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Critique du Film : Le Jour d'après

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 26 janvier 2006 à 08:25

Un leger coup de froid

Suite à des excès de pollution, une terrible vague de froid survient dans l’hémisphère nord. A New York, un petit groupe essaye de survivre en attendant l’arrivée d’une expédition de secours.
En général, lorsque je visionne un film de Roland Emmerich, il me vient des sueurs froides tellement je souffre à la vue de ces coûteuses inepties qu’il construit inlassablement. Avec Le Jour d’Après, qui m’a littéralement fait froid dans le dos à certains moments, le cinéaste m’a rappelé qu’à la lointaine époque de Moon 44, il n’était pas un scénaristes si bourrin que ça.
Au niveau scénaristique, il est vrai que le réalisateur reste dans le pur style blockbuster bien burné, et il ne change guère de ses habitudes. Comme dans ses précédents purges – qui devraient être prises en charge par la Sécu -, que cela soit Stargate, Independence Day, Patriot ou Godzilla, il nous ressort sa sempiternelle prêche pleine de bons sentiments sur le patriotisme, la puissance émanant de la notion de famille, le courage venant de la solidarité et la grandeur de la race humaine. Le tout illustré par tout un lot de héros convenus et stéréotypés, allant de l’infirmière dévouée au vice-président s’excusant en direct à la télévision. Bref, on est devant un grand déballage de grands sentiments, sans pillage, sans viol, sans opportunistes et sans lâches. Mais, alors me direz-vous, c’est une grosse merde, comme d’habitude ?

Mère Nature fait du nettoyage

Et bien non, car le plus américain des réalisateurs teutons surprend en nous montrant une humanité incapable de prendre en main son avenir. Tout d’abord, en créant elle-même la situation qui amène sa perte, par excès d’avidité et aveuglement, puis en se retrouvant impuissant face à la colère de mère Nature qui, dans son infinie sagesse, cible parfaitement ses victimes : les nantis de l’hémisphère nord. La civilisation occidentale, menacée d’extinction, ne peut que faire le dos rond et subir la punition, ou fuir et demander honteusement refuge aux pays du ‘’tiers-monde’’ – merci pour le Mexique figurant parmi la liste des pays sous développés ! Etonnant de la part d’un réalisateur que j’aurais plutôt vu mettre en image un gouvernement américain réagissant promptement en plaçant des millions de réfugiés dans des abris souterrains surchauffés. Le coté ‘’écolo’’ de tout bon allemand a du influencé fortement ses choix, et c’est tant mieux.
Roland Emmerich choisit aussi de ne pas employer de comédiens superstar afin que le spectateur puisse facilement s’identifier aux personnages évoluant dans le film. Un choix finalement judicieux car ce bon vieux briscard de Dennis Quaid est parfaitement à l’aise dans son rôle de climatologiste obstiné. De toute façon, les véritables star du film sont les effets spéciaux, qui mis en valeur par une exceptionnelle photographie, sont vraiment magnifiques et très impressionnants. Enfoncé dans son fauteuil, le spectateur subit un déluge d’intempéries et de catastrophes naturelles toutes très impressionnantes ; pluie diluviennes, tornades, grêle, raz-de-marée, gel foudroyant, et il en prend plein les mirettes. Mais paradoxalement, la séquence qui m’a semblée la plus impressionnante est la plus sobre, lorsque, faute de fuel, le chauffage et l’éclairage de la station météo britannique s’arrête et que l’on entend un ‘’amen’’ venant de l’obscurité naissante.
Jack et sa quête de rédemption

Les séquences d’action héroïques sont bien entendu présentes, pour ne pas nous faire oublier que l’on se trouve dans un blockbuster hollywoodien. Chaque membre de la famille Hall, représentative de la famille américaine typique, effectue une quête à la hauteur de son importance. Jack Hall effectue sa rédemption – pour avoir été un père trop souvent absent - et traverse ce désert glacé à la recherche de son fils, Sam se hasarde à l’extérieur et affronte une meute de loups échappée d’un zoo pour sauver sa dulcinée, et la mère refuse de quitter l’hôpital pour veiller sur une enfant malade. Ce sentimentalisme et cette sensiblerie pourraient donner envie de gerber à toute personne lucide, mais comme les comédiens gardent une certaine retenue, la pilule, noyée dans la glace, parvient à passer.

70

Avec ce message écologiste évident parsemée de clins d’œil assez insistant sur le manque de clairvoyance de nos gouvernements, Le Jour d’Après est finalement un film catastrophe beaucoup moins lourd que je ne l’avais craint. Doté d’effets spéciaux impressionnants et d’une superbe mise en image, ce grand spectacle divertissant est d’une vision tout à fait agréable, et me réconcilie quelque peu avec le cinéaste , qui montre qu’il est autre chose qu’un simple habile technicien.

Critique de publiée le 26 janvier 2006.

Que faut-il en retenir ?

  • Effets spéciaux faisant froid dans le dos
  • Réalisation et photographie efficace
  • Interprétation sobre et réaliste
  • Quelques critiques inattendues de la part de l’auteur

Que faut-il oublier ?

  • Scénario habituel
  • Sensiblerie, naïveté et héroïsme niais au rendez-vous
  • Quelques incohérences

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