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Critique du film : Wyrmwood, par Richard B.

Avis critique rédigé par Richard B. le mercredi 16 septembre 2015 à 13h48

Mad zomblard

Wyrmwood image

Un soir alors qu'il vient de coucher sa fille et s'apprête à s'endormir au côté de sa femme, Barry reçoit un coup de fil de sa sœur Brooke le suppliant de venir à son aide. En effet, elle se trouve coincée dans son garage et pourrait vite servir de diner. Le téléphone à peine raccroché, sa fille débarque dans la chambre et lui annonce qu'un inconnu rôde du côté de la cuisine. Un zomblard y dévore toute la viande du frigo. Après une confrontation accompagnée de quelques coups de hache, Barry finit par avoir le dessus. Désormais, conscient du danger, pas question de rester là les bras croisés. Masque à gaz sur le nez, cloueuse à portée de main ; direction la voiture pour un "road movie" jusque chez la sœurette !

 

Le réalisateur australien Kiah Roache-Turner signe avec Wyrmwood son premier long-métrage. A cette occasion, il se penche sur un genre bien en vogue ces derniers temps : le film de zombies. Certes, voilà une mode qui commence à durer puisqu’on peut estimer qu'elle perdure depuis que 28 jours plus tard et L'Armée des morts (remake de l'excellent Zombie) ont débarqués. Bon, les films de zomblards datent bien avant ces deux films-là, mais il n’y a clairement jamais eu autant de morts-vivants sur nos écrans depuis l'année 2002. Pour tenter d'apporter du neuf à un genre largement exploité, Tristan Roache-Turner (scénariste/producteur) et Kiah Roache-Turner - le lien de parenté semble évident - dégainent l'argument « mélange des genres ». Ils y ajoutent donc une dose de Mad Max, une souche d'humour noir façon Evil Dead (surtout dans la deuxième partie), et un zeste de mutation avec un super pouvoir suffisamment pratique dans le cas où l’on se trouve entouré de zombies (là on pense à la série Z Nation).

 

Pourquoi évoquons-nous comme influence Mad Max ? Il y a tout d'abord le manque de carburant qui rentrera en jeu, bien entendu la voiture « surblindée », et enfin des accoutrements qui deviennent assez loufoques, même si on reconnaîtra aisément l’aspect pratique de celles-ci (en tout cas plus que dans Mad Max). Wyrmwood se différencie et devient "crétin" mais aussi "fun" lorsqu'il joue avec ce fameux manque d'essence puisqu'il en vient à transformer le sang de nos zombies en super diesel ! En gros, si nos cadavres humains ressuscités s'intéressent toujours à nous pour notre barbaque, le "non-contaminé" convoitera ce dernier, soit pour mettre plus facilement le feu - il faut dirent qu'ils dégagent un paquet de gaz nos amis - soit pour se véhiculer. OK, c'est un peu du n'importe quoi, mais au moins nous ne sommes pas dans une situation que l'on qualifierait de déjà-vu.

C'est d'ailleurs le seul élément neuf du film avec peut-être aussi l'approche du changement de comportements de nos amis zombies selon le jour ou la nuit. Pour le reste, comme d'habitude, il faudra atteindre le cerveau pour venir à bout des morts-vivants, des hommes non-contaminés (et qui semblent être d'anciens militaires) se montreront très malveillants et quelques victimes se feront toujours avoir de la manière la plus stupide possible ou trouveront moyen de se cloisonner lorsqu'il ne le faudrait surtout pas.

 

Techniquement, Wyrmwood est un film qui est produit avec un budget rachitique et ça se remarque, même si l’ensemble reste à minima soigné. Ainsi, si l'image n'est pas trop dégueulasse lorsque le réalisateur joue avec quelques filtres colorés et des ambiances cloisonnées, les séquences extérieures ne sont pas toujours très agréables à l'œil, trop numériques, plutôt fades. L'aspect froid et numérique en ressort d'autant plus que les décors semblent répétitifs. Si les adeptes n'y prêteront guère attention et préféreront se focaliser sur les autres aspects (l'image ne devrait jamais prédominer sur une histoire ou la dynamique d'un film), il est vrai que les habitués des productions au budget plus confortable et à la photographie plus travaillée - même si plus consensuelle - devraient être un poil déstabilisés et trouver à redire. En tout cas, Jay Gallagher a une gueule sympathique et se prête bien au jeu et Bianca Bradey n'est pas déplaisante.

La conclusion de à propos du Film : Wyrmwood

Richard B.
50

Wyrmwood est, de préférence, un film à visionner en groupe, le cadre du film de Kiah Roache-Turner si prêtant à merveille. En gros il s'agit là d'une petite production plutôt plaisante, assez déjantée et accompagnée d'une ou deux idées intéressantes qui apportent un peu de neuf aux films de Zombies. Mais il faut reconnaitre que c’est techniquement loin d'être parfait et que l'on évite pas totalement les clichés.

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