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Critique du Film : Blade 2
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Critique du Film : Blade 2

Avis critique rédigé par Nhaigraoo le lundi 24 février 2003 à 1731

Blade 2

Dents longues et acérées !
Le premier Blade était déjà une excellente surprise. D’abord parce qu’au-delà de ses défauts, le film de Stephen Norrington était annonciateur de la vague cinématographique de super héros qui continue aujourd’hui, et face à laquelle il n’a absolument pas à rougir. Aussi parce que mine de rien, un an avant Matrix, il imposait une certaine esthétique à base de style de combat HK, de fringues en cuir qui font des plis dans le vent et d’univers technoglacial. Il n’y a qu’à revoir la scène où Blade pénètre de force dans l’immeuble de Deacon Frost pour s’en convaincre… C’était dans l’air du temps, quoi ! Au final, Blade était un actionner très efficace mais un brin décevant, peinant à retrouver au long de son métrage la furie de son exceptionnelle scène d’ouverture…
Blade 2 enfonce le clou avec force. Le concept n’a pas bougé d’un iota. Blade est toujours un pur héros de comics, complètement archétypal et reposant sur quelques gimmicks (ses armes, ses lunettes…). Del Toro joue complètement la carte de l’icônisation façon comics (voir quand Blade récupère ses lunettes noires avant d’aller se fritter). A moitié suceur de sang lui-même, il dézingue du vampire sans pitié. Autant vous le dire tout de suite, si vous aimez les vampires lisses, propres sur eux, théorisant sur leur terrible malédiction au clair de lune en chemise 17ème avec jabot, vous n’aimerez pas Blade 2. D’autant plus qu’ici, les vampires, pourtant bien gratinés, se retrouvent eux même dépassés dans la chaîne alimentaire, devenant le met de choix d’une race de vampires mutants. Les voilà donc obligés de s’allier à leur pire ennemi, Blade le Daywalker en personne, qui se dresse, imperturbable, au milieu de cette guerre vampirique ! Excellente idée de départ qui sert de justification à un démastiquage en règle de glandus aux dents longues, Blade se voyant adjoindre un commando de vampires, le blood pack, qu’on jurerait sorti d’Aliens.
Dire que Guillermo Del toro est à l’aise dans Blade 2 est un euphémisme. Il s’approprie les éléments constitutifs du mythe Blade, et fonce à 200, sans relâche. Il intègre allégrement tout ce qu’il veut au matériau de base et le film croule sous les références, sans jamais être étouffé en raison de son exceptionnelle vitalité. La fin nous fait même penser à du catch, dont Del Toro, en bon mexicain, se dit fan. Pas délirant, après tout, quand on met en image les empoignades d’une bande de vampires surpuissants. Blade 2 fait tout pareil que le 1, mais plus fort, plus vite et plus violemment. On adhère ou on rejette en bloc, c’est selon ! Le maître mot est «action», sublimée par la mise en scène particulièrement efficace de Del Toro. Vous êtes donc conviés à un boost d’adrénaline particulièrement performant. Surenchère, avez-vous dit ? Il y a clairement de cela.
Bourrin au possible, Blade 2 c’est un cinéma défouloir à la maestria technique ébouriffante. Rarement la vivacité des comics et de leur découpage graphique n’auront été aussi bien mis en images qu’ici. Passé l’incroyable séquence d’ouverture, Del Toro ne relâche jamais la pression. Certaines scènes sont à tomber de dynamisme, Del Toro explosant les limites de son cadre, jouant avec les profondeurs de champ et se payant le luxe d’un montage très fluide, loin du surdécoupage. Il n’est que légèrement trahi par certains effets de synthèse trop visibles. Mais on a honnêtement guère le temps de s’y attarder, tant la scène suivante vous emporte encore plus les dents du devant !
Du coup, Blade 2 va vite, très vite. Il est vrai que le film ne s’attarde pas plus que nécessaire sur la société vampirique, et on peut le regretter, car le changement de lieu (on passe des USA à la vieille Europe) aurait pu le permettre. Toutefois, les décors, fort nombreux, sont tous réussis et l’on passe du gothique pourrissant (la boîte de nuit SM) au high tech en passant par l’industriel crado (le repaire de Blade). Le visuel fonctionne donc parfaitement, alternant ambiance glaciale et atmosphère putride. Dommage donc que le film aille trop vite pour réellement ancrer la mythologie vampirique et la détailler.
Très vite aussi, parce que sur le coup, on a tendance à se dire que les personnages sont de simples archétypes alimentant l’action, n’évoluant pour ainsi dire pas au long d’une histoire-prétexte de chasse au monstre, allant d’une scène d’affrontement à une autre. C’est qu’emporté par l’efficacité, on passe un peu à côté de la (relative) finesse du scénario, qui éclate pourtant dans la belle scène finale entre Blade et Nyssa. Mais ne nous y trompons pas : pas la peine de chercher longtemps les thématiques, elles ne sont ici qu’accessoires. Les rippers sont-ils une nouvelle réflexion sur la maladie et les dégénérescences qu’elle engendre ? On s’en fout, ils font d’abord une très bonne cible pour le daywalker…
Puisqu’on est au rayon des reproches, on regrettera que le blood pack fasse plus de la figuration qu’autre chose aux côtés d’un Wesley Snipes absolument bestial, à qui le film sert clairement la soupe. Il en fait d’ailleurs un peu trop dans le machisme balourd (traitant de « pédale » un des membres de son équipe). Autre petit reproche, le personnage de Whistler, (le mentor de Blade, joué par cette vieille trogne de Kris Kristofferson) réinjecté dans se second film sans réelle raison. Mais c’est bien peu de choses face à la formidable énergie qui se dégage de Blade 2.

La conclusion de

Guillermo Del Toro est un cinéaste intrigant, mais passionnant. La même année, il enquille le sublime et subtil Echine du diable (à voir d’urgence si ce n’est pas encore fait) et le bourrinesque Blade 2. Schyzo, le Guillermo ? On pourrait le croire, mais force est de constater qu’il traite production intimiste et blockbuster pétaradant avec la même sincérité et la même générosité ! Ce faisant, c’est surtout son excellente réputation de «faiseur de cinéma» qu’il vient renforcer avec brio avec un Blade 2 débordant d’énergie.

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