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Critique du Film : Avatar
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Critique du Film : Avatar

Avis critique rédigé par David Q. le mercredi 16 décembre 2009 à 19:32

Vous n'êtes plus au Kansas, vous êtes sur Pandora !

Bienvenue sur Pandora mesdames et messieurs.  Vous allez faire la connaissance de Jake Sully, un marine privé de l'usage de ses jambes par la guerre. Celui-ci a décidé de partir sur cette planète pour prouver ce dont il est capable. Et cela grâce aux Avatars, des êtres créés par un savant mélange d'ADN humain et Na'vi, des xénos originaire de cette étrange contrée. Jake va devoir infiltrer leur tribu, devenir l'un des leurs pour empêcher le colonel Quaritch de les éradiquer. En effet, ces indigènes se trouvent sur le plus grand réservoir de minerai convoité par les humains. Alors que Jake s'enfonce dans la faune de Pandora, il rencontre la Na'vi nommé Neytiri...Il va découvrir un monde au delà du possible, un monde qui va l'amener à un choix dont la portée va changer Pandora à tout jamais !

Bande-Annonce VOST d'Avatar

James Cameron nous l'avait promis à nul autre pareil. Le réalisateur de films inoubliables tel que Aliens, Titanic, Terminator 2 ou encore Abyss avait l'ambition de révolutionner le cinéma. Et de surcroît avec un film de science-fiction ! L'attente fut très longue et coûteuse, 4 ans de production et 300 millions de dollars de budget. Avatar devait être le premier film en 3D à faire basculer notre vision du cinéma. Rien que ça. Cameron s'est entouré du compositeur James Horner ( à qui l'on doit la bande son de l'extraordinaire The New World de Terrence Malick), des studios Weta Digital responsable déjà des effets spéciaux du Seigneur des anneaux et d'un casting qui promettait énormément entre les petits nouveaux Sam Worthington (Déjà remarqué dans Terminator Renaissance) dans le rôle de Jake Sully et Zoe Saldana dans le rôle de Neytiri, Michelle Rodriguez dans le rôle du pilote Trudy Chacon, Stephen Lang dans celui du colonel Quarritch ou encore la vétérante Sigourney Weaver (Alien) dans la peau de la scientifique Grace Augustine ! La question était sur toute les lèvres,Cameron allait-il secouer la planète avec son nouveau long-métrage ?

Allons-y d'emblée, Avatar a des défauts : son histoire est cousue de fil blanc, l'originalité n'est pas son fort à de nombreux égards, le tout est manichéen mais croyez bien une chose : James Cameron a réussi son pari, Avatar sur grand écran et en 3D est une claque terrible, un monument instantané du cinéma.

Avatar nous emmène directement sur la planète Pandora, le réalisateur faisant le choix d'introduire rapidement son intrigue et d'arriver sur le monde hors du commun qu'il nous a concocté. Pandora est une planète exotique et habité par une faune et une flore tout à fait exceptionnelle. Tout le génie de James Cameron et de son équipe s'exprime dès que le spectateur pose le pied avec Jake Sully sur ce nouveau monde et pénètre dans ses jungles. Les créatures qui parcourent le film sont sensationnelles, d'un réalisme à couper le souffle avec des mentions très spéciales pour les montures volantes des Na'vi, proches des ptérodactyles, ces créatures vont être l'occasion d'assister à des séquences de vol qui restent imprimer dans l'œil du spectateur par leur envergure, leur ambition et leur maitrise.

Mais ce sont définitivement les Na'vi qui représentent le plus grand tour de force du film. Cette peuplade humanoïde, semblable dans l'esprit aux indiens de la Terre, est non seulement une prouesse technologique absolue mais c'est également un peuple aux rites, légendes et à la façon de vivre fascinant. D'un postulat très "casse-gueule" d'aliens bleutés, James Cameron explose tout ce qu'on attendait, faisant des Na'vi une race si vivante et si forte qu'elle marquera durablement l'histoire du cinéma. Très attachées à leur Terre et en communion avec la Nature, ce peuple est l'opposé d'une race humaine cupide et belliqueuse. Plus qu'une image, ces indigènes sont une culture fascinante, un mélange avoué des cultures indiennes de la part de James Cameron qui se réapproprie cette civilisation pour la transposer dans le futur avec une intelligence remarquable. C'est aussi le lien avec la nature et l'extraordinaire faune de Pandora qui fascine et scotche. Cette faune magnifique qui donne une poésie si raffinée au film, notamment de nuit. On n'aura pas assez d'éloges pour les effets spéciaux d'Avatar, autant pour les décors, les Na'vi, l'animation des créaturesque pour cette façon de faire transparaitre le jeu des acteurs derrière les visages des xénos.

Cependant, c'est surtout une chose qui démarque encore plus ce long-métrage : l'usage de la 3D. Le réalisateur américain, épaulé par de grand studios tel que Weta Digital, a enfin exploité cette technologie comme il se doit. D'une grande profondeur de champ et mettant encore plus le spectateur en immersion, la 3D d'Avatar est une claque dantesque qui donne une autre envergure aux affrontements épiques du film. Il est certain et indéniable que le métrage fera date dans l'histoire du cinéma ne serait-ce que pour cette raison.

Mais quid de l'histoire me direz-vous ? Comme dit plus haut, elle n'est pas vraiment originale, ce sont les colons humains qui viennent détruire un habitat extra-terrestre pour l'argent. On pense au Nouveau Monde de Terrence Malick et l'idylle entre Neytiri et Jake n'est pas sans rappeler celle de Pocahontas et John Smith. On pourrait croire qu'il s'agit d'une faiblesse mais c'est sans compter sur deux choses. La première c'est l'efficacité remarquable de la mise en scène de Cameron allié à un casting fantastique. On ne pourra que louer le jeu d'acteur de l'incroyable Zoe Saldana interprétant Neytiri en lui donnant une force et une fragilité très juste tout au long du film. Mais c'est aussi l'excellent jeu d'acteur de Sam Worthington : l'australien vient de devenir en un film une acteur sûr au talent qui ne se dément pas. Quand au reste du casting, il est au diapason avec l'excellente Sigourney Weaver, le méprisable Stephen Lang (bien qu'handicapé par une VF calamiteuse et un rôle qu'on aurait aimé moins caricatural!), l'intrépide Michelle Rodriguez et le jeune Joel Moore. Sans compter sur une partition géniale de James Horner.

La seconde raison c'est que James Cameron choisit de donner un fond intelligent et virulent à son film sous couvert d'une histoire grand public. Car Avatar est un des films les plus virulemment écologiste qu'il soit à l'heure actuelle, et ceci dans le bon sens du terme. Si déjà dans ces oeuvres précédents comme Abyss ou Aliens, James Cameron mettait en lumière les travers des hommes, dans Avatar il va jusqu'au bout de sa réflexion. Ici les humains sont les monstres, la Terre est à l'agonie car les hommes ont tués leur mère la Terre. Les Na'vi sont le symbole du peuple idéal du réalisateur ( écho très fort des peuplades indiennes massacrées), la Nature ici est un dieu omniscient et omnipotent. Ainsi s'oppose le Dieu de l'homme qu'il a lui même inventé dans sa folie et celui qu'il a tout autour de lui sans même s'en rendre compte. Et sur Terre, l'homme a tué son Dieu, la nature qui lui a donné le cadeau de la vie. Le constat est sans appel, l'homme doit changer immédiatement ou périr. Oeuvre capitale dans la carrière de l'américain, Avatar voit plus loin que l'image et touche les consciences. Par les Na'vi, par Pandora, Cameron lance un ultimatum à l'humanité : Il faut se battre pour notre monde, pour la beauté de chaque chose qui nous entoure. Nous sommes loin d'un insipide 2012.

Pour toutes ces raison, James Cameron a accomplit un film qui fera date dans l'histoire. Il a transposé sur pellicule un véritable univers appelé à devenir aussi culte que celui de Star Wars en son temps. Le spectateur ressort soufflé, émerveillé et chancelant de la salle. Avatar réalise un rêve de gosse, celui de s'échapper loin, très loin parmi les étoiles.

Bienvenue sur Pandora, mesdames et messieurs.

Jamais vous n'oublierez un tel voyage.

 

100

Avatar était attendu comme une révolution.En 2h41, James Cameron vient de faire voler en éclat notre conception du cinéma.

Il y eut le cinéma en noir et blanc, puis le cinéma en couleur. Aujourd'hui, il y a Avatar.

Critique de publiée le 16 décembre 2009.

Que faut-il en retenir ?

  • La technologie 3D
  • Les effets Spéciaux
  • Les acteurs
  • Le message du film
  • Le monde de Pandora
  • La musique

Que faut-il oublier ?

  • Une histoire sans surprises
  • Pas de grandes originalités

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