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Critique du Film : Ghoulies

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 12 avril 2006 à 07:47

Résidus de messes noires et nains sataniques

Un nourrisson est sauvé in extremis de la mort lors d’une cérémonie satanique dirigée par son père ; un dément - affublé du couvre-chef à cornes le plus ridicule que j’ai jamais vu - qui voulait l’offrir en sacrifice à Satan. Des années plus tard, devenu jeune homme, il retourne sur le domaine familial, en compagnie de sa fiancée et de quelques amis. Et comme on le dit si couramment ; bon sang ne saurait mentir…


Ghoulies représente l’une des franchises comptant parmi les plus lucratives de la maison de production Empire. Cette célèbre compagnie productrice de films indépendant - dirigée par Charles Band et son frangin Albert-, qui offrit au fans de cinéma fantastiques bien bis quelques petits bijoux comme Re-Animator ou Dolls, durant toutes les années 80 et le début des nineties.
Mais que sont les ghoulies ? Si l’on veut bien avaler ce que les scénaristes prétendent, ce sont de moches petites créatures élémentaires (eau, terre, feu, bois, etc.), vachement hargneuses et surtout fortement empotées, vues qu’elles ont les plus grandes difficultés à bouger leurs fesses. Elles se contentent donc en général de pousser de gutturaux grrr ! grr ! à travers des mimiques crispées, sauf lorsqu’elles parviennent à se téléporter, au moyen d’un raccord de plan plus que douteux, sur une victime presque consentante qui doit la tenir pour éviter qu’elle ne tombe au sol. De lointain parents de la famille Gremlins ou bien Critters, donc, mais avec de sacré problème de motricité !

Signalons cependant que dans ce premier film de la franchise, et malgré son titre évocateur, ces fameuses – ou fameux, j’en sais fichtre rien - ghoulies resteront assez discrètes durant tout le métrage, le réalisateur Luca Bercovici préférant griller de la pellicule de manière j’m’en foutiste en se consacrant plutôt à l’histoire débile de Jonathan. On les aperçoit donc un peu au début du film, et elles referont ensuite leur apparition grâce aux cérémonies de Jonathan, qui arrivé sur les lieux, se voit soudainement doter d’un intérêt obsessionnel pour la magie noire.
Le jeune homme va donc passer son temps dans la cave du domaine, abandonnant ses études – de toute façon, si l’on se fit à l’age de l’acteur, cela ne devait pas être bien brillant - et délaissant sa bien aimée – une mochetée -, pour revêtir une robe cérémoniale bien kitch, dessiner un pentacle ésotérique au sol et se voir affubler d’un regard vert fluo qui le force à porter des lunettes vintage. Comme je l’ai signalé plus tôt, ces messes noires vont tout d’abord ranimer les ghoulies – qui vont s’attaquer aux copains ivrognes et aux copines cruches du couple -, puis un couple de nains casqués ( ?) destiné à le servir, et finalement son papa enterré dans le jardin (à l’occasion d’une ridicule et sidérante relecture de la Cène).

Toujours aussi peu l’instinct paternel, le père, largement aussi fou mais quand même un peu décrépi, entend bien continuer la cérémonie où elle en était restée 25 ans plus tôt. S’en suit donc un affrontement entre le père et le fils. Un combat qui commence à tourner à l’avantage du coté obscur lorsque surgit à nouveau l’empêcheur de tourner en rond : le vieux magicien qui était déjà intervenu lors de la première cérémonie. Le duel d’éclair bleu et rouge conséquent à ce sauvetage voit la défaite du Mal et la résurrection de tous les amis de Jonathan qui étaient entassés dans la cave-temple. Alleluia !

35

Film de monstres complètement fauché, avec des créatures mal animées et vraiment très laides, Ghoulies ne vole pas bien haut. De plus, ce scénario mal ficelé, doté de rôles stéréotypés interprétés par des acteurs sans aucun talent, finit par achever une œuvre qui, avec un décalage humoristique, aurait bien pu être assez fun. C’est d’ailleurs le parti que le futé Charles Band prendra pour les épisodes suivants, qui se révèleront bien meilleurs.

Critique de publiée le 12 avril 2006.

Que faut-il en retenir ?

  • Drôle au second degré
  • Nostalgie des années 80
  • L’idée des ghoulies.

Que faut-il oublier ?

  • Scénario bancal
  • Interprétation pauvre
  • Marionnettes assez mal animées.

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