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Critique du Film : Destination finale 5
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Critique du Film : Destination finale 5

Avis critique rédigé par Richard B. le dimanche 28 août 2011 à 2024

Le cinquième carnage de la Mort !

Après l’avion, la route, le parc d’attractions et la course automobile, voici l’effondrement d’un pont suspendu…

En compagnie d’un groupe de collègues, Sam (Nicholas D'Agosto) monte dans un car pour participer à un séminaire d’entreprise. Durant le trajet, Sam connait une terrible prémonition où lui et ses compagnons périssent dans l’effondrement d’un pont. Alors qu’il reprend ses esprits, une série d’événements font penser à Sam que sa vision pourrait bien se produire. Il décide de faire arrêter le car et en descend avec sa copine Molly (Emma Bell). Quelques-uns de ses collègues décident de les suivre. Peu après, la catastrophe se produit sous leurs yeux. Comme ils étaient destinés à mourir, la Mort va devoir de nouveau agir pour réaliser ses quotas.

Les deux derniers chapitres de la saga étaient si mauvais que l’on n’attendait plus grand-chose d’un cinquième numéro. Difficile d’apporter du neuf dans un concept certes plaisant, mais qui a cependant très vite montré ses limites. Composé d’un premier film maladroit, mais doté d’un concept original (ce qui est devenu rare) et d’un second qui reprenaient habilement une formule à l'identique (la séquence de l'accident sur route reste la plus impressionnante de toutes), tout en poussant encore plus loin l’aspect fun, la série a par la suite régressé avec un troisième volet amusant, mais puéril, et un quatrième dans lequel il n’y avait plus grand-chose à sauver. Toutefois, voir un "poulain" de James Cameron aux commandes de ce nouveau chapitre ne pouvait qu’immanquablement attiser notre curiosité.

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Steven Quale, qui fait ici ses premiers pas en qualité de réalisateur, est un fidèle collaborateur de James Cameron depuis Abyss, où il avait en charge les décors. Par la suite, il a tourné plusieurs séquences dans la 2éme équipe de Terminator 2, Titanic, coréalisé Aliens of the Deep avec James Cameron et il fut réalisateur de 2éme équipe sur Avatar. Un homme d’expérience qui, ici, ne déçoit pas (ou très peu) avec notamment un effondrement de pont presque aussi spectaculaire que l'accident du deuxième volet. Par la suite, Steven Quale livre un bon nombre d’idées intéressantes quand il lui faut mettre en forme les machinations de la Mort pour exécuter ses cibles. Le problème – car problème il y a - est que l'on sent un travail d'ouvrier habile, mais qui reste avant tout effectué sous la direction des producteurs. Et c'est là que l'on se dit que la mise en image n'est qu'une pièce secondaire d'un film, l'élément le plus important restant l'histoire et la faculté d'un scénariste à savoir nous surprendre, surtout dans ce type de film. Or, sur ce point, Eric Heisserer, qui s'était déjà manqué sur le remake des griffes de la nuit, confirme qu'il a encore beaucoup de progrès à faire en la matière.

Si l'idée d’introduire l’élément "tuer ou être tué " aurait pu apporter du neuf, et contrer le côté très prévisible de la saga, celle-ci est amenée bien trop tard et surtout de manière trop caricaturale. Il y avait pourtant là un concept à creuser réellement, qui aurait pu pousser Destination finale 5 vers quelques choses de plus malsain et pourtant de profondément humain. Mais à la place de cela, Eric Heisserer préfère utiliser cette idée comme un simple "gadget artificiel". Destination finale enchaîne donc ses meurtres de manière linéaire et prévisible. Il essaie - et réussit - à innover dans le modus operandi de ses meurtres, mais ils s’enchaînent d'une manière si convenue, et mettent en scène des personnages si fades que leurs trépas laissent indifférents. On patiente donc devant l’écran jusqu'à il ne reste plus qu’un trio de survivants, seul moment ou est introduit dans l’intrigue une très légère incertitude quant à la destinée de chacun.

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L'autre problème de ce Destination finale, comme d'ailleurs sur les autres films de la licence, réside aussi dans l'utilisation du numérique lors des séquences d'exécution. Si pour la séquence du gymnase ça fonctionne très bien (une réussite certainement due à un mélange d’effets numériques et de procédés à l'ancienne), d'autres scènes sont beaucoup trop propres et perfectibles pour entraîner la moindre sensation de dégoût, ou d'empathie.

À noter qu'à l'instar du quatrième film, celui-ce surfe également sur la mode du relief. Certainement bien mieux utilisé ici que sur le précédent (beaucoup moins gadget), le film propose des séquences intelligemment pensées et habilement réalisées. Reste que cela ne concerne que quelques passages et que pour le reste la 2D est largement suffisante. Au moins, Steven Quale a le mérite d’être parvenu à rendre lisible toutes les séquences d’action en 3D… et a même parfois réussi à rendre le procédé utile, ce qui n'était pas le cas de David R. Ellis (qui pourtant avait pourtant auparavant signé le meilleur film de la franchise).

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Destination finale semble aussi continuer à se satisfaire d’un casting d'adolescents fadasses dont on se fout éperdument. À la rigueur, on peut ironiser et s'amuser des similitudes entre Miles Fisher et Tom Cruise, mais hormis cela on ne retiendra pas grand -chose des prestations des comédiens. À la décharge des acteurs, le scénariste ne les a pas - une fois de plus -  beaucoup aidés.

La conclusion de

En ressortant de ce Destination finale, la première chose qui vient à l'esprit est une interrogation sur son réalisateur : que serait-il capable de faire avec dans les mains un "vrai" scénario ? Car si le film s’évertue à ne nous réserver quasiment aucune surprise (hormis une petite scène sur la fin) et aligner les clichés, il a le mérite de présenter une réalisation très soignée. Il serait tout de même temps d'arrêter là cette franchise, ou alors, de vraiment réinventer la formule, car, en l’état, on a tout de même un quasi copié/collé des scripts précédents.

Que faut-il en retenir ?

  • Une réalisation efficace.
  • L'accident du pont très spectaculaire.
  • Un avant-dernier acte qui amuse.

Que faut-il oublier ?

  • Un quasi copié/collé des scripts précédents.
  • Des personnages fades.
  • Il faut arrêter le sang numérique !

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