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Critique du Roman : Les Sentinelles de la nuit
Les Sentinelles de la nuit >

Critique du Roman : Les Sentinelles de la nuit

Avis critique rédigé par Richard B. le vendredi 5 janvier 2007 à 0803

Une nouvelle guerre entre la lumière et le sombre.

J’avoue que si je suis venu à ce livre, c’est en parti à cause du film ‘Night Watch’. Un film sorti en septembre 2005 à la réalisation et au montage poussifs, mais qui m’avait énormément encouragé à la curiosité du côté de son sujet. Du coup, je m’étais juré de lire le livre. Pourtant, il fallut attendre novembre 2006 pour voir arriver le premier des romans qui en comportent aujourd’hui déjà quatre.
Ma première surprise fut d’ailleurs de voir que le film n’adapter que 1/3 du roman et de plus avec une énorme liberté, à un point ou le film est assez loin de l’œuvre originale et où seul les bases subsisté.
‘Les Sentinelles de la Nuit’ traite d’un monde parallèle au nôtre, un monde où nous appartenons à celui des autres, un monde où ces autres se font la guerre depuis plus de 1000 ans et où ils se divisent en deux parties. D'un côté, il y a les sentinelles de la Nuit, de l’autre les Sentinelles du Jour. Leurs luttent se déroulent souvent dans la pénombre, un monde où le temps s’écoule autrement et qui est invisible à nos yeux. Cependant, le combat que se livre ombres et lumières a souvent influencé notre histoire et en particulier celle de la Russie, puisque c’est là où se découle l’action de ce roman.
Dans ce roman nous suivons 3 aventures de Anton Gorodetski. Les aventures sont assez diverses, mais pourtant reliées. Anton au fur et à mesure se découvre comme un ‘objet’, une-pièce d’un puzzle dont il ne comprend pas tous les enjeux, un pion sur un échiquier dont chaque partie semble le manipuler. Il voudrait saisir tout ce qui se trame à l’instar du lecteur, qui découvre comme lui -petit à petit- l’intrigue. Serguei Loukianenko en optant de raconter son histoire par le personnage principal, joue habilement sur le fait que nous aussi, au même titre que son personnage, nous nous posons des questions sur ce qui se déroule. C’est la troisième partie du roman qui se veut la plus passionnante et la plus profonde, mais il faut dire que cette partie fonctionne grâce aux deux autres, puisqu’elles introduisent habilement chaque personnage qui aura des répercutions sur cette dernière.
« Anton tu es jeune. Tu es arrivé au contrôle et tu t’es réjoui de constater que le monde était enfin divisé en blanc et noir ! Le rêve de l’humanité s’est réalisé pour toi et tu as vu clairement qui était bon et qui était mauvais. Tu dois comprendre que ce n’est qu’une illusion. Les choses ne sont jamais si simples. »
Si le roman traite de vampires, lycanthropes ou de mages noirs, il reste avant tout une histoire sur des personnages qui se posent des questions sur le bien et le mal, et sur le fait que le bien peut conduire au mal. De même, que le roman laisse une grande place sur le relationnel en particulier sur 2 histoires d’amour qui se créent petit à petit. Parfois on peut reprocher à Serguei Loukianenko d’aller trop dans les détails qui peuvent paraître pas toujours essentiels, de même, par moment, il y a quelques phrases assez lourdes à lire. Mais il faut reconnaître que cette histoire devient vite prenante. Elle fascine assez pour que le lecteur ait qu’une envie : connaître la fin. De plus, l’identité russe est présente ; ce qui permet de lire une optique et une vision des choses différentes du bien et du mal que nous avons l’habitude de voir dans les histoires américaines.
Un autre aspect intéressant du roman est la façon dont l’auteur aborde la lutte des classes. Comme pour notre société, les ‘autres’ ont un statut. Un niveau selon leur puissance leur est attribué et un membre supérieur s’intéressera moins à un membre de moindre niveau. Du moins, il ne le considéra jamais comme son égal.

La conclusion de

‘Les Sentinelles de la Nuit’ est un roman passionnant. Il y a bien quelques lourdeurs, ou passages plus durs à lire. Mais dans l’ensemble cela demeure minimum face au plaisir de suivre une intrigue qui aborde le combat entre le bien et le mal de manière différente. La suite se fait attendre en tout cas et je suis impatient de la connaître.

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