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Critique du Film : Sin City
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Critique du Film : Sin City

Avis critique rédigé par Richard B. le lundi 6 juin 2005 à 1003

3 réalisateurs, 1 réussite !

Frank Miller, l’auteur et dessinateur du comics Sin city, donnait souvent son avis sur les adaptations cinéma de comics de même que son expérience entre autre sur Robocop 2. Pour cet artiste le cinéma cependant était trop « commercial » pour un jour pouvoir se détourner du politiquement-correct. Après son expérience sur Robocop 2, Miller avait tellement été écœuré que désormais l’homme ne voulait plus entendre un mot sur une potentielle adaptation de ses écrits, et encore plus sur Sin City qu’il juge comme son « bébé ». Il faut dire que son univers est souvent fait de violence extrême et, que ce soit son travail sur Robocop ou sur Batman, Elektra et compagnie, Miller est très loin de décrire le rêve américain (plutôt l’opposé).
D’un autre côté, quand un homme comme Rodriguez, un réalisateur indépendant qui avec des petits budgets arrive à faire l’équivalant d’un gros essaye de persuader un homme comme Miller, peut-être que l’espoir pouvait naître pour le scénariste de voir sa bande dessinée et sa vision respectée. Pour persuader le scénariste, Rodriguez a dû tout de même faire ses preuves auparavant et réaliser une séquence de 3 mn, et qui plus est de demander à Miller de co-réaliser avec lui le film. Après tant d’insistance et sentant son « bébé » en de bonne main, Miller cède les droits. Résultat : un film suivant à la case près l’univers du comics, tout est en noir et blanc sauf quelques nuances de couleur, tel le rouge (sang et passions) et le jaune (la saleté). De temps à autre, d’autres nuances apparaissent, mais sont beaucoup moins utilisées (a l’égal du comics). Cela donne du quasi-jamais vu, puisque seuls la Liste de Schindler et Pleasantville avaient auparavant utilisé ce procédé. Le résultat est merveilleux et dépasse les espérances, que l’on aime ou pas l’univers de Sin city, visuellement le film est une prouesse à lui seul ! A noter que Quentin Tarantino, lui aussi ami fidèle de Rodriguez (ils avaient déjà travaillé ensemble sur une Nuit en Enfer), a accepté de jouer le jeu et réalisé quelques scènes pour s’amuser.
Si le visuel est d’enfer, il n’est pas le seul ! Le casting est une véritable fête à lui tout seul ! Bruce Willis, impeccable en flic cassé s’interdisant un amour qui lui permet de rester en vie ; Mickey Rourke (Angel Heart) qui nous fait ici un véritable come-back et qui se rappelle aux spectateurs dans un rôle de dur à cuire protecteur des prostituées. Benicio Del Toro (Permis de tuer, Etat second) petit malfrat ; torride Jessica Alba (sortie de la série Dark Angel et revenant bientôt en femme invisible dans les 4 fantastiques) ; Josh Hartnett (Virgin suicide, Pearl Harbor) ; Clive Owen (le Roi Arthur, la Mémoire dans la peau) ; Rosario Dawson ( MIB II, Pluto Nash, Alexandre) ; Michael Clarke Duncan ( La ligne verte, Daredevil) ; Maria Bello ( Payback , Fenêtre secrète, et la série Urgence où elle a eu un rôle régulier pendant 2 saison) ; Michael Madsen ( Kill Bill, la Mutante) ; plaisir aussi intense de voir Rutger Hauer (Blade Runner, Ladyhawke) ; et enfin, incroyable changement pour Elijah Wood, bien loin du gentil Frodon du Seigneur des Anneaux, et pour Nick Stahl, lui aussi bien loin d’être un élu comme dans la série Carnival ou Terminator 3, où il jouait John Connor. Casting impressionnant d’autant plus que c’est un sans faute et qu’aucun n'essaye de prendre la vedette aux autres, ils brillent tous et ils ont tous leur grande scène.
Que reste-t-il à dire, hormis que la musique de Robert Rodriguez, John Debney (Baby-Sittor, Fashion Maman) et Graeme Revell (Chronique de Riddick, Daredevil, Freddy contre Jason) transpose à merveille le film et contribue à l’ambiance.

La conclusion de

Bilan : trois histoires intenses tirées de trois comics, visuel respectueux, casting de folie, musique tripante. Bref, le rêve absolu ! Seul problème d’un film aussi original ? Eh bien, la violence est telle qu’il demeure déconseillé aux âmes sensibles, et par son univers « trash » il peut déconcerter certains spectateurs, l’interdiction aux moins de 16 ans me semble totalement justifiée. Pour le reste, ce n’est que du bonheur !

Que faut-il en retenir ?

  • Visuel du film
  • Casting
  • Ambiance

Que faut-il oublier ?

  • Peu Choquer

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