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Critique du Film d'animation : Shrek 4

Avis critique rédigé par Richard B. le lundi 7 juin 2010 à 08:37

Il était une Fin ?

En 2001, sous la direction d’Andrew Adamson et Vicky Jenson, Shrek avait su se montrer assez audacieux, en se jouant très agréablement des clichés, pour devenir ce que l'on appelle une bonne surprise. Par la suite, la formule avait plutôt bien refonctionné sur le deuxième volet, en particulier grâce au personnage du Chat Potté, pour entamer un essoufflement sur un troisième film sympathique, mais commençant à sentir sérieusement le réchauffé. Jusqu'ici le Box-Office ayant très bien fonctionné pour l'ogre vert, il était logique de voir un quatrième apparaître de nouveau sur la toile, selon les intéressés. Le dernier, parait-il. Mais est-ce vrai ?

Dans cette nouvelle aventure, Shrek s'ennuie, il y a dans sa vie comme une sorte de routine qui s’est installée. L'ogre vert regrette le bon vieux temps dans lequel il était synonyme de frayeur, ou il pouvait connaître aussi des moments de calme, et surtout, le fait qu'il avait du temps à se consacrer à sa personne. Shrek ferait tout pour revenir dans le passé, rien qu'un temps, afin d'oublier les responsabilités et la célébrité, pour redevenir le solitaire égoïste qu'il fut. Aussi, lorsqu'un charlatan nommé Tracassin lui propose de signer un contrat lui permettant pendant 24 heures de retrouver sa liberté en échange d'une seule journée de sa vie, ce dernier signe sans trop y réfléchir. Les conséquences seront bien entendu terribles !

Les scénaristes, Josh Klausner (Crazy night) et Darren Lemke (Lost) ramènent Shrek à une époque où il n'a pas encore rencontré Fiona, l'Ane ou encore le Chat Potté. Une époque devenue également alternative, car Shrek n’est pas encore venu au monde. Ainsi, comme Marty Mcfly dans "retour vers le futur", Shrek va devoir recréer les évènements pour que tout retrouve sa place dans la ligne temporelle dite normale. Une idée plutôt séduisante, capable d’amener de nouvelles situations et pouvant ramener à la licence un peu de son mordant - Shrek le troisième n'étant devenu qu'une simple formule. Hélas, si les 25 premières minutes visent plutôt juste et raniment l'impertinence et le ton ironique des débuts de l'ogre vert (sans que cela donne une impression de redite) on retombe très vite dans le convenu. Par la suite, 90% des situations semblent reprendre des concepts entrevus sur les précédents volets et elles ne laissent que très peu de place à la surprise. Le scénario se trouve donc prisonnier d'une sorte de ligne rédactionnelle qui, sans que l'on passe un mauvais moment, enlève toute la fraîcheur ressentie lors de la vision des deux premiers Shrek.

Cette fois c'est Mike Mitchell qui s'attelle à la réalisation de ce quatrième (et dernier ?) chapitre. Les précédentes réalisations "live" du réalisateur n'avaient pas laissé un souvenir impérissable (Sky High et Gigolo à tout prix) et ce nouveau Shrek confirme l’impression. Certes, on ne relève pas vraiment de maladresses où des problèmes purement techniques, mais  Mike Mitchell semble s’en tenir là. Il obéit à un cahier des charges et n'apporte aucun sang neuf à un style recopiant à la lettre les précédents volets. Seule nouveauté : une 3D qui, si elle propose quelques beaux passages en relief, se retrouve tout de même grossièrement finalisée sur quelques séquences (problème de délais?). Un défaut récurrent qui amène parfois à voir des personnages comme si nous n'étions pas en possession de lunettes. Dans le domaine, la précédente expérience de Dreamworks – Dragons - avait laissé une bien meilleure impression. Par contre, en ce qui concerne les images de synthèse, l’avantage va à ce nouveau Shrek qui profite, bien évidemment, des apports techniques de ces dernières années, et qui sur cet aspect se montre forcément au-dessus de ses prédécesseurs.


Le potentiel comique de ce Shrek 4 doit beaucoup (une fois de plus serait-on tenté de dire) au très réussi personnage du chat Potté. Il continue à nous amadouer avec son regard d'ange et cela même s'il a depuis pris en bedaine. Quasiment tous les passages avec ce dernier déclenchent l'hilarité. Autre élément qui plaide en faveur de ce quatrième volet : malgré un aspect formaté, l’on ressent toujours un certain plaisir à découvrir de nouvelles aventures de Shrek. On pourrait assimiler ce phénomène à une sorte de syndrome feuilletonnesque, où même si les épisodes sont de qualités diverses, on aime suivre les péripéties de nos héros.

55

Si "Shrek 4, il était une fin" se voit avec un certain plaisir et se montre une suite honorable, l'aspect "on ne change rien à une formule gagnante" continue à s'amplifier et on a bien du mal à retrouver la fraicheur initialement ressentie. Il y a donc une forte impression de redite. D'ailleurs, il est amusant de constater que la porte est loin d'être fermée et que si les producteurs en ressentent l’envie, des suites restent totalement envisageables. Maintenant, peut-être qu'il est préférable d’en terminer ici, avant que la série ne s’essouffle pour de bon.

Critique de publiée le 7 juin 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • Une image de synthèse de qualité, le chat Potté,
  • toujours aussi drôle,
  • une introduction très réussite,
  • le plaisir de retrouver des personnages que l'on connait.

Que faut-il oublier ?

  • Un humour qui commence à se répéter,
  • Un côté guimauve accentué,
  • Une conversion 3D qui manque de finition,
  • Un film qui manque globalement de personnalité.

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