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Critique du Téléfilm : L'ile des Insectes Mutants
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Critique du Téléfilm : L'ile des Insectes Mutants

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 2 septembre 2005 à 0933

Un film ou quelqu'un veut sauver Carmen Electra

Sur une île en plastique décorée par des arbres de modélisme, un bac a sable et une motte de terre, une catastrophe se produit. En effet, lors d’une manifestation festive organisée par MTV, devant des dizaines de blondes en chaleur et de jeunes boutonneux baveux, l'une des plus connues plagiste de Malibu est enlevée. En effet, sous les regards totalement vides d’expression de l’assistance, la bimbo siliconée et braillarde Carmen Electra est kidnappée par une fourmi volante de chez Fisher Price, probablement dérangée par le tapage nocturne et la piètre prestation de la miss. Une fourmi volante très costaude, car malgré la surcharge de poids représentée par les deux bonnets 110C et les 28 kilos de blotox contenus dans les lèvres de sa proie, elle parvient à la hisser au sommet d'une motte de terre, tout en abandonnant en route le garde du corps, Eightball (il en a 8 ?), embarqué par hasard.

N’écoutant que leur courage (y’a pas grand-chose à écouter d’autre), quelques volontaires décident que quitte à faire partie d’un film débile, autant participer. Ils organisent donc une expédition et s’enfoncent dans la jungle en toc - probablement le bosquet situé derrière la baraque du producteur - afin de délivrer Electra qui, toujours aussi conne, essaye de son coté de séduire la fourmi volante (laquelle, lucide, commence déjà à regretter son geste). MTV, toujours à l’affût d’un bon reportage éducatif et animalier, décide de se joindre au désastre par l’intermédiaire d’un caméraman et d’une fille - black, histoire de respecter les quotas. Une fois dans le bosquet, les aventuriers trouvent moyen de se paumer et ils tombent par hasard – ou plutôt l’inverse – sur Eightball qui s’avère en fait être un grand philosophe. Il sort alors un gigantesque coupe-coupe de son cul.

‘’Ca alors, tu avais ça sur toi ?’’ demande l’un.

‘’Hu, hu’’ réponds intelligemment Eighball.

‘’ Mais comment tu fais’’ demande un autre.

‘’La discipline’’ rétorque Eighball, fier mais très raide.

Puis la futée (mais pas trop) du groupe trouve dans une plante d’intérieur un collier avec un talisman en carton. Elle se dit alors que ce truc vaut moins 3,95 euros dans un Nature & Découverte, qu’aujourd’hui elle a bien de la chance et que, tiens, elle va l’enfiler. Comme tous les talismans en carton, c’est bien connu, celui la est magique et va réveiller l’esprit de la reine des Monbata (ou de Monbato, je sais plus). Esprit qui, voyant l’énorme place libre disponible dans le cerveau de la futée (mais pas trop), profite de l’occase pour s’installer et prendre le volant. La Futée (mais pas trop), possédée, commence à avoir des raisonnements bizarres ; A son ex-petit ami, montrant sa poitrine :

‘’Touche-moi là !’’. Le petit ami se jette dessus pour tripoter ses nibards. Elle, saisissant les mains de l’obsédé et en posant une à la limite de son épaule :

‘’non là, écoute mon cœur’’ (elle a du sécher les cours d’anatomie, la reine des Monbata), ‘’il bat au son des tam-tams de la montagne !’’.

Sauf que l’on a beau écouter, on n’entend pas de tam-tam venant de la montagne, on se dit alors que cela doit être un concept Monbata.

Continuant leur périple, ils échappent ensuite aux griffes d’une mante religieuse géante capturée chez Toys’R’Us en traversant, à bord d’une pirogue, une rivière large d’un mètre. La mante, impressionnée par la force du courant, ne les suis pas.

‘’Ce n’est pas une mante à l’eau’’ déclare alors le philosophe, brillamment inspiré.

Puis ils se réfugient sur la berge pour bivouaquer. Surgit alors d’on ne sait d’où une version sankukai (c’est la bataille) de la créature du lac noir qui arrive, malgré la gène occasionnée par son costume en latex trop large, à tuer le cameraman, avant d’être à son tour éliminé par un savant fou qui passait par là, sûrement afin trouver un coin tranquille pour pisser. Mais, comme il y a des dames et qu’un savant c’est bien élevé, il ne le dit pas.

Le savant fou leur explique alors que l’île est radioactive et que c’est pour cela que les insectes sont devenus en plastique, et qu’en plus elle coule, parce que c’est comme ça.

Très courageux, les aventuriers décident de poursuivre leur quête et, après avoir vu écrabouillé la mante (qui a finit par traverser le caniveau) et les 8 balles du philosophe sous le poids d’un tracteur Majorette, ils arrivent à la motte de terre qui se révèle être un dangereux volcan Mousline. Grimpant sur le tas de purée, ils s’aperçoivent alors que c’est en fait une fourmilière habitée par une énorme horde de 5 fourmis en stop-motion protégée par des esclaves en slips ; des New-yorkais salis. La futée (mais pas trop) arrive à convaincre les indigènes de la 42ième Rue de rejoindre leur cause par des paroles bien choisies :

‘’ Papari douillamaga cacaillou Oraga’’. Phrase percutante s’il en est (je peux me tromper un peu dans un mot ou deux, j’ai un sale accent en Monbataien).

Puis s’engage le combat pour délivrer Carmen, inévitable, épique et difficile. Mais à l’aide de jets d’oranges et de flèches en roseau, les héros parviennent à s’échapper. Mettant alors un terme à ce cauchemar, le savant fou règle son compte à la fourmi volante avec un insecticide à la nitroglycérine. Les survivants, fortement éprouvés par cette fuite de 17 mètres, ou par la céphalée conséquente à la lecture du script, se retrouvent dans le bac à sable, sensé représenter une plage tropicale, pour s’apercevoir que la maquette de bateau de MTV a pris le large et est déjà hors de vue, probablement caché par le rebord de la bassine qui contient l’océan.

Tout d’abord très anxieux à l’idée de se noyer dans 20 cm d’eau (à moins que ce soit la peur que quelques unes de leurs connaissances visionnent cette ineptie), les héros se mettent à sautiller de joie – ce qui fait dangereusement vibrer l’île – quand un hélicoptère Heller finit par venir les récupérer.

Carmen Electra s’en sort.

Finalement, ce film est un drame.

 

La conclusion de

Monsters Island se veut un hommage potache aux films de monstres comme King-kong ou Le 6ième Continent. Les effets spéciaux, volontairement mal faits, veulent rappeler le temps du stop motion et l’emploi de l’humour à deux balles essaye d’orienter le métrage dans le sillage des séries Z dont on fait des films cultes. Seulement, le tout est trop pré-calculé, formaté (MTV oblige), ce qui fait que le film souffre fortement d’un manque de spontanéité et d’innocence, qualités qui font le charme des vrais nanars.

Que faut-il en retenir ?

  • Rien

Que faut-il oublier ?

  • Nanar artificiel

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