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Critique du Film : H2G2 : le guide du voyageur galactique
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Critique du Film : H2G2 : le guide du voyageur galactique

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 23 août 2005 à 1812

Le sens de la vie galactique

H2G2 est une adaptation pour le grand écran de la célèbre trilogie en cinq tomes, le Guide du routard Galactique, écrit à partir de 1979 par Douglas Adams. H2G2 est un résumé du premier tome dans lequel un citoyen britannique lambda, Arthur Dent, est entraîné contre son gré dans une aventure spatiale épique et complètement délirante, à la recherche du sens de l’univers, la vie, et le reste. En Angleterre, le Guide du Routard connu en son temps un succès phénoménal et il entraîna la création de nombreux dérivés (feuilletons radiophoniques, bandes dessinées, série télévisée sur la BBC). Il est nettement moins bien connu dans nos contrées.
Ma lecture de l’œuvre remonte à bien trop longtemps pour que mes souvenirs soient bien clairs, mais je me souviens d’une chose : jamais je ne m’étais autant marré en lisant un roman (à part peut-être les Croisés du Cosmos de Poul Anderson). J’espérais en me rendant dans la salle obscure (après quelques jours d’hésitations, je dois l’avouer) retrouver un peu de ces moments privilégiés.
J’avais peur en fait que l’adaptation d’une œuvre à l’atmosphère si excentrique (dans la lignée des Monty Python) soit très difficile, voir impossible et mes doutes, hélas, se sont presque entièrement vérifiés. Le film, à moins que ma personnalité est grandement changée (je vais relire les livres pour me forger une opinion), est à des années lumières du roman. Mais attention, il n’en est pas mauvais pour autant, et c’est là la grande satisfaction.
Tout d’abord, il faut noté le grand respect de l’esprit de l’œuvre, les premiers travaux sur le scénario en collaboration avec Douglas Adams himself ont porté apparemment leurs fruits, et Garth Jennings est un honnête homme, faute d’être un réalisateur de génie. Tous les personnages sont là, Arthur bien sûr mais aussi son ami auto-stoppeur Ford Prefect, la jolie Trillian, Marvin le robot maniaco-dépressif et le président Zaphod Bleeblebrox, et ça le fait vraiment! Les effets spéciaux visuels sont très réussis (surtout la magnifique séquence de l’atelier assembleur de planètes) et le travail de l’équipe de Jim Henson (animatronique et maquillages spéciaux) est superbe, notamment le travail sur les Vogons. De plus, si ma mémoire ne me fait pas défaut, il me semble que le script respecte le premier tome à la lettre.
Du coté de la distribution, là encore, je trouve que les choix sont excellents. Martin Freeman est le comédien idéal pour le rôle ; petit, discret voir timide, doté d’un physique banal, il me fait penser à un autre Martin (Short) mais en moins exubérant. Zooey (mais c’est quoi ce prénom) Deschanel est charmante, avec ce petit grain de ‘’je ne sais quoi’’ qui la rend parfois carrément craquante. Quand à Sam Rockwell, qui hérite d’un rôle difficile, un président stupide sujet à des crises de dédoublement de personnalité, je trouve qu’il s’en sort de manière très honorable. Les seconds rôles, quand à eux, font la part belle aux guest-stars ; John Malkovich, Stephen Fry (la voix du guide), Hellen Mirren, Bill Nighby et même Alan Rickman (la voix de Marvin).
Oui mais… quelque chose cloche ; le film s’essouffle souvent par manque de rythme. Les gags (en général très réussis, comme la transformation en tricot, le désert des tapettes, et de nombreux autres), et surtout dans le milieu du métrage, s’enchaînent sans une réelle dynamique. La faute incombe à une réalisation sans personnalité ni grand talent, qui n’arrive pas à maintenir le rythme soutenu que nécessite ce genre de film loufoque et absurde. Le montage, également trop linéaire, transforme le film en une succession sans reliefs de scènes à la qualité intrinsèque certaine. Par conséquence, les séquences les plus réussies sont finalement la scène d’ouverture avec les dauphins (génialissime) et les vingt dernières minutes, à partir de l’arrivée d’Arthur à l’atelier.

La conclusion de

H2G2 est un film à l’humour particulier qui ne peut pas plaire à tout le monde. Les admirateurs des Monty Python ou de Mel Brooks adoreront, mais d’autres peuvent trouver cela bien lourd. Il est dommage qu’une réalisation un peu terne gâche cependant un ensemble qui aurait pu être excellent.

Que faut-il en retenir ?

  • Le respect de l'oeuvre
  • L'interprétation
  • Les effets spéciaux réussis
  • La séquence des dauphins

Que faut-il oublier ?

  • Une réalisation poussive

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