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Critique du Film : King Kong
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Critique du Film : King Kong

Avis critique rédigé par David Q. le mardi 13 décembre 2005 à 0611

Après le seigneur, le Roi Kong !

Peter Jackson s'est attaqué à un film culte du cinéma en faisant ce remake du King Kong de 1933. Beaucoup de gens l'attendent après son succès grâce à l'adaptation de la trilogie du seigneur des anneaux, et on pourra dire ce qu'on voudra, ce remake est superbe.
Du noir et blanc à la couleur Bien sur, le but du remake n'est pas d'oublier le film d'origine mais de le remettre à l'esprit des plus jeunes en utilisant le langage et les codes du moment. Même si l'histoire est identique il faut bien avouer que c'est plus agréable de voir Kong se déplacer, se battre, crier et exprimer ses sentiments grâce aux techniciens et animateurs de Weta plutôt que de voir les animations saccadées noir et blanc du film d'origine. La technique à ce niveau là aide beaucoup à rentrer dans le film. Mais ce n'est pas son seul atrait.
Les années 30 King Kong est avant tout une histoire d'amour et une critique de la société pour laquelle, déjà à l'époque, le spectacle était essentiel. La reconstitution de Big Apple des années 30 est à ce titre une réussite. On y voit des personnes vraiment en difficulté à coté d’hommes d'affaire qui sillonnent Broadway; on voit aussi les nombreux théâtres illuminés et les vieilles voitures. C'est toute une ambiance, celle du spectacle, des comédies musicales et du début du cinéma qui est dépeinte dans ce tableau vivant, Ann Darrow (Naomi Watts), actrice de seconde zone faisant partie intégrante du décor et même plutôt de l'arrière-plan. La première partie du film à New York nous permet alors de fixer les personnages et la mentalité de la ville pour le final. Une fois l'arrivée de Carl Denham (Jack Black) le réalisateur, le film plonge du réel au fantastique. Poursuivant son rêve secret de trouver Skull Island, Carl va entraîner Ann, Jack Driscoll (Adrien Brody) - son scénariste - et bien d'autres personnes dans une aventure où ils ne reviendront pas indemne. Du film historique on passe alors au film d'aventure, la transition se faisant avec l'entrée du Venture dans le brouillard et la découverte des indigènes.
Une île merveilleuse L'ambiance sur cette île sauvage est tout autre. Fini les strass et tenues chics de New York, les indigènes sont moches et nous font penser aux Orcs du seigneur des anneaux. D'ailleurs Peter Jackson utilise à peu près la même technique pour les filmer. Mais là où ça devient vraiment île une merveilleuse c'est lorsque notre petit groupe découvre des dinosaures encore vivants. Bien que déjà présents dans le film d'origine on ne peut s'empêcher de faire la comparaison avec Jurassic Park. La scène de découverte des diplodocus se veut magique sans pour autant égaler en émotion celle du Park. Elle est vite suivie d'une longue séquence d'action poursuite stressante au possible. C'est lors de cette poursuite que les observateurs commenceront à tiquer sur les incrustations de personnages. En effet il y a un petit quelque chose qui cloche, on a l'impression de distinguer le plan des acteurs et celui des monstres virtuels ce qui nous détache un peu de l'action. Et tous les plans mêlant humains et 3D sont comme ça. Les éternels râleurs diront qu'ils sont tous ratés, je préfère dire que c'est un effet voulu pour donner l'impression que le film a été tourné à l'époque. Certaines scènes sont parfois un peu difficile à supporter, notamment celle avec les vers géants qui engloutissent un des aventuriers. C’est là qu’on se souvient que Peter a réalisé des films d’horreur comme Bad Taste.
Gare au gorille Après une bonne moitié des trois heures du film, on peut enfin admirer Kong de près et de loin, et c'est un superbe travail qu'a accompli Weta. Les attitudes du singe et surtout ses yeux pleins de vie et d'intelligence sont criants de vérité. Sans dire un mot, Kong arrive à nous faire passer ses émotions et en vient même à nous faire rire. Kong s’entiche alors d’Ann, cette jolie blonde qui fait figure d’exception sur l’île et gare à celui qui la touche. Les divers dinosaures et humains qui se mettront en travers de son chemin en feront les frais. Mais les meilleures scènes avec Kong ne sont pas vraiment les scènes d’action – à part celle dans le ravin lorsque Kong, Ann et les deux T-Rex se balancent de liane en liane. Ce sont surtout les scènes calmes, les échanges de regard entre Ann et Kong et leurs petits jeux de séduction qui donnent toute l’ampleur au film. On peut alors vraiment affirmer que King Kong est une histoire d’amour entre la belle et la bête. Coucher de soleil romantique, patinage sur glace, Kong se sent l’âme heureuse lorsqu’il est avec Ann et c’est ce qui le perdra, Carl l’a bien compris.
Et les acteurs dans tout ça ? A part Naomi Watts qui joue vraiment bien et arrive à nous faire passer toute sa palette d’émotions simplement, on pourra avoir un avis mitigé sur les autres. Jack est un flegmatique de première donc difficile de se rendre compte de ce qu’il pense et il n’est surtout pas très crédible en aventurier qui part sauver Ann. Carl est dans son monde et sera donc cruel vis-à-vis des autres (certains aimeront donc ça), les autres personnages du Venture apparaissent en soutien sans pour autant sortir vraiment du lot – sauf peut-être le capitaine Englehorn. Bruce Baxter (Kyle Chandler), l’acteur du film tourné par Carl est un peu le personnage comique de l’histoire, malgré lui, et finalement s’en tire pas mal. Le jeu des acteurs est donc un peu mis de côté et bien rattrapé par l’ambiance et les prestations d’Ann. Excellent le moment où elle fait le pitre devant Kong pour attirer son attention.
Le final tant attendu Une fois Kong attrapé, l’équipe de chasseurs d’animaux retourne à New York pour savourer leur triomphe et mettre en scène leur captif dans une comédie musicale à la mode à l’époque. On peut alors apercevoir les talents de l’équipe d’animateur pour rendre triste au possible ce gorille géant. Kong ne reste bien sûr pas longtemps en place, profitant de l’assurance des hommes qui croyaient l’avoir assez bien attaché. C’est alors que commence ce que la plupart d’entre nous se souviennent, à savoir la montée de l’Empire State Building. Le singe grimpe les étages pour échapper aux hommes, sa belle dans la main tout en nous permettant de découvrir New York à perte de vue. Puis les biplans qui viennent gratouiller Kong de leurs tirs de mitrailleuses sur fond de musique dramatique pour un final grandiose mêlant à la fois action et émotion.

La conclusion de

Cette nouvelle version du classique King Kong est toute à l’honneur de Peter Jackson qui a su garder l’histoire d’amour et la mettre en avant tout en réactualisant les scènes d’action avec les moyens numériques du moment. Le singe, tout comme New York, est superbe et le film alterne les scènes d’actions et les scènes plus calmes tout en gardant un rythme captivant qui fait fondre ses trois heures comme Kong devant Ann. Difficile toutefois de détrôner l’original même avec la débauche d’effets spéciaux car King Kong est un film culte qui le restera à jamais, historiquement parlant.

Que faut-il en retenir ?

  • Les scènes intimes entre Kong et Ann
  • New York reconstituée
  • Les indigènes

Que faut-il oublier ?

  • Les incrustations des personnages

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