75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°5 : Nous ne sommes pas comme Skynet et méritons d'exister, mais avec ce bloqueur de pubs actif, nous vous dirons 'Hasta la Vista, Baby!'
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Film : Destination Finale 4
Destination Finale 4 >

Critique du Film : Destination Finale 4

Avis critique rédigé par Vincent L. le jeudi 18 février 2010 à 1213

Destination finale 4 version 2d...

Malgré une idée de départ sympathique, la franchise Destination Finale n'a honnêtement jamais brillé par la qualité de ses divers longs-métrages. Si l'on met de côté l'originalité du concept de départ, les divers films ne se sont finalement jamais apparenté à quoi que ce soit d'autre qu'à de banals slashers comme on en faisait tant dans les années quatre-vingt : un meurtrier charismatique - en tout cas sur le papier, car celui ci demeure invisible à l'écran - des meurtres travaillés dans leur exécution et des effets sanguinolants pour satisfaire les amateurs de gore, voilà qui entrait en parfait contre-point de mise en scènes peu inspirées, de comédiens assez médiocres et de scénarios fortements prévisibles. C'est ainsi que ce qui peut à juste titre être considéré comme le meilleur opus de la série - Destination Finale 2 - est celui qui, justement, ne se prend jamais au sérieux et pousse le film au delà de son pitch de départ, aux portes d'un second degré réjouissant et d'un gore joyeusement fun.

C'est d'ailleurs en cela que ce quatrième opus - sous-titré, en anglais, Death Trip 3d - laissait espérer le même type de film amusant ne se prenant pas au sérieux : même scénariste - Eric Bress, qui s'était par ailleurs fait remarquer pour son très réussi L'Effet Papillon - même réalisateur - David R. Ellis, que l'on sait aimer les projets délirants, voir Des serpents dans l'avion - et aucune participation des trop sérieux créateurs de la série, Glen Morgan et James Wong, qui avaient maladroitement signé le troisième opus. La force du second volet était d'ailleurs de se focaliser sur l'originalité des meurtres plus que sur une histoire qui s'était déjà totalement épuisée dès le premier film, et dont la recette n'a depuis jamais varié pas d'un pouce : les divers malheureux protagonistes ne pouvant échapper à leur funeste destin, au mieux changer l'heure et les circonstances de leur mort ; on sait ainsi qu'aucun d'eux ne s'en sortira, il n'y a donc aucun suspens, seulement un plaisir sadique à les voir souffrir.

Et, assez visiblement, Ellis et Bress ont tenté de reproduire les ingrédients qui avaient fait le succès de Destination Finale 2, sauf que cette fois, la mayonnaise ne prend jamais, et qu'en lieu et place d'être fun, ce quatrième opus est juste chiant à mourir. Du haut de ses soixante-quinze petites minutes, le film peine à instaurer quoique ce soit de construit à l'écran. Passons sur l'histoire qui est, comme prévu, un parfait copié-collé des trois précédents volets - flash-forward d'une catastrophe imminente, les divers personnages s'enfuient avant de mourir, ils se croient sauvés mais se mettent à tomber comme des mouches dans l'ordre où ils devaient initialement mourir - et sur les personnages, que l'on devinait déjà insipides et mollements interprétés par des acteurs plastiquement irréprochables, pour se concentrer sur le coeur de ce ratage : la mise en scène et l'écriture des divers morts.

En effet, c'est grâce à cela que les autres Destination Finale demeuraient des spectacles regardables, et ce en dépit de leurs camions-bennes des défauts : simplement parce que les meurtres étaient amusants, et souvent bien travaillés dans leurs conceptions. La Mort n'agissant pas directement, ceux-ci résultaient de séries d'accidents fortuits ; passé les quelques grotesqueries peu inspirées - style la décapitation à la plaque d'immatriculation du premier - la plupart étaient soit bien trouvées - l'airbag dans le deux - soit suffisamment crades - les cabines UV du trois - pour être satisfaisants. Le problème de ce quatrième opus, c'est qu'il ne mise tout que sur l'effet 3d et sur les éléments qui vont envahir l'espace du spectateur, offrant nombre de sursauts faciles à des individus peu habitués à ce type de spectacle. Résultat, les meurtres sont plats, jamais travaillés, les accidents "fortuits" deviennent de vrais pouvoirs télékinétiques, et, en 2d, on ne sursaute jamais, on ne fait que s'ennuyer.

D'autant que pour les effets numériques, le passage de la 3d à la 2d est tout simplement atroce, à tel point que l'on se croirait presque devant une production Nu Image à base de CGI fauchés ; lorsque la 3d ne met plus de poudre aux yeux, on ne peut donc qu'être consterné par l'absence de créativité dans ces meurtres insipides, un comble pour une franchise ayant fait son succès dessus. Un peu comme si Jigsaw torturait en enlevant les poils du nez à la pince à épiler, on a donc le droit à divers trucs faciles, du caillou éjecté par la tondeuse à gazon au camion qui traverse une vitrine. Certes, le coup de la "fausse piste" est encore utilisé, multipliant les possibilités de meurtres, mais, au final, on a l'impression qu'à chaque fois, c'est la plus facile qui a été utilisée. Comble de l'ennui, ces diverses morts ne sont en général graphiquement pas bien violentes, et si l'on excepte quelques petits effets gores par ci par là, finalement pas très intéressantes.

Derrière la caméra, David R. Ellis essaye de reproduire cette ambiance décérébrée du second opus, mais n'y arrive malheureusement à aucun moment. Si l'on excepte la mort bien débile du personnage de Hunt, aucune ne donne cette impression de jusqu'auboutisme regressif qu'avait Destination Finale 2 ; même la mise en abîme de la scène du cinéma s'avère décevante, tant les possibilités aurait pu y être largement mieux exploitées. Le problème reste que visiblement concentré sur ses effets 3d - ou confortés par eux, ce qui revient au final au même - Ellis en oublie de mettre une ambiance dans son film. Sa mise en scène, visuellement absolument atroce en 2d, est d'une platitude qui amène fatalement à l'ennui. Bonne nouvelle quand même : la courte durée du film - 1h15 sans le générique - fait que finalement la torture ne dure pas très longtemps.

La conclusion de

Dernier opus d'une franchise déjà pas vraiment glorieuse, Destination Finale 4 s'enfonce dans les méandre d'une nullité absolument consternante. Ayant visiblement tout misé sur les effets chocs de la 3d, producteurs comme réalisateur ont oublié que cette technologie n'est pas encore totalement démocratisée, et qu'il ne reste absolument rien à voir au pauvre spectateur visionnant cet immonde étron en 2d.

Que faut-il en retenir ?

  • Concept amusant, même si franchement épuisé,
  • Quelques petits effets gores,
  • Peut-être plus sympa en 3d...

Que faut-il oublier ?

  • Des effets spéciaux atroces,
  • Même scénario que dans les précédents films,
  • Mise en scène affreuse,
  • Casting sous Prosac,
  • Globalement consternant...

Acheter Destination Finale 4 en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Destination Finale 4 sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Destination Finale

En savoir plus sur l'oeuvre Destination Finale