75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°2 : Remontez le temps jusqu'à l'installation de votre Adblocker et rajoutez-nous en liste blanche.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Le Jour d'après >

Critique du Film : Le Jour d'après

Avis critique rédigé par Gil P. le mardi 1 juin 2004 à 13:41

Tu fais quoi demain ?

Sensation forte avec la météo
Qu’on s’en plaigne ou qu’on doute de ses prévisions, la météo est au centre de bon nombre de nos activités car elle conditionne la tenue ou non d’évènements en extérieur. A ce titre, le film montre les côtés incertains des prévisions avec une justesse assez rare pour un film catastrophe.
Car film après film, Emmerich fait montre d’un regard différent sur le film à sensation à l’Hollywoodienne. L’allemand ajoute toujours un petit truc en plus, en dehors d’une image soignée, des acteurs à la hauteur et un rythme soutenu. Dans celui-ci, il se fait pardonner tous les moments obligés (la séance de drague timide d’un adolescent, la recomposition d’une famille, le happy-end) en critiquant à mi-mot une certaine gouvernance américaine. Si c’est dans l’air du temps, c’est aussi rare dans les blockbusters et c’est intéressant à voir. Un film même le moins concerné par l’engagement politique peut apporter quelques piques et cela le plus naturellement du monde.
Que ce soit le traitement politique de cette crise (par opposition au traitement vu dans Deep Impact dans lequel le gouvernement avait pris des dispositions), la solution de la fuite vers le sud dans une inversion migratoire des américains vers Mexico ou encore la gestion de l’information au début des tempêtes avec des journalistes au plus prêt des évènements (et quelques morts parmi eux pour leur audace), les clins d’œil sont bien vus et peuvent permettre une réflexion plus avancée que le simple sujet du film.
Parfois néanmoins, il joue un peu trop avec certaines références. Je me rappelle que dans Starship Troopers, l’armée assimilée à l’armée américaine avait les tenues de la Gestapo (et ses méthodes). Ici cela prend forme dans la bibliothèque de New York qui est le refuge d’un groupe de personnes, ils vont alimenter un feu à l’aide des bouquins de l’établissement. On fait facilement le parallèle avec une autre époque et un autre lieu où l’on brûlait les livres pour une autre raison. Comme à d’autres moments les évoquations de certaines scènes critiquent ouvertement la gouvernance américaine, le gap pourrait être vite sauté. Ceci dit, il est vrai que l’actuel président américain a supprimé nombre de crédits aux bibliothèques de son pays, entre les brûler ou ne pas les entretenir, les livres se retrouvent effectivement en sursis, comme la culture.
Une bonne idée que de pousser à la réflexion même si concrètement le film reste dans sa catégorie : le grand spectacle.

75

S’imposant comme le film catastrophe de l’année, Le Jour d’Après est plutôt dans le coup et plaisant à voir. Preuve qu’on ne remplace pas un bon réalisateur pour animer un film qui aurait pu être franchement nul. Un peu mièvre et avec ce qu’il faut de sanglot pour faire un hit au box office, un film simple et presque sans prétention que de distraire.

Critique de publiée le 1er juin 2004.

Acheter Le Jour d'après en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Le Jour d'après sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Suis nous sur facebook !