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Critique du film : Superman Returns [2006], par Richard B.

Avis critique rédigé par Richard B. le jeudi 13 juillet 2006 à 09h04

Pourquoi aimer Superman ?

2006 sera l’année du retour de l’homme au collant bleu et au slip rouge. Kitch certains crieront ! D’autres diront que le film est trop naïf, et pour terminer les derniers trouveront un manque de modernité. Et pourtant, l’homme est toujours dans nos esprits après 68 ans de services !! Alors, pourquoi pouvons-nous croire encore en Superman ? À mon avis, pour cela il faut aller toucher notre âme d’enfant. Celle enfuie, qui à force de coup dur, ou d’une vie encrée dans le travail nous a rendus moins crédules. Malgré cela, Superman est bel et bien arrivé dans une des périodes les plus moroses des États-Unis ou le Krach boursier de Wall Street avait rabaissé plus d’une personne. Superman à l’instar de Hercule ou Ulysse et bien d’autres ‘héros’ de l’antiquité est né pour faire rêver : faire croire et aider à surmonter l’impossible. L’homme a toujours voulu des héros et Superman est fondé comme le héros que chacun rêverait d’être : pouvoir voler, être invulnérables et surmonter toutes les difficultés. Superman n’est pas naïf. Il est nos rêves d’enfants cachés et enfuis.

Aujourd’hui, il serait facile de trouver Superman non crédible, la tenue donne à sourire et la bonne pensée n’est plus vraiment d’actualité. Les hommes et femmes de 2006 aiment les nuances et tout n’est plus noir ou blanc, mais gris. Cela dû, a un rationnellement, qui parfois devrait peut-être s’oublier. En cela, le défit de Bryan Singer pour le retour de Superman était multiple. Faire revenir un héros abîmé par le Superman 4 (1987) de Sidney J. Furie. Le faire accepter d’une nouvelle génération bercée aujourd’hui par la série plus tape à l’œil Smallville. Et surtout faire accepter un héros datant de 1938 à la tenue et au propos qui peuvent sembler dépassés. Singer devait viser juste, et toucher le môme en nous. Celui qui rêve simplement de voler et ainsi nous rappeler que nous avons toujours besoin de héros. Entre nostalgie et modernité, Superman revient ! Bryan Singer n’est pas un fan des comics, mais du film de Richard Donner. Ce qui est loin d’être gênant puisque le film de Donner était la meilleure adaptation possible et imaginable de la bande dessinée de Joe Shuster et Jerry Siegel. Dès le générique, le film m’a touché en reprenant les effets typographiques et la musique de John Williams. J’avais l’impression de revivre le film qui bercé mes noëls étant gamin. La nouvelle génération devrait peut-être moins apprécier, mais moi cela me renvois a ce qui ma fait aimer le cinéma au tout début : de grandes orchestrations symphoniques et des images lumineuses. Il ensuit un design proche de celui de 1977 : axés très années 30 avec un tas d’appareils modernes propres à nos jours. Métropolis c’est le mélange du rétro et du futur, le mélange du New york du passé et celui d’aujourd’hui. Du fait que la ville n’existe pas, cela donne un côté surréaliste et rêveur qui offre le meilleur des 2 mondes. Singer peut décevoir les adolescents fans de Smallville, le réalisateur étant nostalgique n’utilise pas des allusions ou ne fait pas suite aux propos de Smallville, mais bien aux films Superman 1 et 2, reniant au passage (à juste raison) les suites. J’aime à penser que la magie fonctionnera tellement qu’elle touchera les enfants comme les adultes. La mise en scène et les effets spéciaux laisse rêveurs sous l’accompagnement de la musique de John Ottman (je n’arrête pas de l’écouter en boucle). Mon faible va particulièrement dans les scènes de voles du héros, qui profite des avancées techniques du cinéma et qui offre une version encore plus incroyable de Superman, ce qui permet vraiment de donner un sens aux phrases : « Regardez dans le ciel ! C’est un oiseau ? C’est un avion ? Mais non, c’est Superman ! ».

Singer nous livre du Superman et n’essaie pas de nous faire autre chose. Le produit vendu est bel et bien celui livré, il n’y a pas de tromperie. Aller voir Superman en pensant voir autre chose que Superman serait idiot. Le film est là pour donner du positif : les héros sont gentil et les méchants très méchants, le bien triomphe du mal et la justice règne sur la terre grâce à notre héros. Cela fait du bien de temps à autre de sortir de la complexité, pour finalement arriver à quelques choses de pur. Pur ne veut pas dire sans personnalité. Le héros reste amoureux et n’hésitera pas à être parfois égoïste et sans scrupule lors d’une scène à jouer du muscle et du vole pour montrer sa supériorité face à son concurrent Richard White – simple humain. Attention Superman reste bon et toujours avec un grand cœur, mais cette fois il connaîtra la jalousie pas de son double, mais bien d’un autre. Superman homme et film parfait ? Si le film est impressionnant, il n’est pas irréprochable. Singer a du mal à quitter son film. Le mythe final de la belle aux bois dormants est peut-être un peu de trop, donnant une impression de longueur pas forcément justifiée. De même que l’actrice Kate Bosworth en Lois Lane est à la fois trop jeune et manque du mordant de Margot Kidder bien plus ‘fouille merde’ et forte de caractère. Par contre, le reste du casting est un sans faute : Brandon Routh campe un superman digne de feu Christopher Reeve s’offrant même le luxe d’être beaucoup plus crédible que l’acteur lors de ses suites. Le plus dingue, le plus impressionnant reste Kevin Spacey qui arrive même à nous faire oublier la prestation - déjà superbe - de Hackman en Lex Luthor. Même James Marsden, lice en Cyclop dans X-Men, s’offre enfin le rôle d’un personnage vraiment attachant.

La conclusion de à propos du Film : Superman Returns [2006]

Richard B.
80

Superman ne plaira pas à tout le monde. Le parti pris du réalisateur de rendre hommage au passé plus que vouloir livrer un changement radical de ce qui fait Superman, déplaira aux fanas de film clipesque et aux adeptes du ‘plus c’est noir mieux c’est’. Non, ici il est question de l’affrontement du bien contre le mal et de voir Superman tel qu’il est à la base : un héros. Personnellement, j’ai adoré : le film a réveillé en moi l’enfant qui sommeille.

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