’exécutions  « classieuses » peut-être même allant dans le « trop ». Alors que si Nimród Antal signe un film techniquement de toute beauté, avec des séquences  vraiment réjouissantes (comme celle de l’affrontement entre un Predator et le personnage interprété par Louis Ozawa Changchien), il y manque le côté un peu « funny » des deux anciens Predator. Le réalisateur ne semble pas prendre de plaisir à tuer ses personnages, une partie de ceux-ci succombent bien trop vite, méjustifiant un peu leur présence sur ce terrain de chasse. On aurait aimé voir par moment plus de résistance, même si deux ou trois personnages présentent tout de même de belles destinées.

L’une des autres interrogations de Predators se situe dans le casting et la polémique tournant autour de la crédibilité d’Adrien Brody. Sur ce point, l’acteur relève honnêtement le défi et s’il confirme ici qu’un film ne peut reposer sur son seul nom, il offre une prestation tout à fait honorable, qui n’a rien de comparable avec celles de Schwarzenegger ou encore Glover. Au final, le plus gros regret vient de l’un des deux acteurs qu’on imaginait le plus à sa place dans cet univers. L’un est Danny Trejo, certes toujours aussi charismatique, mais totalement sous-exploité. L’autre est bien entendu Laurence Fishburne, qui y trouve là un personnage amusant, même s’il tarde à intervenir et peut lui aussi décevoir sur un ou deux aspects.

Un des atouts de Predators, et pas des moindres, se retrouve dans l’ambiance musicale orchestrée par John Debney (La passion du Christ). Ce dernier à l’intelligence de s’effacer pour reprendre les divers thèmes du premier Predator, fruit du travail d’Alan Silvestri. Du coup, musicalement nous sommes certes en terrain connu, mais il y avait pas meilleure idée pour à la fois nous replonger dans l’univers et à la fois pour être sûr d’avoir un score totalement efficace. Petit bonus sur le générique avec de nouveau un retour sources, puisque ce dernier se clôture sous Long Tall Sally de Little Richard.

70

Predators est plutôt une bonne surprise ! Si le film de Nimrod Antal n’est pas parfait, il arrive à nous faire oublier les tristes Aliens vs Predators pour nous plonger dans un film efficace, doté d’un bon potentiel charismatique de par la présence de ces monstres mythiques, et surtout offrant un habile « patchwork » de diverses réussites passées. La licence semble repartir sur de bonnes voies, Nimrod Antal et Robert Rodriguez s’autorisant d’ailleurs une légère porte ouverte sur d’éventuelles suites.

Critique de publiée le 30 juin 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • Le thème d'Alan Silvestri toujours présent,
  • Un bon rythme,
  • Les predators,
  • Deux combats particulièrement réjouissants.

Que faut-il oublier ?

  • Danny Trejo bien trop en retrait,
  • Quelques répliques maladroites,
  • Une installation qui fait peut-être trop penser à Cube.

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