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Critique du Téléfilm : L'attaque du crocodile géant
L'attaque du crocodile géant >

Critique du Téléfilm : L'attaque du crocodile géant

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 2 mars 2009 à 2343

La Thaïlande...une destination tendance, même chez les crocos

Juste derrière les requins, les crocodiles (et autres sauriens) sont les prédateurs qui ont probablement eu, le plus souvent, les honneurs des caméras.  Pas toujours de la meilleure des manières, d’ailleurs… Du Crocodile de la mort à Lake Placid 2, l’on ne compte ainsi plus le nombre de perles, de navets et de joyeux nanars qui ont, durant ces trente dernières années, submergés les catalogues de distributeurs vidéo. Reste à voir ce que nous réserve ces nouvelles aventures de cette célèbre grande gueule du cinéma, mises en forme par Stewart Raffill.


Réalisé en 2007 pour une diffusion télévisuelle, L’Attaque du Crocodile géant situe son action en Thaïlande. On se rend compte très vite que le script semble bien peu original ; Jack McQuade, un directeur de parc animalier (ce qui nous donne droit à un bon petit quart d’heure de visite guidée, avec, notamment, un match de foot joué par des éléphants), voit son activité menacée par des promoteurs véreux. Ces derniers utilisent les derniers faits divers, qui témoignent de mortelles attaques de crocodiles, pour discréditer l’activité du directeur de parc. Leur but avoué : la fermeture des lieux pour y construire un complexe hôtelier.  Ainsi, si l’on nous épargne (un peu, car il demeure au second plan) le cliché du maire qui ne veut pas ébruiter l’affaire afin d’éviter d’effrayer les touristes, l’on n’évite pas cette rivalité manichéenne, véritable marque de fabrique de ce type de films.

Evidemment, les «paisibles » crocodiles du parc n’y sont pour rien. Le seul responsable est un saurien géant (plus de sept mètres) venu directement d’Australie à la nage (allez savoir pourquoi…). Celui-ci, ayant trouvé refuge dans le delta, se hasarde de temps en temps sur la côte, histoire de croquer quelques appétissants touristes ou de jolies thaïs. Les attaques, reconstituées par un mélange assez culotté de stock-shots documentaires, d’inserts CGI et d’animatronique sont assez sympathiques, et cela même si l’on peut regretter une certaine mesure dans les déchaînements gore (la séquence la plus violente consiste en un enfant qui se fait croquer, devant ses parents horrifiés). Des effets spéciaux d’une qualité moyenne, donc, qui s’accordent bien avec la réalisation, sans aucune personnalité, mais correctement exécutée.

On se dit alors que l’on se trouve devant un très banal film d’agression animale quand, en milieu de métrage, l’Attaque du crocodile géant voit son niveau d’intérêt faire un sacré bond en avant (pour l’amateur de nanar). Ce changement est provoqué par l’apparition du chasseur Croc Hawkins. Celui-ci, interprété par un Michael Madsen en « total free style » version patapouf, est au crocodile australien ce que le capitaine Achab est à Moby Dick. A bord de son rafiot déglingué et décoré des photos représentant les victimes du monstre, un improbable bandeau sur la tête qui le fait ressembler à une mama antillaise devant ses fourneaux, Croc Hawkins remonte le fleuve à la recherche de sa Némésis. Et il va y embarquer Jack McQuade et sa jolie copine autochtone (Sherry Phungprasert) !

Le récit devient alors très drôle (au dixième degré) avec quelques séquences qui méritent le détour ; comme quand Croc Hawkins, accompagné de Jack, est reçu par un chef de village qui parle par métaphores avec le plus grand sérieux. On croirait assister à une parodie d’Apocalypse Now avec maître Yoda remplaçant Marlon Brando. Puis le passage où Michael Madsen, à la barre de son bateau, joue les vieux baroudeurs et se confie à la copine de Jack dans un numéro où il déjoue totalement vaut aussi son pesant de cahuètes. Bref, si le film est toujours aussi peu surprenant, il a le mérite de devenir risible.

La traque va mener le trio jusqu’au repère du crocodile géant : une vaste et obscure caverne où l’animal entrepose ses proies. A ce moment, l’on croit pouvoir assister à un final paroxysmique, à un climax stupéfiant. Que nenni ! Apparemment, les producteurs sont tombés à ce moment là en totale rupture budgétaire. Mais je ne vous dirais pas plus, je vous laisse le soin de le découvrir par vous-même…. Si vous avez la patience de tenir jusqu’à la fin.

La conclusion de

Bon, l’Attaque du crocodile géant n’est pas le pire film de ce genre qu’il ait été donné de voir. Loin s’en faut. Mais ce constat ne suffit pas en à en faire un bon film. Personnellement, je vous l’avoue, j'ai persisté dans mon visionnage en raison de la présence de ce cachetonneur de Michael Madsen (il doit avoir de sacrés arriérés d’impôts pour accumuler tous ces rôles de merde). Ce dernier, complètement à coté du sujet m’a en effet fait bien rire…

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation correcte
  • Michael Madsen, tout a fait ridicule
  • Effets spéciaux convenables

Que faut-il oublier ?

  • Script sans intérêt
  • Encore moins horrifique qu’un épisode des Experts
  • Un final totalement nul

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