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Gremlins 2 >

Critique du Film : Gremlins 2

Avis critique rédigé par Richard B. le dimanche 13 novembre 2005 à 08:08

Gremlins 2, deux fois plus dingo !!

Gremlins avait cartonné et trouvé son public (à juste raison). Pourtant il fallut attendre cinq ans pour voir la suite du gentil Gizmo et de ses petits non désirés. Pour l’occasion, la même équipe se retrouve : Kathleen Kennedy, Frank Marshall, Steven Spielberg à la production et bien sur Joe Dante à la réalisation.
L’histoire part sur un postulat simple et typique : toujours plus fort ! La logique voulait donc que de la petite ville tranquille, nous passions à New York. Billy et Kate y habitent désormais. Mais la destinée va faire qu’ils retrouvent, dans le même bâtiment où ils travaillent, Gizmo. Le pauvre Gizmo est en deuil de son maître Mr Wing, lorsque celui-ci est kidnappé pour des expériences. Billy, bien sûr, viendra le délivrer mais en faisant cela il provoque des événements qui ne tarderont pas à faire revenir les Gremlins.


L’histoire pourrait sembler basique si celle-ci n’avait pas été confiée à Joe Dante qui met toute sa personnalité dans le projet. Ainsi Dante se lâche complètement et fait de Gremlins 2 un véritable ovni cinématographique où la parodie, la nostalgie se mélangent au sérieux. Aucun compromis sur le délire les références fusent et dire que Gremlins 2 est inférieur au premier est bien une fausse idée. Gremlins 2 est avant tout un délire communicatif et qui s’assume comme un joyau de loufoquerie.
Voici deux exemples typiques de piques parmi de multiples phrases que Dante se permet : « Billy : Vous devriez mettre dans votre show des classiques de l'horreur, tels que Frankenstein, ou Dracula. » « Fred : Oui. Tous les grands films d'horreur sont en noir et blanc. M. Clamp n'aime que la couleur »
Et pour souligner son propos, pas loin derrière, nous entendrons sortir d’une télé : « Ce soir, sur la chaîne câblée de cinéma Clamp, ne manquez pas Casablanca. Présentée en couleur, avec une fin heureuse ! ... »
Et ce n’est que deux exemples parmi une pléiade de jeux de mots souvent satiriques mais qui vise juste au sujet une société où Dante ne se reconnaît pas toujours. Amoureux et nostalgique d’un vieux cinéma, le réalisateur n’oublie pas sa jeunesse et se permet des références à King Kong, L’invasion des profanateurs de sépultures, Fantôme de l’Opéra et Le magicien d’Oz… Mais aussi des séries B comme Octaman de Harry Essex. Il refait même encore des allusions à Blanche neige et la vie est belle de Frank Capra qui avait déjà eu une place dans le premier Gremlins.
Mais ce qui fait de Gremlins 2 un Ovni, en plus de ses différents clins d’œil et piques, c’est surtout l’introduction de Warner qui nous offre un show de Bugs Bunny et Daffy Duck présentant le film. D’ailleurs Dante reviendra à son amour des Toons quelques année plus tard avec Les Looney Toons passent à l’action. Ou encore la coupure au milieu de film soit avec une bobine qui fond et un catcheur du nom de Hulk Hogan enlevant sa chemise et prenant une colère pour le retour du film. Ou encore une Vhs qui changent de programme en plein milieu pour passer à un film de John Wayne (Chisum) où celui-ci se met à tirer sur des Gremlins. Les deux séquences, hélas, ne sont pas toujours visibles et selon les versions du film que vous posséderez vous aurez l’une ou l’autre.

Côté casting, Zach Galligan (Billy) rempile ainsi que Poebe Cates (Kate). Mais le véritable plaisir est de retrouver de véritables gueules de cinéma comme Dick Miller qui revient dans son rôle de Murray Futterman et en plus pour une plus grande présence à l’écran par rapport au premier. Autre gueule mythique que s’offre ici Dante, c’est bien sûr le « Dracula » du cinéma : Christopher Lee. Lee interprète ici un scientifique plus cruel que délirant. Nous reconnaîtrons aussi Robert Picardo qui n’en était pas encore à jouer les médecins sur le Voyager dans Star Trek, mais qui avait déjà offert ses services à Dante dans l’aventure Intérieur dans le rôle du « Cow-boy ». A signaler aussi, pour les fans de Smallville, la présence de Lionel Luthor alias John Glover dans le rôle de Daniel Clamp, chef d’entreprise complètement givré mais sympathique.

92

Le postulat ici : que vous aimiez ou pas, Gremlins 2 est voulu comme un véritable Ovni. Plus délirant, plus dingue que le premier. Gremlins 2 ose tous ce que le premier avait ouvert, les petits propos fusent, et en plus d’un simple divertissement qu’il accomplit déjà à merveille, Gremlins 2 se veut aussi une critique d’une certaine société des années fin 80 début 90. Le film regorge d’une forte personnalité : celle de Joe Dante. A redécouvrir et à savourer sans limite.

Critique de publiée le 13 novembre 2005.

Que faut-il en retenir ?

  • Les dialogues du film
  • gizmo et les Gremlins
  • La distributions des second rôles
  • Le second degré
  • l’inspiration de Joe Dante

Que faut-il oublier ?

  • Il n’y a pas de Gremlins 3

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