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Critique du roman : Génocides [1970], par Nathalie Z.

Avis critique rédigé par Nathalie Z. le mercredi 6 février 2019 à 09h00

Vers la fin de l'humanité...

Génocides, avec un nom pareil, on s’attend au pire, au plus sombre, au drame. Et ce roman est sûrement un des post apo les plus désespérés que j’ai lu.  Et sans doute un des romans de ce genre à lire absolument. Sorti en 1970 aux Etats-Unis, il est désormais un classique. Mnémos sort en poche cet ouvrage dans la collection Hélios avec une superbe couverture de Chris Cold.

Nous sommes dans les années 70, aux Etats-Unis. De mystérieuses plantes ont commencé à pousser un peu partout : immenses, elles croissent très rapidement. Elles colonisent peu à peu les terres, assèchent les lacs et les rivières. Elles draînent le sol de toute vie. La coupe et le feu ne les empêchent pas de progresser. 

Alors que ce catacysme vert déferle sur le monde, une communauté de rednecks tente de survivre. Elle est menée par un vieillard sévère, cruel, bigot : Anderson. Cet homme est un dictateur vénéré par ses gens, il est leur guide et dans ces temps difficiles, personne n’ose le défier. Encore moins ses fils. Buddy est l’aîné. Il est plus  intellectuel que manuel, pas assez en admiration devant son père pour que celui-ci ait créé un lien avec lui. Il travaille dur mais pour le patriarche, mais pas encore assez. Neil est plus jeune, un peu limité intellectuellement, est un bourrin. Il fonce, est agressif, parfois malsain. Il rêve de succéder au vieux. Son père est fier de lui. Un autre fils, plus jeune est encore dans le jeu. Il incarne l'espoir et la joie de vivre. Ce dernier meurt bientôt, non pas à cause de cette plante ignoble mais du fait d’autres humains. Même dans le malheur le plus extrême, les humains s’entretuent. Anderson, suite à ce drame se referme encore plus. Mais c’est aussi le moment où est accueilli dans la communauté un étranger, Orville, aux intentions peu claires, mais qui ne laisse pas indifférente la fille du chef.

Le labeur sans temps mort face à la plante et sa sève qui vous colle à la peau, la tension entre les survivants désespérés, la pression religieuse moraliste qui écrase les rêves du groupe, cette plante maudite qui ne se soucie pas des humains et d’aucun être vivant, tout vous prend aux tripes à la lecture de cette œuvre. Thomas Disch s'inspire ainsi d'Herbert George Wells. Comme dans La Guerre des mondes, l’ennemi est invisible mais bien présent, il a ensemencé la Terre et attend patiemment la moisson sans s’encombrer des formes de vie indigènes. Mais le roman est plus psychologique que son aîné, ce sont les relations et réactions humaines qui font le sel de l’histoire. Les personnages sont terriblement humains, leurs défauts sont les nôtres, leurs actes, ceux de personnes prêtes à tout pour avoir un avenir : cruauté, vengeance, obsession, amour se mêlent. Ni les gestes héroïques, ni les sacrifices les plus durs ne suffisent si le groupe n’est pas uni. L’humanité peut-elle être à la hauteur ?

Anderson est le personnage qu’on craint et qu’on adore détester. Ses fils ne sont pas forcément si bons ou si mauvais et se révèlent pleinement pendant le roman. Les personnages féminins ne sont pas en reste, même si elles sont au second plan, elles sont très variées et représentent les visions féminines de notre société : la femme soumise, la jeune fille pure, la femme fatale… L’écriture acérée rend chaque acte, chaque parole puissant.

Ce conte cruel est un classique du genre, son apocalypse est étouffante, oppressante, une nature majestueuse trop immense, trop présente qui nous place dans le rôle de simples fourmis industrieuses mais sans avenir, juste avant que le pied humain n’écrase la fourmilière.

La conclusion de à propos du Roman : Génocides [1970]

Nathalie Z.
89

Génocides est un classique, un roman de Thomas Disch qui a marqué la science-fiction par la cruauté de ses personnages, l'absurdité de leur situation face à une apocalypse verte à nulle autre égale. Anderson est un redneck vieillissant, chef d'une communauté agricole qui tente désespérement et avec sévérité de faire survivre ses gens dans un monde envahi par des plantes titanesques qui assèchent les lacs et ruinent les sols. Sans espoir, cet ouvrage est une claque. Je ne peux qu'en conseiller la lecture !

On a aimé

  • Un drame étrange, captivant et effrayant
  • Un classique du genre
  • Des personnages horriblement humains
  • Dans la lignée d'Herbert George Wells

On a moins bien aimé

  • Il faut aimer le genre apocalyptique

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