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Critique du jeu de rôle : Dungeons & Dragons 5ème édition : La malédiction de Strahd, par Vincent L.

Avis critique rédigé par Vincent L. le mercredi 10 avril 2019 à 14h00

Le cauchemar de Dracula...

Ahhh... Ravenloft... Pour le jeune-vieux roliste que je suis, ce nom sonne à mes oreilles comme une Madeleine de Proust. Il me rappelle combien mes premières parties d'AD&D dans l'univers des Royaumes oubliés m'ennuyaient, et comment j'avais été surpris - bluffé même - par ce cadre de campagne novateur qui parvenait à marier très habilement les ingrédients de la fantasy classique avec l'ensemble des codes de la littérature gothique. Oui, avec Planescape, Ravenloft fait indiscutablement partie de ces settings qui m'ont marqué et qui restent encore, à mon sens, des pierres angulaires de l'histoire du jeu de rôle. Du coup, lorsque Gale Force Nine nous a proposé une version française pour Dungeons & Dragons 5ème édition, je me suis (un peu) jeté dessus.

Désormais titré La Malédiction de Strahd, cette campagne n'est pas tant une simple réédition qu'un véritable reboot de La demeure de Strahd. Nous ne sommes donc pas en présence d'une adaptation technique de l'histoire aux règles de D&D5, mais bien d'une relecture complète du scénario de Laura et Tracy Hickman, à la fois délicieusement old school mais également très moderne dans sa conception, d'un côté remplie de vieux clichés, de l'autre bourré de petites nouveautés qui apportent leur lot de surprises (même pour les vieux briscards). On y retrouve donc la brume, les villageois traumatisés, les gitans, le château et, bien sûr, le célèbre comte Strahd Von Zarovitch, mais tout cela ne va pas prendre la même forme que dans l'édition passée...

Déjà, si La Demeure de Strahd était un scénario destiné aux personnages de niveau 11 à 13, La Malédiction de Strahd est une campagne qui s'adresse quant à elle aux aventuriers de niveau 1 à 10. La puissance du comte Zarovich aurait-elle été revue à la baisse ? Non, rassurez vous, il est toujours aussi monstrueusement fort. En fait, comme ce qui n'était autrefois qu'un gros scénario est ici devenu une vraie longue campagne, le focus jadis mis sur le château du vampire (oui, quand on regarde les chose froidement, La Demeure de Strahd n'était qu'un donjon maquillé) s'est ici transformé en une véritable aventure prenant place en Barovie, le pays sous la coupe du maléfique Strahd. L'univers de Ravenloft devient dès lors nettement plus consistant que le simple décor qu'il était autrefois, et ce pour notre plus grand plaisir.

Les plus pointilleux me feront surement remarquer que ce n'est pas en soit une nouveauté puisque qu'après La Demeure de Strahd, le setting a connu de nombreux développement, qu'il s'agisse de Ravenloft - Royaume d'Épouvante pour Advanced Dungeons & Dragons ou de Ravenloft pour Dungeons & Dragons 3ème édition. La différence, ici, est que l'univers prend vie dans le cadre d'une campagne. Il ne s'agit donc pas d'un scénario d'un côté et d'une description d'univers de l'autre mais bien d'une fusion très habile entre les deux. On découvre ainsi la Barovie par le biais de nombreuses intrigues et de PNJ hauts en couleur. Les personnages-joueurs étant totalement libres de leur mouvement, il est donc possible - et même conseillé - de se promener partout dans le pays avant d'aller casser du vampire.

Ce côté ouvert est l'un des aspects les plus intéressants de cette campagne. L'ensemble de la Barovie est accessible, mais toutes ses régions ne sont pas nécessairement à portée de notre niveau actuel (on peut par exemple aller à la rencontre de Strahd dès le début de l'aventure... et se prendre une méga branlée de la mort). Pour savoir où l'on va mettre les pieds, il faudra enquêter, interroger, investiguer, et faire profil bas les fois où l'on rencontrera, par hasard, Strahd. Ce côté ouvert s'avère particulièrement agréable, et permettra aux MJ de pouvoir intercaler (s'ils le souhaitent) auant d'intrigues personnelles qu'ils le souhaitent. On notera que la campagne propose quelques tirages aléatoires afin de brouiller les pistes : certains éléments d'intrigues et l'identité d'un PNJ important changeront ainsi d'une campagne à une autre. Cela peut paraître anecdotique, mais cela permet une meilleure rejouabilité.

Bref, beaucoup de bons côtés qui permettent de porter la création de Laura et Tracy Hickman a un niveau supérieur. Côté déception, j'ai beau essayer de faire preuve de mauvaise foi, je ne vois pas trop quoi reprocher à cette campagne. Allez, je dois bien avouer qu'au niveau de la forme, je suis un peu déçu qu'il n'y ait pas eu un habillage particulier pour cette campagne. La trame de la maquette est en effet strictement identique aux autres suppléments pour Dungeons & Dragons 5ème édition ce qui, à de nombreux points points de vue, est une bonne chose : c'est cohérent avec le reste de la gamme, clair, lisible, très pro. Mais voilà, j'aurai aimé que Strahd, son château et la barvie soient enveloppés dans un emballage différent, plus sombre, plus gothique, quelque chose qui me mette dans l'ambiance rien qu'en feuilletant le livre. Je chipotte ? Oui, c'est vrai, j'avoue...

La conclusion de à propos du Jeu de rôle : Dungeons & Dragons 5ème édition : La malédiction de Strahd

Vincent L.
95

La Malédiction de Strahd n'est pas juste un remake basique et opportuniste de la vénérable Demeure de Strahd. Non, il s'agit une excellente relecture doublée d'une réécriture très fine du grand classique de Laura et Tracy Hickman. On y retrouve tous les marqueurs qui font l'identité de Ravenloft remis au goût du jour avec un travail de game design très appréciable. Au final, La Malédiction de Strahd s'impose comme une campagne géniale de bout en bout, destinée tant aux anciens qui voudraient se replonger dans leur souvenirs de jeunesse qu'aux néophytes souhaitant découvrir cet univers gothique fascinant.

On a aimé

  • Ravenloft, un univers gothique absolument délicieux,
  • Une excellente relecture de La Demeure de Strahd,
  • Une vraie campagne, longue et épique,
  • Une liberté de mouvement totale,
  • Les quelques petits trucs qui améliorent la rejouabilité.

On a moins bien aimé

  • On est tout de même dans une campagne très "cliché" (mieux vaut être prévenu).

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