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Critique du jeu vidéo : Assassin's Creed II : Discovery #2 [2009], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le lundi 19 février 2018 à 09h00

Prince of Spain

Dire qu'Assassin's Creed II était attendu fin 2009 coule de source. Pour appuyer le retour de sa jeune licence sur consoles HD, l'éditeur Ubisoft n'avait pas oublié les portables puisque la DS accueillait une aventure inédite d'Ezio Auditore intitulée Discovery.

Assassin's Creed II nous présentait un nouveau héros, le jeune florentin Ezio Auditore obligé de devenir un assassin bien malgré lui. Pour faire le lien entre cette nouvelle aventure et Assassin's Creed, l'éditeur français proposait aussi l'épisode Bloodlines sur PSP qui s'avère être une vraie déception, un jeu bâclé ne tirant pas vraiment profit des capacités de la portable de Sony. Le titre était développé par les Américains de Griptonite Games qui avaient aussi la charge de cet épisode sur DS. Le studio s'est fait une spécialité des développements de jeux à licence sur les consoles de Nintendo depuis le début des années 2000. Il s'agit aussi du second jeu estampillé Assassin's Creed sur DS après Les Chroniques d'Altair en 2008 qui avait agréablement surpris son monde mais qui était développé par Gameloft.

Alors que les autres épisodes portables se concentrent sur les aventures menées par Altair, ce Discovery permet de suivre le parcours d'Ezio. L'histoire ici contée est parallèle aux événements d'Assassin's Creed II se concentrant autour de l'année 1492. La licence puise sa force dans une uchronie où les grands évènements de l'histoire sont le théâtre de l'affrontement entre deux sociétés secrètes : les Templiers et les Assassins dont fait partie Ezio. Ce dernier est donc impliqué dans les deux grands événements de cette année charnière à savoir le voyage de Christophe Colomb vers l'ouest et la prise de Grenade par les monarchies espagnoles. Ezio est d'abord appelé en Espagne pour aider les siens à lutter contre l'Inquisition qui semble liée aux Templiers et à la famille Borgia. Sur place, il va aider Christophe Colomb et son intermédiaire Santàngel à convaincre la reine Isabelle du bien-fondé de son expédition. Il en profite aussi pour tenter de mettre fin de la manière la plus pacifique possible à la prise de Grenade.

Le scénario proposé par le titre permet donc de retrouver l'ambiance propre à la série avec une relecture d’événements historiques où interviennent de véritables personnages ayant existé. L'histoire s'intègre aussi intelligemment à la destinée d'Ezio. Néanmoins il faut avouer qu'elle n'est pas des plus palpitante se bornant à nous présenter des situations sans véritable effort d'écriture et des personnages assez clichés au final. Les thèmes de la religion et de l'aventure préparée par Colomb auraient pu être mieux exploités. Les dialogues plats sont d'ailleurs doublés en anglais avec des accents italiens et espagnols parfois involontairement comiques... Les graphismes aussi soufflent le chaud et le froid puisqu'ils sont de qualité pour la DS mais les décors sont bien trop répétitifs pour vraiment nous impressionner. L'aspect technique n'est donc pas un problème, c'est plus la direction artistique qui fait tâche tant les endroits visités font passes-partout et se répètent. Le scénario et la direction artistique sont donc bien trop pauvres pour qu'on puisse s'impliquer dans le jeu.

Heureusement que l'équipe de Griptonie Games a pu implanter quelques éléments importants de la saga à commencer par les animations fluides du personnage principal. Notre assassin se déplace avec maestria dans les différents décors où il peut grimper sur les murs, sauter de toits en toits et assassiner discrètement ses ennemis. Ou bien s'en défaire par des attaques de front permettant de beaux finish moves. Le jeu se jouant en 2,5 D, il intègre donc une dimension plates-formes pas désagréable et on sent une certaine inspiration dans les premiers Prince of Persia. C'est donc quand on enchaîne les sauts et les assassinats que l'ambiance du titre est plus prenante puisqu'on a l'impression de contrôler un assassin implacable évoluant avec classe. De plus, la musique reprise des thèmes composés par Jesper Kyd pour Assassin's Creed II aide à se mettre dans cette ambiance.

Concrètement le titre propose trois phases de gamplay différentes même si la jouabilité retse inchangée. Cela s'explique par des contraintes proposées au joueur. La phase de base permet de réaliser des objectifs en évoluant comme on le souhaite dans les niveaux. Il suffit souvent de se rendre à un endroit précis ou d'éliminer un ou plusieurs ennemis. Le jeu nous impose aussi d'être discret où il faudra contourner les ennemis ou les éliminer discrètement car si on se fait repérer 4 fois dans le niveau, retour au début ou au checkpoint. Enfin le jeu nous impose aussi de nous dépêcher après avoir commis un assassinat car on est poursuivi par une horde de garde et des flèches volent sans interruption à notre encontre. Cela permet aussi de changer un peu le rythme du jeu même si on peste légèrement de devoir se refaire le même niveau avec des phases différentes. D'autant plus que le level-design n'est pas très inspiré et certains niveaux sont pénibles à traverser.

La jouabilité n'est malheureusement pas exempte de tout reproche avec des passages assez frustrants concernant les phases de plates-formes. Il faut bien prendre en main Ezio et parfois être patient vers la fin du jeu. Les sauts prennent en compte la vitesse de notre personnage ainsi que la pression sur la touche. Les combats s'en sortent un peu mieux puisque les esquives et les parades ont leur importance. Il faut ainsi appuyer sur le bouton d'attaque au bon moment quand on pare afin d'effectuer une action meurtrière. Action qu'il faut répéter avec les ennemis en armure qui pourront vous donner du fil à retordre. Néanmoins le gameplay semble plus pauvre que dans Les Chroniques d'Altair qui proposait plusieurs plans, des énigmes et mêmes des mini-jeux avec l'écran tactile. Le jeu propose aussi un aspect scoring poussant les plus courageux à la rejouabilité avec des notes (appelées synchronisation) qui vous jugent selon le temps, les dégâts encaissés et les assassinats effectués. De même des avis de rechercher à arracher sont disséminés dans le titre. Rien de bien passionnant et ce n'est surtout pas cela qui fera oublier la durée de vie de 3-4 heures du titre. C'est bien maigrichon surtout si l'on compare encore une fois avec le premier épisode DS.

La conclusion de à propos du Jeu Vidéo : Assassin's Creed II : Discovery #2 [2009]

Bastien L.
45

Discovery est une déception qui est accentuée par la comparaison avec le premier épisode DS de la saga. On a l'impression d'une suite au rabais, plus courte, moins ambitieuse en termes de gameplay et sans volonté de véritablement raconter une histoire. Pourtant le titre avait de quoi faire quelque chose d'intéressant autour de l'année 1492 et du personnage de Colomb. Mais Ezio fait ici un faut pas malgré quelques bonnes sensations grâce à un aspect technique réjouissant.

Que faut-il en retenir ?

  • L'ambiance Assassin's Creed respectée
  • L'aspect uchronique
  • Ezio Auditore

Que faut-il oublier ?

  • Trop court
  • Trop répétitif
  • Trop paresseux

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