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Critique du Film : King Kong
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Critique du Film : King Kong

Avis critique rédigé par Richard B. le mercredi 21 décembre 2005 à 0631

Kong Vs King Vs Kong

Le mythe King Kong c’est un peu le genre de Godzilla, mais en moins de déclinaisons. Mais à force, il y a presque de quoi s’y perdre entre les suites, les remakes ou les plagiats. Officiellement nous dénoterons trois aventures du roi des singes.
Le premier date est de 1933. Dès 1931, Merian C.Cooper pensait au projet. Comme l’histoire du film, dans le début des années 30, il était très dur de réunir d’importants capitaux pour un film. Si au départ l’homme pensait à un film tourné en Afrique sur les gorilles, il revient bien vite sur son idée pour proposer un film de studio mais toujours avec un gorille pour personnage central. A l’époque c’est une révolution. Les effets spéciaux de Willis O'Brien font un grand bon dans le travail de l’animation image par image ( bien que son monde perdue ait déjà posé de solide base). Le film bouleverse autant par ses visuels que par ses émotions. Le roi singe existe pour le public et le King devient une des plus grandes références cinématographiques de tous les temps. Encore aujourd’hui le spectateur ne peut que reconnaître l’avance technologique du film sur son temps et la façon dont il est conté de manière incroyable pour l’époque.
Le deuxième film date de 1976, produit par Dino de Laurentiis et réalisé par John Guillermin. L’histoire est cette fois-ci quelque peu remaniée ; c’est en recherchant des ressources pétrolières et par un simple hasard que l’équipage découvre l’île. Les noms des protagonistes changent et leurs professions aussi. Par exemple Ann Darrow devient une actrice du nom de Dwan. Même si le film est loin d’être une grande réussite ; il permet de savourer un beau casting avec la merveilleuse Jessica Lange et Jeff Bridges encore en début de carrière.


Et voici en 2005 que Peter Jackson, tout droit auréolé du succès du seigneur des anneaux, peut enfin mettre jour à son rêve d’enfant : réaliser King Kong. Ce que le réalisateur oublie, comme beaucoup souvent, c’est qu’ici il s’attaque à un classique; un film qui a marqué une époque. Il est facile de faire un remake de film mineur ; mais bien plus dur de faire oublier des légendes cinématographiques. Pour preuve des grands réalisateurs, comme Tim Burton avec sa planète des singes si sont plantés. Les remakes ont souvent en effet la tendance d’être inférieur au film qui a créé le mythe.
Cette fois cependant Peter Jackson dit ‘agir par passion’ ; il prétend avoir rêvé pendant des années de faire ce remake. Alors une telle passion peut-être peut-elle créer une exception ? En tous cas il s’en donne les moyens avec un budget initial de 150 millions de Dollars qu’il va atteindre et dépassé. La somme finale sera de 207 Millions. Une telle somme devrait forcément se voir à l’écran, surtout que Jackson désire reprendre l’idée de l’île avec les dinosaures et autres monstres visqueux. Et c’est de là que née la première déception : si le Kong est superbe et possède une personnalité forte, les dinosaures de l’île sont loin d’être toujours réussi. Même le premier Jurassic Park semblé proposer des dinosaures plus finiolés.
Pire que ça : certaines scènes sont si mal animées que la mise en scène donne presque l’impression d’assister à des séquences de jeux vidéos (scène avec les Diplodocus pour exemple). Le plus énervant c’est qu’à des moments donnés certaines autres scènes sont grandioses d’imaginations et de maîtrises, comme une où l’équipage du navire va devoir affronter des insectes géants plus gluants et visqueux que jamais. Un moment jouissif comme celui du combat avec les T-Rex à la hauteur des espérances.

Humainement, les rapports entre Ann Darrow (Naomi Watts) et King Kong, sont totalement réussis - offrant des scènes merveilleuses - comme celle où l’actrice donne un show au roi singe dans la jungle ou encore lorsqu’ils sont tous deux à glisser sur la glace en plein New-York. Mais il en va autrement du reste du casting. Malgré une durée de 3 heures Peter Jackson n’arrive pas à rendre l’équipage intéressant et dès que l’on sort du cadre de l’actrice et son gorille, je me suis parfois presque ennuyé tellement les autres personnages étaient prévisibles. Carl Denham (Jack Black) , le réalisateur/producteur en est l’exemple type : A aucun moment nous le voyons douter ou sortir de ses idées. IL ne se soucit que de faire le film, certes, mais cela en devient ridicule quand cela prend le dessus sur l’instinct de survie. De même que l’héroïque Jack Driscoll (Adrien Brody), héros stéréotypé, donnant l’impression de survivre que parce qu’il est l’amoureux de service. Puis question personnalité, si j’étais la belle j’aurais en effet préféré limite le gorille.

Comparativement, bien sur la version de Jackson est plus attrayante, plus d’effets, plus d’action, plus d’humour, plus de tendresse de la belle vis à vis de la bête, plus de tout. Forcément le public d’aujourd’hui pour s’identifier au film a besoin de ça. Mais le film souffre tout de même de lacune assez évidente et quelques jours d’ajustement n'aurait pas était un mal. De plus le montage aurait gagné à quelques coupes de scènes inutiles, non pas de dialogues, mais d’actions, souvent ratées et lourdes. A trop vouloir en faire, le film se noie dans la surenchère. Surtout que la musique n'aide pas vraiment tellement le travail de James Newtow Howard semble aussi lisse et policé. A sa décharge, il a eu que quelques jours pour la composer ; Howard Shore étant partie pour quelques désaccords. D’ailleurs celui-ci est pourtant dans une scène du film jouant justement un compositeur lors de la présentation de King Kong au public.

La conclusion de

Le problème de faire dans l’overdose de la promotion marketing et de faire saliver avec de belles images, c’est qu’après, cela peu faire naître une déception. Le Kong je l’attendais, je salivais face aux différents extraits. Mais le verdict est beaucoup plus mitigé. Overdose du "trop". Jackson ne veut pas s’arrêter et à vouloir trop en faire, il laisse le Kong de côté pour s’attacher à trop d’esbrouffes visuelles souvent ratées en plus. Un bon film cependant, mais très, très loin de tenir des promesses de grand film.

Que faut-il en retenir ?

  • Naomi Watts illumine l’écran
  • King Kong très réussi
  • La scène des insectes géants.
  • La séquence finale émotionnellement forte

Que faut-il oublier ?

  • Adrien Brody et Jack Black mauvais
  • La scène des Diplodocus lamentable
  • Une musique fade
  • Quelques longueurs et scènes inutiles

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